Fabrizio Cerina (né en Italie) est président du groupe bancaire international Crédit des Alpes.
Cerina a débuté sa carrière en acquérant une participation de 34 % dans la Banque de Participations et de Placements, à Genève. Il l’a ensuite vendue à l’acheteur libanais Al-Mashreg Bank.
Il a passé la majeure partie de sa carrière à Genève (Suisse) et à Londres (Royaume-Uni). En 1982, il a acquis Attel Bank, dans laquelle il a investi 1,5 million de francs suisses (1,53 million de dollars américains), avant de coter la société holding à la Bourse de Luxembourg en 1987 pour une valeur d’environ 130 millions de francs suisses (132,6 millions de dollars américains).
Dans les années 1990, Cerina a été surnommé « banquier et gentleman » par la presse suisse et internationale lorsqu’il a, en tant qu’actionnaire majoritaire d’Attel Bank, remboursé volontairement ses clients de sa propre poche après qu’un trader indélicat ait causé des pertes s’élevant à 45 millions de francs suisses (46 millions de dollars américains). Le trader avait volé de l’argent à des clients et négocié des obligations à haut risque et des titres NASDAQ non autorisés.
Cerina a fusionné et développé l’entreprise pour en faire Crédit des Alpes, une banque d’investissement qui conseille sur les grandes transactions internationales. La banque a orchestré l’acquisition par Vivendi (VIV:FP)[7] de la société brésilienne GVT, leader du marché du haut débit, pour un montant de 4,2 milliards de dollars américains en 2009, ce qui constituait alors la plus grande transaction mondiale dans le domaine des télécommunications.
« Je suis aujourd’hui président du groupe Crédit des Alpes et, en 2009, j’ai conseillé Vivendi dans le cadre de son acquisition de GVT pour 4,1 milliards de dollars. Avec le recul, j’ai décidé de rembourser mes clients à cause de mon père. Il m’a appris que si l’on veut exercer une activité qui implique un degré particulier de confiance de la part des clients, on ne peut pas être motivé uniquement par son intérêt personnel ; il faut être responsable. Ce sont les anciennes méthodes de la banque d’investissement ».
De : « Fabrizio Cerina »
À : « Jeffrey EPSTEIN »
Objet : Re : Venue à New York du 2 au 9. Ciao
Date : vendredi 29 octobre 2010 23:57:18 +0000
Importance : normale
Parmi les transactions que nous avons réalisées de bout en bout, la plus importante s’élevait à 4,2 milliards et la plus petite à 150 millions. Entre les deux, il y en avait de toutes tailles.
Du côté des ventes, nous sommes vraiment bons... Par exemple, dans le cas de Vivendi/GVT, Shaul Shani (actionnaire majoritaire de GVT)
avait reçu une offre de Goldman pour une introduction en bourse secondaire (environ 22 % à vendre) évaluant l’ensemble de GVT à 2,4 milliards de dollars.
GVT à 2,4 milliards de dollars. Après avoir rencontré M. Shani, il a révoqué leur mandat (en leur versant des frais de rupture) et a signé
avec nous. Peu après, nous avons vendu environ 80 % de la société, évaluant l’ensemble de celle-ci à 4,2 milliards de dollars.
Je sais que vos idées pourraient m’être très utiles.
Ciao caro
https://www.justice.gov/epstein/fil...
Le pianiste Simon Ghraichy à son tour épinglé par les dossiers Epstein
De : Frédéric Chaslin
Envoyé : vendredi 12 mai 2017 à 11 h 46
À : Jeffrey E.
Objet : Re :
Je donne un petit récital privé ce soir dans le Marais pour l’ancien PDG de Vivendi. Si cela vous intéresse, je peux lui demander de vous inviter.
À part ça, demain, je suis assez libre jusqu’à 15 h. Fred
NB : Frédéric Chaslin est un chef d’orchestre, compositeur et pianiste français, né à Paris en 1963.
https://www.justice.gov/epstein/fil...
À : inUeevacation©gmail.com)
De :
Envoyé le mercredi 22 juin 2016 à 9 h 22 min 28 s
Objet : Rappel : Simon Ghraichy à New York jusqu’à vendredi
Rappel : Simon Ghraichy à New York jusqu’à vendredi... Ci-dessous, l’e-mail de Simon :
Cher
Cela fait longtemps ! Comment vas-tu ?
Je suis très heureux d’annoncer à Jeffrey que je viens de signer un contrat d’exclusivité avec Universal Music et que je vais bientôt enregistrer pour leur label Deutsche Grammophon.
Pourrais-tu l’en informer ? Je suis impatient de connaître sa réaction et son avis
à ce sujet !
Amitiés,
Simon
Simon Ghraichy
www.simon hraich .com
Envoyé depuis mon iPhone, merci de votre indulgence pour les approximations typographiques.
Sent from my iPhone
https://www.justice.gov/epstein/fil...
Publié le jeudi 12 février 2026
Simon Ghraichy a cherché « une assistante » pour le pédocriminel américain, et lui a aussi souhaité une année « décadente et musicale ». Le pianiste se défend, disant avoir entretenu « exclusivement des relations entre mécène et artiste » avec Epstein.
Mille cent quarante et une. C’est très exactement le nombre de fois que le nom « Simon Ghraichy » apparaît dans les dossiers Epstein, publiés en accès libre par le Département de la Justice américain. Soit quatre années d’échanges par courriel, entre 2014 et 2018, entre le pianiste franco-libano-mexicain et le pédocriminel américain. Des échanges qui ont eu lieu alors que Jeffrey Epstein avait déjà été condamné à 18 mois de prison, en 2008, pour avoir recouru aux services de dizaines de prostituées mineures. « À l’époque, je n’avais aucune idée ni de cette condamnation, ni d’autres agissements criminels », s’est depuis défendu Simon Ghraichy auprès de l’Agence France Presse, disant avoir entretenu « exclusivement des relations entre mécène et artiste » et être « innocent de tout acte répréhensible ».
Jeffrey Epstein et Simon Ghraichy ont été présentés lors d’une réunion à l’Institut du monde arabe en présence de Jack Lang, son président démissionnaire, avant le départ du pianiste pour les États-Unis : « J’arrivais à New York où j’étais seul, je n’étais pas accompagné professionnellement. J’ai rencontré cette personne et nous avons eu exclusivement une relation de mécène à artiste émergent ». Dans un mail daté de mars 2017, Jeffrey Epstein lui demande de lui trouver une « assistante » pour gérer ses affaires parisiennes et européennes. Simon Ghraichy lui répond qu’il en a trouvé une mais qu’elle n’est pas dans la tranche d’âge requise, « 20-24 ans ». Il ajoute qu’elle est « trentenaire... une grand-mère ! » Epstein a rencontré la jeune femme le lendemain « et ça s’est arrêté là », assure le pianiste, qui regrette une « plaisanterie maladroite » sur son âge.
Une année « décadente et musicale »
En 2018, Simon Ghraichy adresse aussi à Jeffrey Epstein ses meilleurs vœux, pour une année « décadente et musicale ». Il a également confirmé avoir reçu 50.000 dollars de Jeffrey Epstein, au seul titre de « mécénat », une somme orientée vers son producteur pour « financer une tournée de concerts » : « Aux États-Unis, il n’y a pas ou peu de subventions publiques pour soutenir la création. Il est de coutume de demander du financement privé pour réaliser ses projets ». Le pianiste assure ne « jamais avoir été dans le cercle intime » d’Epstein : « Nos interactions se résumaient au piano et à des invitations aux concerts. » Il exprime aussi sa « solidarité » avec les « vraies victimes de cette affaire ».
Des révélations qui ne sont pas sans conséquences. Actuellement en tournée avec l’humoriste Alex Vizorek pour le spectacle « Je n’aime pas le classique », Simon Ghraichy a été remplacé au pied levé pour les représentations qui auront lieu samedi à Strasbourg et dimanche à Metz, font savoir nos confrères du Républicain Lorrain. Le pianiste n’est pas la seule personnalité du monde classique à être citée dans les dossiers Epstein. En 2013, le chef d’orchestre Frédéric Chaslin avait lui aussi envoyé un courriel au criminel milliardaire, où il disait « avoir trouvé une fille formidable » à Paris. « Il m’avait demandé de lui recommander une interprète », s’est depuis défendu ce dernier.














