Le régime du président vénézuélien déchu Nicolás Maduro aurait blanchi environ 500 millions d’euros par l’intermédiaire de la banque bulgare Investbank.
L’Agence nationale bulgare pour la sécurité (DANS) a ouvert une enquête sur une banque locale après avoir reçu des informations des États-Unis concernant un virement d’un montant important effectué par la société publique vénézuélienne de pétrole et de gaz naturel Petróleos de Venezuela, S.A. (PDVSA) sur le compte d’un avocat de nationalité bulgare, dont l’identité n’a pas été révélée, auprès de cette banque. Telle était la version officielle communiquée par les autorités bulgares aux journalistes le 13 février, à la suite d’une réunion entre le Premier ministre Boyko Borissov, le chef de la DANS Dimitar Georgiev et l’ambassadeur américain à Sofia, Eric Rubin.
Grâce à des sources, Capital a découvert que la banque en question est Investbank, un établissement de crédit privé national dirigé par Petya Slavova, et que les virements avaient été effectués plusieurs mois auparavant. Les montants varient, selon les sources, entre 80 et 140 millions de dollars. Selon des informations publiées par le site bulgare de journalisme d’investigation Bivol et confirmées par Capital, le titulaire du compte est l’avocat local Tsvetan Tsanev, que Bivol avait déjà mis en relation, lors d’une enquête menée en 2015, avec Dimitriyka Andreeva d’Investbank – membre du conseil de surveillance de la banque et représentante de l’actionnaire minoritaire Adil Said Ahmed Al Shanfari, un homme d’affaires omanais.
SOFIA (Bulgarie), 22 avril 2013 (SeeNews) – L’homme d’affaires omanais Adil Said Ahmed Al Shanfari a porté sa participation dans la banque bulgare Investbank [BUL:9GQC] de 24,93 % à 31,74 %, ont rapporté lundi des médias basés à Sofia.
Oman n’en n’est pas à son coup d’essai, la banque Muscat a reçu le cash envoyé par obama au régime iranien.
À la demande de l’Iran, l’administration Obama a accordé à ce pays l’accès au système financier américain, malgré ses assurances publiques répétées qu’elle ne le ferait pas. Trois jours après la date de mise en œuvre, la Banque Muscat a contacté l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), l’agence du département du Trésor chargée de faire respecter les sanctions américaines, au nom de la Banque centrale d’Iran. La Banque Muscat a cherché à convertir 5,7 milliards de dollars en rials iraniens en euros pour le compte de l’Iran.
Tout ceci est normal puisque le gouvernement vénézuélien a engagé Rothschild comme conseiller financier afin de procéder à une évaluation globale de ses obligations en matière de dette extérieure.
Les représentants de Rothschild, basé à Paris, ont refusé de commenter. Un attaché de presse du ministère des Finances vénézuélien n’a pas non plus répondu.
Cette accusation a été formulée dans un décret publié par le parquet de Sofia (SGP) dans le cadre de la procédure préliminaire n° 16709/2022 et rapportée par Bivol, un site web bulgare de journalisme d’investigation de premier plan.
Cette révélation, qui serait détaillée dans des documents d’enquête officiels, apporte un nouvel éclairage sur l’ampleur de l’opération. Celle-ci aurait impliqué des transferts acheminés via 101 comptes fiduciaires de clients.
L’enquête, ouverte à la suite d’alertes émanant de partenaires internationaux, aurait révélé qu’entre 2017 et février 2019, des sommes colossales – totalisant environ 500 millions d’euros – ont transité par ces comptes.
Les fonds provenaient principalement du géant pétrolier public vénézuélien, Petróleos de Venezuela (PDVSA), et auraient été détournés vers des paradis fiscaux, avec des opérations de blanchiment actives représentant au moins 46 millions de dollars (39,5 millions d’euros), selon les informations rapportées.
Les comptes ont été gelés en février 2019 par l’Agence d’État pour la sécurité nationale (DANS) de Bulgarie à la demande de l’ambassade des États-Unis à Sofia, alors dirigée par l’ambassadeur Eric Rubin, selon les informations rapportées.
Cette mesure a fait suite à une réunion entre l’ancien Premier ministre bulgare Boyko Borissov et le procureur général Sotir Tsatsarov.
Ce gel a mis un terme à tout nouveau transfert et le Parquet spécialisé (SP) a ouvert une enquête dans le cadre de la procédure pré-contentieuse n° 38/2019 (devenue par la suite PLP 424/2019).
L’arrêté du SGP, daté du 4 juin 2024, révélerait en outre qu’environ 450 millions d’euros de la somme totale ont disparu dans des paradis fiscaux, et que des efforts sont actuellement déployés pour retrouver et récupérer ces avoirs.
Le parquet bulgare n’a pas divulgué d’autres informations aux médias.
Selon Bivol, les 450 millions d’euros « ont été transférés vers des sociétés offshore au Panama, aux Émirats arabes unis et à Hong Kong, et les services bancaires en ligne de ces comptes ont été consultés à partir de centaines d’adresses IP situées aux États-Unis et au Venezuela ».
Des figures de l’opposition vénézuélienne ont par le passé exhorté les autorités bulgares à restituer ces fonds aux institutions vénézuéliennes légitimes plutôt qu’aux acolytes de Maduro.
Investbank, autrefois qualifiée de « brebis galeuse » dans un câble diplomatique américain de 2006 en raison de ses pratiques prétendument douteuses, a fait l’objet d’un examen minutieux pour ne pas avoir signalé des activités suspectes.
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