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Le Pacte de Mobilité Inde-Europe

jeudi 29 janvier 2026

Le Pacte de Mobilité Inde-Europe s’est tenu lors du sommet du 27 janvier 2026, ouvrant de nouvelles voies pour le travail et les études.
Le 16e sommet Inde-UE, devrait aboutir à un très attendu « Partenariat sur la mobilité et la migration », ont indiqué des hauts responsables à The Economic Times le 25 janvier 2026. (m.economictimes.com) Ce pacte viendra unifier un ensemble d’accords bilatéraux que l’Inde entretient déjà avec l’Allemagne, la France, le Portugal, la Finlande et d’autres pays, en créant un cadre unique couvrant l’ensemble de l’UE.

Ce pacte doit permettre à l’Inde et l’Europe de mieux se protéger de la concurrence chinoise et des effets des droits de douane des États-Unis.
Les droits de douane indiens sur les véhicules « made in Europe »«  »doivent passer de 110 à 10%, le vin de 150 à 20%, les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50%,devraient être totalement supprimés, selon l’UE.

« Nous savons tous les 2 que notre plus grande force, ce sont nos peuples ! »
« Nous allons faciliter les mouvements des étudiants, chercheurs et ingénieurs indiens. »
Ursula Von Der Leyen

1. Ce que prévoit l’accord
• Il établit un cadre juridique permettant aux États membres de l’UE de délivrer des permis de courte durée (études, recherche, travail saisonnier) aux ressortissants indiens, pour une durée allant jusqu’à 12 mois, via des procédures accélérées.
• Il crée un « Bureau d’accès juridique » de l’UE à New Delhi, un guichet unique d’information pour accompagner les talents indiens sur les règles de visa, la reconnaissance des diplômes et les listes de métiers en tension.
• Il engage les deux parties à numériser le traitement des visas Schengen, à partager des données sur la fraude documentaire et à piloter la plateforme informatique EU Talent Pool avec des diplômés indiens en informatique et ingénierie.
• Il lance un Dialogue annuel sur l’éducation et les compétences, visant à aligner le Cadre national des qualifications indien avec le Cadre européen des certifications, ouvrant la voie à la reconnaissance mutuelle des diplômes et des apprentissages.

2. Pourquoi les entreprises s’y intéressent
Les exportateurs de services indiens — de l’informatique à la conception navale — dénoncent depuis longtemps la complexité des règles propres à chaque État membre. Un modèle commun au niveau du bloc promet des délais de traitement plus prévisibles et des parcours plus clairs pour les transferts intra-entreprise, chercheurs et créateurs de start-up. Les entreprises européennes, quant à elles, bénéficient d’un canal structuré pour accéder au vivier de talents indien sans multiplier les accords bilatéraux.

3. Les détails à connaître
Ce pacte ne constitue pas un régime de « libre circulation » : les permis de travail et de résidence de longue durée restent de la compétence des États. Les deux parties se sont aussi engagées à coopérer sur le retour des migrants en situation irrégulière — un point qui avait bloqué les négociations précédentes avec certains pays de l’UE. Les quotas pilotes cibleront en 2026 les professionnels des technologies de l’information et de la communication, avant d’être étendus aux secteurs de la santé et des technologies vertes.

4. Les prochaines étapes
L’accord entrera en vigueur après la publication par l’UE des lignes directrices d’application, attendue pour mi-2026. Les entreprises anticipant des besoins en personnel en Europe doivent commencer à recenser les compétences en fonction des listes de métiers en tension de l’UE et préparer des dossiers conformes aux normes numériques indiennes et européennes. Les universités pourront profiter des nouvelles bourses conjointes Erasmus Mundus, qui réservent des fonds spécifiquement pour les chercheurs indiens.

Selon le projet consulté par les négociateurs, les États membres de l’UE s’engageront à délivrer jusqu’à 100 000 permis de travail pluriannuels et au moins 35 000 permis de séjour pour diplômés indiens chaque année, sur les cinq prochaines années. En contrepartie, l’Inde simplifiera la vérification des qualifications via un nouveau Passeport National des Compétences et acceptera une réadmission rapide des personnes en situation irrégulière.

Cet accord reflète la diminution de la population active en Europe. Eurostat prévoit une baisse de 6 millions de personnes en âge de travailler dans l’UE entre 2025 et 2030, l’Allemagne seule devant faire face à un déficit annuel de 400 000 travailleurs qualifiés. Ingénieurs, infirmiers et personnels de l’hôtellerie indiens comblent déjà nombre de ces besoins ; le nouveau pacte clarifiera les parcours et, surtout, garantira leur portabilité à travers les frontières européennes.

Les entreprises et étudiants souhaitant profiter de ces nouvelles opportunités peuvent éviter les lourdeurs administratives en utilisant le service en ligne VisaHQ, qui regroupe les exigences pour les visas Schengen, les visas nationaux de long séjour et les documents indiens dans un tableau de bord unique (https://www.visahq.com/india/). La plateforme suit les évolutions des règles consulaires, prépare les dossiers de demande et organise même les collectes par courrier, permettant aux candidats et aux équipes RH de se concentrer sur la logistique du déménagement plutôt que sur la paperasse.

Pour les étudiants indiens, l’accord garantit un visa de recherche d’emploi automatique de 12 mois après les études et la reconnaissance des diplômes de master indiens dans le cadre du processus de Bologne. Les universités d’Irlande, de Pologne et des Pays-Bas, désireuses de diversifier leurs inscriptions loin des étudiants chinois, ont fortement plaidé pour ces mesures.

Les responsables de la mobilité en entreprise doivent se préparer à une double conformité : les règles de la carte bleue européenne coexisteront avec des quotas nationaux spécifiques au moins jusqu’en 2028. Les experts recommandent de mettre à jour les systèmes RH mondiaux pour suivre la validité des permis dans les 27 juridictions et de prévoir un budget pour les nouveaux protocoles de coordination de la sécurité sociale qui accompagneront le pacte.

Une fois signé, le pacte devra être ratifié par le Parlement européen et le Cabinet indien ; les deux parties visent une entrée en vigueur provisoire au 1er juillet 2026. Les entreprises planifiant des détachements en milieu d’année devront donc suivre de près le calendrier de mise en œuvre.

Équipe des Visas et de l’Immigration @ VisaHQ
L’équipe d’experts en visas et immigration de VisaHQ aide les particuliers et les entreprises à naviguer dans les exigences de voyage, de travail et de résidence à l’échelle mondiale. Nous nous occupons de la préparation des documents, du dépôt des demandes, de la coordination avec les agences gouvernementales, de chaque aspect nécessaire pour garantir des approbations rapides, conformes et sans stress.

Visahq

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