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Une minute de silence pour commémorer l’attentat de Nice de 2016 pour le match France Espagne

lundi 13 juillet 2026

Une minute de silence sera observée mardi avant la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et l’Espagne, en hommage aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, a annoncé lundi Emmanuel Macron sur X.
« Avant France-Espagne, une minute de silence sera observée en hommage aux victimes de l’attentat de Nice, dix ans après le 14 juillet 2016. Merci au Président de la FIFA d’avoir répondu à la demande de la France et de tous les Français mobilisés. Nous n’oublierons jamais », a écrit le chef de l’Etat.
Cette demande de la part de Macron est intrigante tout comme la venue d’ukrainiens sur le défilé du 14 juillet.

Le frère du terroriste tunisien, qui a tué 86 personnes et blessé plus de 400 autres le 14 juillet 2016 à Nice, a été interpellé dans la soirée du jeudi 9 juillet à Nice. Il squattait un studio à quelques pas de la promenade des Anglais, où s’est déroulé le drame.

Contexte :

Selon l’AFP, l’armée américaine a annoncé avoir tué l’un des chefs de l’organisation Etat islamique dans une frappe aérienne en Syrie. Le commandement américain pour le Moyen-Orient déclare avoir tué Ali Hussein Al-Alawi lors d’une frappe menée le 19 juin dans le nord-ouest du pays, où Washington poursuit ses opérations contre les cellules dormantes du groupe djihadiste.

Avant sa venue en Espagne début juin 2026, le pape Léon XIV a été pris pour cible par Daesh. L’organisation terroriste a appelé à ce que « ses jours soient les derniers », renforçant ainsi la menace qui plane autour du voyage du Saint-Père.

En 2016, lors de la campagne présidentielle, Donald Trump a qualifié le président américain Barack Obama de « fondateur » du groupe État islamique.
« Ils rendent hommage au président Obama », a-t-il déclaré mercredi lors d’un rassemblement en Floride. « C’est lui le fondateur de Daech [État islamique]. »
Trump s’en est également pris à sa rivale démocrate à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, la qualifiant de « cofondatrice ». Elle a réagi en l’accusant de « dénigrer » les États-Unis et de reprendre les arguments du président russe Vladimir Poutine. Trump a réitéré ses propos, utilisant une expression sportive pour affirmer que M. Obama et Mme Clinton étaient les « joueurs les plus précieux » de l’État islamique.

Le député américain Scott Perry (R-PA) a accusé l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) de financer des organisations terroristes, notamment Daech, Al-Qaïda, Boko Haram et leurs branches. M. Perry a porté cette accusation fracassante en février 2025, lors de la première audition de la sous-commission chargée de l’efficacité gouvernementale. L’audition était intitulée « La guerre contre le gaspillage : éradiquer le fléau des paiements indus et de la fraude ». Le président américain Donald Trump a mis en congé la quasi-totalité des plus de 10 000 employés de l’USAID et a promis de fermer l’organisation, qu’il accuse de corruption.

Attendons de voir ce qu’il va se passer.

« Je vais verser du gasoil et mettre le feu » : le frère du terroriste de l’attentat du 14-Juillet à Nice squatte un studio près de la promenade des Anglais et menace la gestionnaire

Le frère de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le terroriste de la promenade des Anglais, habite à Nice, à moins de 200 mètres du lieu de l’attentat. Selon des témoins et la gestionnaire du studio, il ne paie pas de loyer, squatte avec d’autres personnes et se montre agressif. Une enquête réalisée conjointement par « Nice-Matin » et Ici Azur.

« Il est agressif, il squatte, il fait peur », souffle Imen, la gestionnaire des lieux. « Un jour, il m’a dit : “Je vais verser du gasoil et mettre le feu”. Avant cela, il avait laissé couler l’eau pendant six ou sept heures, provoquant une inondation chez les voisins du rez-de-chaussée. Il m’a menacée, il m’a dit : “Tu sais pas qui c’est mon frère, je suis le frère du terroriste” », soupire-t-elle.

L’immeuble au sein duquel Imen gère une vingtaine de studios est situé à un peu plus de 200 mètres de la promenade des Anglais, derrière la rue de France, à Nice. Et le locataire plus qu’indélicat est le frère de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016.

Une identité que nous sommes en mesure de confirmer de sources policières et judiciaires, grâce à sa carte d’identité tunisienne. Mais aussi par de nombreux recoupements sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, H. Lahouaiej-Bouhlel, qui possède une dizaine de comptes que nous avons épluchés, a posté le 23 septembre 2016 une photo de l’auteur de la tuerie de la promenade des Anglais, avec ce message : « Mon cher frère, que Dieu ait pitié de ton âme et te pardonne ». Et les selfies qu’il publie sont bien identiques à la photo sur la carte d’identité du squatteur de Nice.

« Je leur ai dit qui il était »
Imen est à bout. Des jours qu’elle essaie d’alerter les forces de l’ordre. « Pour l’instant, la police nationale ne veut rien faire », déplore-t-elle. « Je leur ai dit qui il était, qu’il était avec des squatteurs. Je les ai suppliés de faire quelque chose parce qu’il est capable de tout. Ils ne me croient pas », lance-t-elle, désespérée.

Le 8 juillet, la police municipale est intervenue, vers midi puis vers 16 heures, invitant la jeune femme à déposer plainte. Ils ont fait état d’un individu possédant un couteau, sans pouvoir vérifier s’il s’agissait bien du frère du monstre du 14 Juillet. « Je suis en danger à chaque fois que je viens ici, déplore la gestionnaire. Il casse tout, il n’a pas un comportement normal. »

Imen décrit la peur des voisins de cohabiter avec le frère « agressif » du tueur de la Prom’ : « Les propriétaires qui ont été inondés sous le studio ont porté plainte en ligne en précisant que c’était le frère du terroriste, qu’il l’avait fait exprès et qu’ils avaient peur. Mais la plainte a été rejetée. »

Ce n’est pas entièrement le cas. En fait, le commissariat invitait les plaignants à se rendre directement au commissariat Foch, indiquant que ce type de déclaration ne rentrait pas dans le cadre des pré-plaintes en ligne. Et, selon nos informations, les investigations sur l’individu sont désormais officiellement lancées.

« Le frère n’a jamais payé »
La gestionnaire rembobine l’histoire.
Selon la gestionnaire, plusieurs personnes squattent le studio situé à quelque 200 m de la promenade des Anglais, derrière la rue de France.
Selon la gestionnaire, plusieurs personnes squattent le studio situé à quelque 200 m de la promenade des Anglais, derrière la rue de France.

« C’est R. Lahouaiej-Bouhlel, la sœur du terroriste, qui m’a appelée parce qu’elle voulait louer un studio dans l’immeuble. Elle m’a dit qu’elle se séparait de son mari », raconte Imen. À ce stade, la gestionnaire n’a aucune idée du lien de parenté. « Bouhlel, c’est un nom très courant en Tunisie », glisse-t-elle.

Elle lui loue un studio au premier étage. « Mais elle n’a jamais habité là ! C’est son frère H. Lahouaiej-Bouhlel qui s’est installé. Et il squatte avec des potes. Elle, elle vit toujours avec son mari. », près de la rue Reine-Jeanne, à Nice. « Pour le studio, le frère n’a jamais payé », grogne-t-elle.

« Elle est courageuse »
« Elle est courageuse, je l’ai déjà vue en sang après avoir pris des coups », relate un témoin qui sait que des squatteurs habitent dans l’immeuble. Si le frère du tueur ne l’a pas frappée, relate la gestionnaire, « quand je vais là-bas, ses potes m’ont agressée, oui », confie-t-elle.

Lorsque des travaux devaient être réalisés dans les appartements, Imen a tenté de récupérer le studio. Mais H. a réinvesti les lieux avec d’autres personnes, selon elle. « C’est pour ça qu’il a fait l’inondation, il était pas content. Depuis, ils ont bloqué l’entrée, on ne peut plus rentrer. Et ils se sont réinstallés pour boire le café, ils dorment là-bas et ils regardent des matchs », affirme-t-elle.

Arrivé en France en mars 2024
H. Lahouaiej-Bouhlel est né à M’Saken, en Tunisie, tout comme l’auteur de l’attentat abattu par la police après avoir fait 86 morts et plus de 450 blessés au volant de son 19 tonnes de location. Âgé de 31 ans, H. fait partie d’une fratrie de onze enfants dont Mohamed était le premier garçon. Selon leur père, venu de Tunisie témoigner lors du premier procès devant la cour d’assises spécialement composée en 2022, Mohamed était un enfant compliqué et brutal qui frappait ses frères et sœurs.
La dernière fois que ses parents l’ont vu avant l’attentat, c’était en 2012 lors d’un séjour en Tunisie. Ils ont assuré à la barre du procès n’avoir jamais remarqué la moindre radicalisation chez leur fils.

Selon nos informations, H. a quitté la Tunisie, via Paris, en mars 2024. Il serait immédiatement descendu à Nice.

Nice Matin

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