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Macron : deux quinquennats à la matraque

vendredi 14 avril 2023

Depuis 2018 et le mouvement des « gilets jaunes », Macron dirige l pays à coups de matraque, ignorant la volonté du peuple français .
Jamais un président français n’a été autant déconnecté de son peuple.
Le qualifier d’arrogant et de prétentieux peut paraître acceptable, mais ne nous trompons pas, il savait dès son premier jour d’exercice du pouvoir qu’il devait faire passer des lois impopulaires avec l’aide des forces de l’ordre.

La nomination de Christophe Castaner en octobre 2018, lance les hostilités avec cette phrase qui en dit long sur ce qu’il accomplira durant son mandat :

  • « Je promets de déployer une énergie sans repos, sans attente, sans perte de temps ».

Christophe Castaner a eu une jeunesse mouvementée. Il avait reconnu dans le JDD être un proche de Christian Oraison, un caïd des Alpes-de-Haute-­Provence abattu de plusieurs balles en août 2008.
Christian Oraison était fiché au grand banditisme et de ce fait Castaner était connu des services de police. Le « Grand Blond » était membre de la « dream team », des braqueurs internationaux qui attaquaient les fourgons blindés.
« (Christian) Oraison, c’était mon grand frère, mon protecteur »
« Il m’appelait l’étudiant »

L’autre personnage du duo au ministère de l’intérieur en 2018 est Laurent Nuñez.
Il a été directeur de cabinet du préfet de police Bernard Boucault entre 2012 et 2015, préfet de police des Bouches-du-Rhône de 2015 à 2017, nommé en juin 2017 à la tête de la DGSI, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur en 2018, et préfet de police de Paris en remplacement de Didier Lallement, qui a martyrisé les gilets jaunes à coup de flash ball.

Selon le journal Le Monde " Laurent Nuñez, est un préfet de police au garde-à-vous.
Nommé à l’été 2022, le préfet de police de Paris avait l’ambition de faire oublier la raideur de son prédécesseur, Didier Lallement. Mais face aux violences qui ont éclaté lors de la mobilisation contre la réforme des retraites depuis l’utilisation du 49.3, le haut fonctionnaire applique les mêmes méthodes musclées. Sans états d’âme.

Raide, pète-sec, psychorigide aux manières abruptes, Didier Lallement laisse un souvenir pour le moins déplaisant, mais il ne s’en affecte pas. Ce haut fonctionnaire se plaît à surjouer son côté bad boy coiffé de sa trop large casquette, un rictus de satisfaction figé sur le visage. Il laisse derrière lui une relation dégradée avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, et une vision du maintien de l’ordre particulièrement musclée. Les violents incidents qui ont émaillé la finale de la Ligue des champions, le 28 mai 2022, au Stade de France, lui ont été fatals.

Novembre 2021, le ministère de l’Intérieur a commandé 90 véhicules blindés de maintien de l’ordre.
Les Centaure sont des véhicules blindés qui « permettront aux forces de l’ordre de conduire des opérations de rétablissement de l’ordre dans des environnements dégradés », mais pas que : le choix du Centaure a également été arrêté pour faire face à une large variété de situation, allant du terrorisme aux scènes de guérilla urbaine, en passant par des catastrophes et des périples meurtriers et ce, dans différentes zones de manœuvres, comme dans les milieux urbains, ruraux, en métropole ainsi qu’en outre-mer et enfin, en opérations extérieures (Opex).

Le 10 novembre 2022, un appel d’offres a été publié dans le bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP) pour la fourniture de grenades de maintien de l’ordre pour 38 millions d’euros. Cette commande dépasse les 1,8 millions d’euros de 2019, les 17 millions d’euros de 2018 et les 5,57 millions d’euros de 2016.

La nouveauté sera aussi dans l’utilisation de la nouvelle grenade ASSD qui est une grenade assourdissante. Avec 160 décibels à 10 mètres, elle est la grenade la plus puissante utilisée en maintien de l’ordre en France. Avec 160 décibels, les tympans peuvent éclater.

Le budget du ministère de l’Intérieur a augmenté de 1,5 milliard d’euros en 2022, pour un total de 14,7 milliards d’euros. Pour 2023, le ministère de l’Intérieur augmente son budget de 6%, pour passer de 14,7 à 22 milliards d’euros, avec la loi d’orientation et de programmation du ministère (Lopmi). Le budget 2023 prévoit 8.500 policiers et gendarmes supplémentaires et la création de 200 brigades de gendarmerie.

Avec la réforme des retraites, les « hommes de main » de Macron vont pouvoir tester leurs nouveaux « jouets ».

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