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Syrie… Entre la bataille d’Alep et la déstabilisation turque

Léon Camus

jeudi 4 octobre 2012

Jeudi 27, Vladimir Poutine tançait à la télévision russe les Occidentaux pour avoir « semé le chaos en Syrie et n’être plus en mesure de l’arrêter  » ! [Afp]. Oui en effet, en dépit des coups de boutoirs, des opérations coups de poings, des commandos qui frappent et qui s’égaillent aussitôt leur forfait accompli, le régime se maintient… contre vents et marées. À telle enseigne que les états-majors politiques, admettent navrés que rien de décisif ne devraient intervenir dans les douze mois à venir : pas de changement de régime en vue. Seul un attentat décimant les caciques du régime de Damas et le clan de Bachar et Assad pourrait changer la donne. Le double attentat à la voiture machine infernale, le 26 septembre contre le quartier général de l’armée à Damas, puis les combats qui s’ensuivirent à l’intérieur des bâtiments, s’inscrivent dans cette option de dernier recours, l’assassinat politique. L’idéal serait, de ce point de vue, de parvenir à abattre Bachar el-Assad lui-même ! Voilà quelle est la seule carte qu’il reste à jouent aux stratèges de la terreur, l’élimination physique des dirigeants syriens, surtout les têtes du « clan » Assad puisque que la tentative de « libérer » Alep semble désormais tourner à l‘eau de boudin !

La Bataille d’Alep

Jeudi 27, Abou Fourat, officier déserteur responsable de la brigade islamiste al-Tawhid, la plus médiatisée des unités rebelles d’Alep, annonçait une offensive générale contre les positions de l’armée : « Ce soir, soit Alep sera à nous, soit nous serons défaits » [InfoSyrie 29 sept. 2012]. Ce 2 octobre, non seulement Alep n’est pas tombée malgré un soutien extérieur massif [1], mais du bazar – inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité – il ne reste que cendres. Une défaite qui s’est traduite par « l’incendie des commerces de la Vieille ville : des centaines de boutiques devenues la proie des flammes. Stratégie de la ville brûlée, déjà utilisée par quelques ultras de la Commune de Paris en 1871, et qui a une double motivation : freiner l’avance de l’armée, punir une ville qui s’est refusée à la Révolution ».

Un holocauste patrimonial à mettre au compte de ces libérateurs qui n’attendent pas d’être les maîtres du terrain - et du pouvoir central ! - pour commencer à persécuter les communautés chrétiennes. Un fanatisme islamisme fanatique qui « ne fait que s’exacerber dans l’adversité : le couvent franciscain Saint-Antoine de Padoue de Ghanassié a été attaqué et incendié par une bande dans la nuit de jeudi à vendredi. Quinze chrétiens du quartier de Soulaymanieh - au centre d’Alep - auraient été enlevés puis abattus par les rebelles… Toute cette journée du 27 septembre, ceux de l’Armée syrienne libre – ASL - ont pilonné au mortier les quartiers à majorité chrétienne de Souleymanieh, Azizieh et Midane qui les ont repoussés d’où ils avaient été chassés déjà les semaines précédentes » [Ibidem infosyrie.fr].

Chrétiens et Kurdes

Mais ce n’est pas uniquement dans le brasier d’Alep que les Chrétiens sont malmenés et meurtris. À Rome, Zenit, organe officieux du St Siège, reprenant l’agence vaticane Fides, titrait le 25 septembre « Syrie : dramatique rafle des chrétiens de Rableh - 280 personnes prises en otage »… « La rafle des chrétiens intéressant la zone du village de Rableh, situé à la frontière libanaise, dans l’ouest de la Syrie, se poursuit. Après la maxi prise d’otages du 24 septembre, qui a concerné 150 personnes, aujourd’hui, 25 septembre, 130 autres civils qui ont été arrêtés et enlevés dans la zone par des bandes armées dans le cadre d’une opération qui a créé au total un groupe de 280 otages »… On ignore le sort réservé à ces malheureux, mais, quasiment depuis le début des événements voici dix-huit mois, ce type d’exaction est régulièrement intervenu indiquant une « fâcheuse tendance » de la part de la guérilla à terroriser par la violence ceux qui ne basculent pas spontanément dans leur camp. En Algérie, lors de la « guerre d’indépendance », le FLN terrorisait – au sens littéral - de la même façon ses propres coreligionnaires pour les forcer à épouser la « bonne cause » !

Quant aux Kurdes, minorité non arabe de confession sunnite, à Alep entre autres, ils n’ont pas hésité à faire le coup de feu contre les groupes de francs-tireurs. Le quotidien La Croix publiait le 27 septembre le témoignage d’un étudiant kurde d’Alep, pourtant favorable à la « révolution » qui résumait assez bien la position de sa communauté : « Les Kurdes de Syrie n’aiment pas le régime syrien. Mais ils craignent encore plus l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans, majoritaires dans les rangs des révolutionnaires. En février 1982, lors de la répression de l’insurrection des Frères musulmans contre le régime de Damas, dans la ville de Hama, les Kurdes étaient restés à l’écart. Les Frères ne l’ont pas oublié ». En clair, alors que Bachar al-Assad, ayant accordé la nationalité syrienne à 300 000 Kurdes sans nationalité au cours de l’été 2011, cette minorité forte de plus de deux millions d’âmes, ne veut en aucun cas que son territoire servent de base arrière et de point de départ pour une éventuelle offensive… comme ce fut le cas du Kurdistan irakien en 2003 qui constitua l’un des points de départ de l’assaut convergent lancé sur Bagdad. [2]

Hollande souligne devant l’ONU « l’urgence » d’une action en Syrie et au Sahel

Observons que M. Hollande, le 24 sept. à la tribune de la soixante-septième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, a placé la Syrie au premier rang de ses préoccupations et des urgences internationales, déclarant superbe, son intention de reconnaître le gouvernement de transition syrien aussitôt que constitué. Mais l’annonce n’était pas nouvelle : la position de Paris n’a pas varié d’un iota depuis le 27 août dernier [Afp] et la prétention de M. Hollande d’instaurer une « zone tampon » au nord de la Syrie. On voit à Alep que cela n’en prend guère le chemin.

Entre nous soit dit M. Hollande devrait plutôt s’intéresser en priorité au climat d’anomie – d’anarchie – qui se développe en France, et pire dans la « France profonde ». Son attention devrait à ce titre se concentrer davantage sur le démantèlement de ce qui restait de notre sidérurgie et sur la recrudescence inouïe de petits meurtres tranquilles qui émaillent aujourd’hui la vie de nos institutions scolaires… les lynchages à coup de marteaux, de pioches et de couteaux de deux jeunes gens à Échirolles dans l’Isère le 28 septembre n’en étant que la dernière, et visible, manifestation en date. Mais l’Élysée a d’autres chats à fouetter… « La France s’occupe de fournir aux rebelles syriens de l’argent et de l’artillerie pour le compte des États-Unis, qui ne veulent pas se salir les mains avant les élections présidentielles de novembre » [William Engdahl interrogé sur la chaîne Russia Today] !

Parce qu’il ne faudrait pas perdre de vue qu’en 18 mois de conflit et une trentaine de milliers de victimes – dont 8000 parmi les forces armées et de sécurité d’après le médecin général de l’hôpital militaire Tishrin à Damas. [Afp. 30 août] - aucun accord n’a été possible entre les différentes composantes de l’opposition dont les membres sont pour la plupart « extérieurs » à la communauté nationale syrienne depuis des décennies… ayant choisi l’exil et la « résistance » à Londres, Paris, Berlin ou Stockholm ! Rappelons à ce propos, que la tragédie syrienne est beaucoup moins une « guerre civile » qu’elle n’est mais une agression extérieure. À l’instar du Liban à partir de 1975, nous avons affaire à une guerre multinationale mettant aux prises des forces militarisées, financées, armées et entraînées par des puissances étrangères… Ici l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis avec l’appui logistique, l’encadrement et les armes – « non létales » affirme sans rire le Secrétaire d’État Hillary Clinton - des États-Unis, d’Israël, de la Turquie et, last but not least, de la France socialiste.

Une opposition donc, étrangère à sa terre natale et dans les profondes divisions reflètent les divergences de motivations géopolitiques des différents mentors et sponsors de ses composantes antagonistes… Turcs néo-ottomans soutenant les Frères musulmans en Syrie comme ils le font en Égypte et en Tunisie, tout en conservant un droit de regard sur la Libye voire le Yémen, mais rendus prudent par la question kurde…

Petite géopolitique turque du drame syrien

Le gouvernement turc du Parti pour la Justice et le Développement – AKP - sachant pertinemment que l’éclatement de la Syrie en entités géographiques ethno-confessionnelles pourrait entraîner – peut-être inéluctablement – la création d’un grand Kurdistan, lequel empiéterait nécessairement sur le territoire turc. Ce qu’Ankara n’a eu de cesse de combattre par le fer et par le feu depuis la proclamation de la République turque en 1923. [3] Notons que les Kurdes syriens – environ 8% des 22,5 millions de Syriens en 2011 – sont globalement neutres et, quoique le président du Conseil national syrien – qui a vu le jour le 1er oct. 2011 à Istanbul - soit l’un d’entre eux, Abdel Basset Sayda, exilé en Suède depuis 1994. Reste que cette présidence kurde toute symbolique n’a pas d’incidence notable sur une communauté qui entend demeurer extérieure aux événements en cours [voir supra].

De la même façon le gouvernement Erdogan doit prendre en compte le profond mécontentement des populations turques auxquelles sont imposées des camps de « réfugiés ». En fait des bases de transit avant de monter au front nord, Alep et sa région… que les forces djihadistes s’efforcent de « libérer » afin d’y établir une tête de pont en territoire syrien. L’incessante circulation d’hommes en armes exaspèrent les locaux dont les diverses communautés, sunnites, alaouites, chrétiennes vivent en bonne intelligence. Une crainte fondée de voir, comme au Liban maintenant, s’exporter un conflit qui bouleverserait un équilibre social jusqu’à ce jour bien établi [4]. Ajoutons que les 400 000 alaouites de la région frontalière d‘Antakya multiplient les pressions sur Ankara afin d’écarter toute implication de la Turquie dans un conflit qui pourrait risquer de déborder au-delà des frontières syriennes.

En outre, le gouvernement turc ne peut pas ignorer la dimension Alévie - chiites également mais d’origine Turkmènes qui représentent 20% des 75 millions de Turcs - lesquels dans un contexte de confessionnalisation du conflit pourraient faire ressortir en Turquie même des antagonismes ancestraux et raviver des plaies encore purulentes : les deux communautés, Alévis turcs et Alaouites syriens, ethniquement distinctes, appartiennent cependant à deux communautés considérées de longue date comme des parias par les sunnites. De sorte qu’Alévis et Alaouites partagent un passé commun de persécution qui, le moment venu, pourrait les conduire à faire cause commune. On comprendra facilement que le gouvernement sunnite d’Ankara mesurera à l’aune de ce risque ses engagements dans le chaos syrien.

Les Alaouites le dos au mur ne peuvent plus reculer

Quant à ces persécutions, non seulement elles ne sont pas un mythe mais elles placent aujourd’hui deux millions d’Alaouites syriens le dos au mur, ce qui devrait les conduire à se battre jusqu’au bout… parce qu’ils se verront d’avance condamnés au retour de leur ancienne condition servile ! Ou pire, ils devront faire face aux pogroms et aux vengeances que ne manqueront pas d’exercer contre eux les takfiristes dépêchés en Syrie par les monarchies wahhabites, et plus encore les Frères Musulmans autrefois massacrés à Hama par le père de Bachar, Hafez el-Assad. Dix à vingt mille morts dit-on… ce qui avait néanmoins réglé pour un moment la question de l’islamisme et assuré la paix civile.

Pour mieux comprendre les dispositions mentales des Alaouites derrières lesquels s’alignent, bon gré, mal gré, les autres minorités, druze et chrétienne qui ont elles aussi tout a craindre de la vindicte islamiste. Pour ce faire, reportons-nous au propos d’Alain Chouet [5], ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, un fin connaisseur déjà cité dans ces colonnes…

Bachar el-Assad « a derrière lui deux millions d’Alaouites encore plus résolus que lui à se battre pour leur survie et plusieurs millions de minoritaires qui ont tout à perdre d’une mainmise islamiste sur le pouvoir, seule évolution politique que l’Occident semble encourager et promouvoir dans la région.
 
Quand je suis allé pour la première fois en Syrie en 1966, le pays était encore politiquement dominé par sa majorité musulmane sunnite qui en détenait tous les leviers économiques et sociaux. Et les bourgeois sunnites achetaient encore – parfois par contrat notarié – des jeunes gens et de jeunes filles de la communauté alaouite dont ils faisaient de véritables esclaves à vie, manouvriers agricoles ou du bâtiment pour les garçons, bonnes à tout faire pour les filles.
 
Les Alaouites sont une communauté sociale et religieuse persécutée depuis plus de mille ans. Je vous en donne ici une description rapide et schématique qui ferait sans doute hurler les experts mais le temps nous manque pour en faire un exposé exhaustif. 
 
Issus au Xe siècle aux frontières de l’empire arabe et de l’empire byzantin d’une lointaine scission du chiisme, ils pratiquent une sorte de syncrétisme mystique compliqué entre des éléments du chiisme, des éléments de panthéisme hellénistique, de mazdéisme persan et de christianisme byzantin. Ils se désignent eux mêmes sous le nom d’Alaouites – c’est à dire de partisans d’Ali, le gendre du prophète - quand ils veulent qu’on les prenne pour des Musulmans et sous le nom de Nosaïris – du nom de Ibn Nosaïr, le mystique chiite qui a fondé leur courant – quand ils veulent se distinguer des Musulmans. Et – de fait – ils sont aussi éloignés de l’Islam que peuvent l’être les chamanistes de Sibérie.
 
Et cela ne leur a pas porté bonheur... Pour toutes les religions monothéistes révélées, il n’y a pas pire crime que l’apostasie. Les Alaouites sont considérés par l’Islam sunnite comme les pires des apostats. Cela leur a valu au XIVe siècle une fatwa du jurisconsulte salafiste Ibn Taymiyya, l’ancêtre du wahhabisme actuel, prescrivant leur persécution systématique et leur génocide. Bien que Ibn Taymiyyah soit considéré comme un exégète non autorisé, sa fatwa n’a jamais été remise en cause et est toujours d’actualité, notamment chez les salafistes, les wahhabites et les Frères musulmans. Pourchassés et persécutés, les Alaouites ont dû se réfugier dans les montagnes côtières arides entre le Liban et l’actuelle Turquie tout en donnant à leurs croyances un côté hermétique et ésotérique, s’autorisant la dissimulation et le mensonge pour échapper à leurs tortionnaires.
 
Il leur a fallu attendre le milieu du XXe siècle pour prendre leur revanche. Soumis aux occupations militaires étrangères depuis des siècles, les bourgeois musulmans sunnites de Syrie ont commis l’erreur classique des parvenus lors de l’indépendance de leur pays en 1943. Considérant que le métier des armes était peu rémunérateur et que l’Institution militaire n’était qu’un médiocre instrument de promotion sociale, ils n’ont pas voulu y envoyer leurs fils. Résultat : ils ont laissé l’encadrement de l’armée de leur tout jeune pays aux pauvres, c’est-à-dire aux minorités : Chrétiens, Ismaéliens, Druzes, Chiites et surtout Alaouites. Et quand vous donnez le contrôle des armes aux pauvres et aux persécutés, vous prenez le risque à peu près certain qu’ils s’en servent pour voler les riches et se venger d’eux. C’est bien ce qui s’est produit en Syrie à partir des années soixante
 ».
 

Chacun aura compris à cette lecture dans quel pétrin la France s’est fourrée pour complaire servilement, et imbécilement, aux néoconservateurs de Washington, Londres, Tel-Aviv et Bruxelles siège de l’Otan… Supposons d’ailleurs que, sous le label usurpé de « socialistes », ce sont justement des néoconservateurs internationalistes et mondialistes qui dirigent les destinées de la France et de l’Europe… sans jamais consulter évidemment les peuples des États membre de l’Union européenne. Suivant en cela le principe énoncé par le plagiaire gauchard Alain Minc – condamnation du 28 nov. 2001 par le TGI de Paris - qui en avril 2005 voyait dans l’institution du référendum - à la veille de la consultation relative au Projet de Traité constitutionnel - une « vérole antidémocratique ». L’ex Garde des Sceaux Élisabeth Guigou, cet autre parangon de démocratisme social-libéral, lui fera écho en nov. 2008, cette fois à l’occasion d’une réunion de la Trilatérale à Paris : « Pour sauver l’Europe, il faut en finir avec les referendum qui sont un processus destructeur  ». À bon entendeur, salut !

Notes

[1Soutien logistique destiné aux cinq autorités locales des « zones libérées » des provinces de Deïr al-Zor, d’Alep et d’Idlib selon l’Agence Reuters 5 sept. 2012.

[2On peut voir à ce sujet un reportage à contre courant de la Radio Télévision Belge - RTBF – du 27 sept. 2012 tourné Antakya, ville qui abrite le QG de l’Armée syrienne libre. La séquence démarre sur le témoignage d’un membre connu de l’ASL d’origine syro-canadienne, qui avait déjà déclaré en août dernier à la BBC « avoir bénéficié d’une formation militaire dans un camp d’entraînement turc situé dans les environs d’Adana ». Autrement dit à proximité immédiate de l’une des plus importantes bases aériennes américaines Incirlik où se trouverait entreposé – disent les mauvaises langues – un nombre indéterminé de vecteur nucléaires de l’Otan.
http://www.rtbf.be/info/media/video...

[3Le Traité de Sèvres signé en août1920 entre les vainqueurs et la Sublime Porte démantèle l’Empire et accessoirement postulait la création d’un État kurde et d’une Arménie indépendante. Mais le sursaut national dirigé par Atatürk renverse la tendance. Le Traité de Lausanne le 24 juil. 1923 aux termes duquel l’Anatolie et la Thrace orientale sont rendues à la Turquie… 1 million 600 000 Grecs sont échangés contre 385 000 musulmans présents en Grèce. 300 000 Grecs du Pont-Euxin et Cilicie n’auront pas la chance d’être échangés et devront se convertir à l’islam et adopter langue turque. Les derniers Arméniens survivants sont expulsés. La République est proclamée le 29 octobre.

[4« Le facteur religieux dans la politique syrienne de Recep Tayyip Erdogan depuis le soulèvement populaire contre le régime de Bachar el-Assad ». Bayram Balci - CERI-Sciences Po & Carnegie Endowment, Washington DC.

[5Alain Chouet, « La syrie dans la tourmente de printemps arabes » IHEDN Nice le 27 juin 2012.

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