L’on n’insistera jamais assez sur le fait que les oligarchies, surface visible des cryptarchies qui gouvernent les destinées de l’Occident et travaillent à la gouvernance du monde, ont préparé le terrain psychologique depuis des lustres avec cette prodigieuse machine à décérébrer les peuples qui s’appelle le Cinéma. Machine à conditionner, à imprimer au tréfonds des cervelles – peut-être d’ailleurs vaudrait-il dire « implanter » - un imaginaire terrifiant fort utile à la manipulation des masses à des fins mercantiles ou guerrières. Pensons à la production industrielle de films d’horreur, de sorcellerie, d’extraterrestres parasites, de virus mutants, de monstres chthoniens dévorateurs sortis des entrailles de Gaïa, produits dans lesquels excellent les oligarques hollywoodiens de la Côte Ouest. De temps en temps la fiction devient réalité, la guerre du Kosovo [1999] est annoncée dans l’emblématique opus « Des hommes d’influence » de Barry Levinson [1997], ainsi que le sera le 11 Septembre [2] et la plupart des guerres proche-orientales qui ont prospéré sur l’humus d’un imaginaire collectif infesté… soigneusement préparé et balisé dans une multitude de séries télévisuelles, de films à gros budgets, de matraquage d’images et d’imprégnation permanente par le biais de nos écrans plats.
Une culture mondiale de la peur latente

Ainsi la peur panique qui se développe autour d’Ebola semble-t-elle sortir tout droit de l’un de ces scénarios combinant pandémie, Afrique et zombies tel le produit très médiatisé des Frères Ford « The Dead » [Les Morts 2009]. Nous n’insisterons pas sur « le viol psychique des foules » théorisé par les sieurs Bernay aux É-U et Tchakhotine en France, dans les années Trente. Ni sur le « Mind control » de masse, contrôle mental et conditionnement des opinions, ceci n’étant pas une fiction orwellienne mais notre réalité quotidienne. Cela vient d’ailleurs, pour ajouter un dernier mot, du plus lointain de nos origines antédiluviennes, lorsque nos ancêtres se réfugiaient dans les branches des arbres ou dans des cavernes pour échapper aux fauves nocturnes… ces fauves réels et métaphysiques existent toujours dans les frayeurs enfantines, la « peur du noir », celle aussi des eaux sombres. Des peurs sans fard, toujours vivaces chez les primitifs, surtout ceux des forêts d’Asie et d’Afrique, dont les nuits sont peuplées de hordes de démons dévorants.
Ce fonds archaïque de peur panique existe également dans les sociétés dites développées, mais il est recouvert d’un fin glacis de culture et de civilisation. En réactivant nos hantises archaïques, Hollywood & Cie préparent les esprits à accueillir les États d’exception, voire le contrôle brutal des populations auquel se préparent tous les États occidentaux dans la perspective d’un effondrement économique et sociétal. La Gendarmerie européenne [EuroGendFor ou FGE] n’a-t-elle pas licence de tirer à balles réelles en cas d’émeutes insurrectionnelles ? Idem en Amérique pour l’Agence fédérale des situations d’urgence [Federal Emergency Management Agency, FEMA]. L’Organisation mondiale de la Santé [OMS], n’échappe pas à cette règle non écrite. Elle est même un élément avancé du dispositif de la gouvernance globale. Notons encore que les Organisations non gouvernementales [ONG] dont les malheurs du Tiers-Monde, famines, catastrophes, guerres, épidémies, sont la raison d’exister, sont un complément ou un pseudopode des Nations Unies dans toutes les situations de détramage sociétal et de désastres humanitaires, chacun jouant sa partition dans la grande symphonie de la terreur orchestrée. En raccourci, les Nations Unies, embryon d’un totalitarisme mondial et les supplétifs humanitariens – qui sont rappelons-le des entreprises comme les autres astreintes à la sévère loi de la rentabilité - ne rendent peut-être pas un signalé service à l’humanité en surdimensionnant la situation certes préoccupante, mais qu’il convient, pour l’heure, encore de fortement relativiser.
Ebola, une menace encore marginale
Déjà parce qu’il nous est permis d’accueillir avec un minimum de scepticisme les alertes de l’OMS relatives à la diffusion du virus Ebola, qui se développe à nouveau selon un scénario de peur panique étrangement analogue à celui de la grippe H1N1 en 2009. L’Organisation Mondiale de la Santé avait alors prédit qu’un tiers de la population mondiale pourrait être atteinte en entraînant des pertes humaines incalculables. Ajoutons qu’outre cette monumentale erreur d’appréciation, les orientations générales de l’OMS relèvent extraordinairement de l’idéologie pansexualiste dominante, allant jusqu’à préconiser dans certains de ses rapports l’encouragement dès la prime jeunesse à une sexualité sans restriction [3]. On se demandera donc opportunément quelle est la première et véritable « menace globale » pour le genre humain : le virus H1N1, la fièvre hémorragique Ebola… où les idéocraties du chaos constructif, de la rédemption du genre humain par la plongée dans l’abîme dont ressort le polymorphisme sexuel freudien et la tabula rasa marxiste ? Deux chapitres du catéchisme de l’archaïque religion révélée qu’est le Molochisme sous sa forme moderne, à savoir le monothéisme du Marché.
Alors que le Sierra Leone s’apprête à mettre pendant quatre jours la totalité de sa population sous embargo – une sorte de brève quarantaine [4], nombreux sont ceux qui objecteront que toutes les publications médicales sérieuses confirment la létalité du virus dans 50 à 80% des cas et qu’il n’existe pour le moment aucun traitement miracle applicable à grande échelle. A contrario l’on pourrait objecter qu’en raison même de cette dangerosité et du mode de transmission non aérien - par contact – la diffusion du virus ne peut être que restreinte et ne se comporter au pire que comme un feu de brousse. Aussi ceux qui nous demandent « d’accorder plus de foi aux experts de l’OMS parce qu’il serait dangereux de banaliser cette maladie parce que les centres spécialisés pouvant isoler les malades sont trop peu nombreux dans les pays, atteints », nous répondrons que dans certains cas la foi accordée un peu trop à la légère à des autorités sanitaires internationales déjà prises en défaut et suspectes d’idéologisation, ne peut être que dommageable à notre santé mentale et accessoirement à nos libertés. Nous connaissons dans nos sociétés les méfaits d’une dictature hygiéniste qui avance à pas de loup. L’OMS représente, bis repetita, une gouvernance planétaire qui ne dit pas encore ouvertement son nom – mais il en a un : « Le Meilleur des Mondes » - qui tout en interdisant le tabac rend licite les drogues molles, encourage l’ivrognerie et le dévergondage sexuel, le commerce des organes et des ventres, and so and !
Des Organisations internationales suspectes
Des Organisations internationales qui n’ont jamais ouvertement traité la question du Syndrome de déficit immunitaire acquis [Sida] à la racine, celle de la contamination via des pratiques homosexuelles ou sodomites très présentes dans certaines cultures et sous certaines latitudes, ou de la toxicomanie. Une Organisation mondiale et mondialiste qui passe sous silence les 1,2 millions de décès annuels causés par le paludisme. Les statistiques de mortalité publiées fin août 2014 évoquent 1229 victimes du virus Ebola… sur lesquelles 788 décès formellement identifiés comme causés par le virus Ebola, précisément d’après l’OMS ! Ceci depuis le mois de mars de la même année et pour toute l’Afrique de l’Ouest, là où se situent les principaux foyers de contagion. Chiffres qui sont à comparer avec les 2000 morts causés annuellement en France par la grippe saisonnière et les cent millions à travers le monde dus à la fulgurante grippe espagnole, également de souche H1N1, entre 1918 et 1919…
Un article de Jean-Marc Dupuis [5], responsable de la « Lettre de Santé Nature Innovation » mérite d’être cité, déjà pour les questions qu’il pose à contre-courant de la doxa médiatique. Celui-ci, sans récuser le caractère préoccupant de l’épidémie, s’emploie à la ramener à de plus justes proportions, dénonçant notamment « la psychose [qui] est en train de semer la pagaille en Afrique, où des gouvernements sont ni plus ni moins en train de fermer les frontières, mobiliser les armées pour réprimer les populations, et même isoler sans raison des dizaines de milliers de malheureux, hommes, femmes, vieillards et enfants mis en quarantaine dans un bidonville du Liberia, sans nourriture ni eau ». Et alors que « l’épidémie reste d’ampleur très modeste », Le Monde n’hésite pas à parler de « ravages » et de « catastrophe »… « Les soignants portant des masques et scaphandres pour s’approcher des malades suspectés sont insensés et dignes d’un mauvais film de science-fiction ».
Et c’est très certainement l’effet délibérément recherché afin d’assujettir des gouvernements africains plus ou moins sciemment complices, aux oukases de l’embryon de gouvernement mondial qui se dessine à travers l’OMS ou l’OMC. Car pour qu’il y ait transmission du virus selon le chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Purpan [Toulouse], le Pr Bruno Marchou, « Il faut un contact direct avec un liquide biologique comme le sang, les selles, les vomissures… Lorsqu’une personne parle ou tousse, elle ne diffuse pas le virus Ebola dans l’air ambiant ». De ce point de vue ce spécialiste se déclare convaincu que la maladie « n’atteindra pas le stade pandémique ». Sans compter que des mesures d’hygiène élémentaires suffisent à le contenir : « Quand on s’occupe d’un patient, l’on se couvre les mains avec des gants. Si le patient vomit, il faut aussi se couvrir le visage. C’est le b-a-ba » ! Cependant et bien entendu, le virus est généralement mortel « quand il est mal soigné. Les patients décèdent de déshydratation ou d’hémorragies mais le traitement consiste alors simplement à hydrater ou à transfuser le patient, mais pas à lui donner un vaccin ni un hypothétique médicament ».
Méga commerce et gouvernance mondiale
Diagnostic contraire à tout ce que prétendent aujourd’hui les industries pharmaceutiques qui voient là une formidable aubaine… à l’instar du remède miracle mais contestable, le Tamiflu [6] , vendu aux gouvernements des pays industrialisés, par centaines de millions de dose… ceci pour des milliards d’€uros. Le professeur Luc Montagnier découvreur du virus du sida en 1983 et Prix Nobel de médecine ne disait pas autre chose lorsqu’il dénonçait en 2009 [7] « la supercherie très lucrative du sida »… « Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du VIH en quelques semaines » tout en insistant sur l’importance de l’alimentation, de l’hygiène et de l’éducation dans la lutte contre la pandémie sidaïque pour conclure : « Des mesures beaucoup moins chères et beaucoup plus efficaces que les antirétroviraux et qu’un hypothétique vaccin ». Pourtant comment expliquer que des mesures aussi simples ne soient pas adoptées et mises en œuvre par les gouvernements locaux ? Montagnier : « Ces gouvernements sont conseillés par des gens qui ont tout intérêt à promouvoir les solutions les plus profitables pour les groupes pharmaceutiques. Avec les mesures simples que je préconise, il n’y a aucun profit à réaliser… ». Qu’ajouter ?
« Les nouveaux médicaments ne sont pas la solution contre Ebola »… pour contenir l’épidémie « la priorité devrait être de créer des infrastructures médicales dans les pays touchés afin de fournir aux malades le soutien médical de base comme l’hydratation et la transfusion sanguine. Cela aurait un beaucoup plus gros effet sur la santé que la distribution au hasard de quelques médicaments expérimentaux »… Solution contredisant celle du vaccin autrement lucrative ! L’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses [NIAID/NIH] n’a-t-il pas rendu public le 7 septembre le lancement d’essais sur l’homme ? Vaccin « obtenu à partir du virus du rhume des chimpanzés et administré à des macaques, qui leur aurait procuré une protection complète à court terme et partielle à long terme » ! Le doute n’en reste pas moins de mise quand on se souvient des annonces fracassantes ayant ponctué trois décennies de lutte anti-sidaïque.
Reste qu’il ne fait aucun doute que créer une psychose globale et semer la panique tous azimuts peut servir de puissants intérêts financiers, et au-delà favoriser la marche vers un Nouvel Ordre International. En ce sens le virus Ebola fleure bon le Big Bizness ! Doit-on finalement en déduire que l’OMS, devenue l’instrument des Industries de la santé, sert des intérêts eschatologiques moins visibles ? De ceux que véhiculent l’idéologie de la confusion des sexes, de la dissolution des mœurs, de l’éclatement du noyau familial, des communautés nationales ethnohistoriques, dans un monde de permissivité absolue sans limites ni frontières sous couvert de modernisme, de progressisme, de socialisme, d’égalité libératrice ? Mortelle idéologie qui se propage pour de vrai et à la même vitesse que psychoses hollywoodiennes, c’est-à-dire que les virus de fièvres hémorragiques.
Léon Camus 7 septembre 2014