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“Kiev se prépare au combat, l’Onu redoute une guerre totale”

mercredi 19 novembre 2014

Tel était le titre d’un grand support de presse populaire daté du jeudi 13 novembre sur la base d’une dépêche de l’Agence Reuters. Néanmoins « la tension continue de monter en Ukraine » où le gouvernement « se prépare au combat en réponse à une concentration de troupes russes dans l’Est séparatiste, laquelle fait craindre à l’Onu une “guerre totale” après deux mois de trêve fragile » [1]. Concentration quoiqu’en dise l’Otan qui n’est confirmée ou validée par aucun cliché satellite ni photos volées par des reporters singulièrement rares sur cette zone de conflit, et aux reportages invisibles au moins dans les grands médias. Nous ne gloserons pas sur l’absence apparente des journalistes, héros modernes des champs de bataille, dont les témoignages nous font ici cruellement défaut… alors qu’il s’agirait, pour la meilleure édification des masses, de saisir sur le vif les actions meurtrières des forces de Kiev dans le Donbass ou pire, les sinistres exactions des djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant.

Au reste les déclarations du commandant en chef de forces alliées de l’Otan en Europe, Philip Breedlove, relatives à la pénétration dans l’est de l’Ukraine de convois de blindés russes, de pièces d’artilleries autotractées, de systèmes Grad de lance-roquettes multiple, sont dénoncées à Moscou comme « sans fondements ». Et il est vrai que personne n’apporte de preuve tangibles étayant ces assertions… lesquelles font suite à toutes une série de colonnes de chars fantômes qui auraient violé la souveraineté du territoire ukrainien au printemps et en été… avant qu’il ne soit question de submersibles russes évoluant sournoisement dans la Mer Baltique au cours du mois d’octobre [2].

Chars fantômes et préparatifs d’assaut

Quant aux observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE] déployés en Ukraine, s’ils ont également confirmé « des incursions militaires russes », ceux-ci restent beaucoup plus prudents [ibidem]. Car si les mots ont un sens, il est difficile de faire dire à ce terme plus qu’il ne dit… une incursion est un acte limité, presque furtif, en tout cas sans suite. Mais à partir de là il est possible de tout sous-entendre et de laisser les imaginations gambader. En deux phrases, là où les experts du service public et de la chaîne France 24, n’hésitent pas s’indigner de l’arrivée de cent chars sur le territoire ukrainien, l’Osce plus prudente ou moins malhonnête, ne parle que de convois de camions-citerne, de quatre chars T-72 et de cinq T-64, soit un total de neuf blindés lourds [3]… pas même un escadron, ce qui est « plus que juste pour lancer une hypothétique offensive ». Même en ajoutant une ou au pire deux douzaines de canons de 122 mm, il est assuré que ce n’est pas avec ce matériel que les indépendantistes pourront se lancer « à la conquête de l’Ukraine » [4].

En face, les moyens et les forces sont sans commune mesure avec ceux des Républicains. Kiev dispose d’une aviation de combat, même si celle-ci a subi de lourdes pertes en raison de l’efficacité de la défense sol-air des russophones [ibid]. Donc, d’un côté des Sukhoï-25... que complète au sol une puissance de feu surclassant de loin les maigres capacités des séparatistes. L’Organisation Human Rights Watch a ainsi constaté l’emploi de lance-roquettes multiples Smerch et Ouragan de 300 et 220 mm. Des engins parmi les plus dévastateurs de ce qui se fait ou se trouve sur le marché de la mort. « Certains de ces systèmes portent à plus de 70 km contre 15 pour les pièces de campagne aperçues dans la zone séparatiste » [ibid/note2]. Alors qui, finalement, possède les moyens effectifs de préparer une offensive ? Considérant les éléments susmentionnés, la réponse n’est à l’évidence pas très difficile à formuler… même si les experts ont plutôt tendance à pencher en faveur d’une « longue guerre de position ». Cependant la conjoncture semble bien être à l’escalade, et pas seulement verbale, resterait à savoir jusqu’où ? À Brisbane le président Poutine est sorti du G20 en claquant la porte alors que l’Américain Obama avait dénoncé la veille dans un style rappelant celui de Benjamin Netanyahou « l’agression russe contre l’Ukraine, qui constitue une menace pour le monde  » [5].

Guerre chaude ou conflit gelé ?

Le conflit opposant Kiev aux provinces séparatistes de l’Est ukrainien aura causé en effet plus de 4000 morts depuis mi-avril. Mais la faute à qui ? À l’Union européenne qui en cohérence avec sa logique interne – ou prisonnière d’icelle - n’a pas commis la moindre erreur au regard des objectifs qui lui sont idéologiquement assignés… sauf de s’enferrer dans une appréciation erronée du rapport des forces morales et de la détermination au Kremlin à ne pas consentir de concessions au-delà du raisonnable. Certainement les fins stratèges occidentalistes ont-ils supputé que les sanctions de 3e niveau, l’opposition populaire interne, le courant libéral présent et actif au sein même du pouvoir, isoleraient le président Poutine et finiraient par lui faire lâcher prise. Le but ultime de l’offensive diplomatique et économique lancée contre la Fédération, étant à n’en pas douter d’évincer un homme dont les options souverainistes sont en contradiction avec le processus en cours d’unification du Marché mondial et de McDonaldisation culturelle de la planète sous l’égide de l’Amérique monde.

Une erreur d’appréciation semblable a été faite à propos du régime baasiste

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Aire géopolitique de l’Otan

syrien et du président Assad qui trois ans durant sont parvenus à résister successivement à la déstabilisation, aux mouvements de foules accompagnant un pseudo printemps arabe démocratique sous la houlette des Frères musulmans et à une guerre dévastatrice… toutes menées ayant in fine échoué à renverser le pouvoir légal. Reste que ce n’est pas parce que Washington connaît des revers successifs, que cela suffirait pour croire que ses ambitions hégémoniques se trouveront bientôt taries… ou pour autant freinées. Le sac à malice des puissances regroupées sous la bannière de l’Otan n’est pas épuisé – pour s’en convaincre, regardons une carte et la masse géopolitique que représente l’Alliance de l’Atlantique nord - et le pire reste très certainement à venir. N’oublions pas que cette guerre a lieu sur notre sol, c’est-à-dire sur le sol européen, celui de l’Europe réelle.

Pour nous résumer. Le cessez-le-feu conclu le 5 septembre à Minsk sous les auspices des président Poutine et Loukachenko, est aujourd’hui caduc. Devant l’actuelle escalade militaire, le 3 novembre, le Conseil de Sécurité des NU, caisse de résonance de la Maison Blanche, mettait très imprudemment de l’huile sur les braises en évoquant le spectre d’une « guerre totale » lors sa 26e session convoquée en urgence [6]. D’autres scénarii étaient également envisagés, celui… « d’un conflit gelé et persistant dans le sud-est de l’Ukraine pendant les années ou les décennies à venir ». Autant dire un abcès de fixation, une plaie suppurante au flanc de la Fédération comme à celui de l’Union, soit un foyer potentiel de conflit, une sorte de Palestine bis sur les rives de la Mer d’Azov… et celles de la Mer Noire avec le port d’Odessa et la Crimée dont le retour à la Russie est toujours et encore refusé par Kiev.

Si non vis pacem para bellum

Dans l’habituel silence médiatique, les hostilités qui n’ont jamais cessé - en dépit de l’accord de Minsk - ont assurément « gagné en intensité depuis les élections organisées le 2 novembre dans les zones séparatistes, scrutin rejeté par Kiev et l’Occident, mais reconnu de facto par la Russie » [7]…. À Kiev, le ministre de la Défense Stepan Poltorak annonçait le 12 novembre le redéploiement des troupes ukrainiennes afin de faire face à une éventuelle offensive et le renforcement de la sécurité autour de Marioupol, port stratégique sur la mer d’Azov désigné – une pure supposition - par les rebelles comme leur prochaine cible [ibid]. Aux dires du porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, des mouvements ayant été observés près de Novoazovsk, agglomération proche de Marioupol, celle-ci pourrait servir de base à une éventuelle offensive sur ce port. Une paranoïa communicative qui rencontre à ce titre de fort nombreuses oreilles complaisantes, aussi bien à Bruxelles, siège de l’Otan que dans les think tanks parisianistes - marigots où grouillent et grenouillent les experts officiels – enfiévrés d’hystérie russophobe [8]. Dans ce contexte, la bataille de l’aéroport de Donetsk continue à faire rage et des obus perdus persistent à tomber sur les civils du bastion rebelle comme ont pu le constater sur place… d’exceptionnels journalistes de l’AFP : « Donetsk a été secoué mercredi [12nov] pendant quelques heures par des tirs d’artillerie plus intenses qu’au cours des derniers jours… » !

Guerre économique, sanctions et atermoiements français

Pourtant la Russie a consenti de substantiels accommodements en gage de bonne volonté. Ainsi en lâchant du lest sur le dossier énergétique et en concédant des révisions significatives, à la baisse, des prix du gaz pour l’Ukraine et la Moldavie. Quant aux sanctions proprement dites, il faudrait sans doute en relativiser la portée. La guerre économique est de toute façon une arme à double tranchant, à manier avec d’infinies précautions… l’Europe agricole [France, Espagne, Pologne, Hongrie…] vient d’en faire l’amère expérience. Car la Russie, en réaction au durcissement des sanctions européennes – dont quelques unes assez vexatoires - se montre de moins en moins politiquement coopérative, sensible ou accessible aux sanctions. Ce pourquoi la Chancelière Merkel – qui incarne et exprime l’absence de consensus européen sur la question - ne se montre désormais guère chaude pour que soient prises de nouvelles mesures à l’encontre de l’économie russe et des personnalités du premier cercle. Voyons cela de plus près [9]

Certes la Russie qui vient d’encaisser coup sur coup plusieurs chocs économiques massifs, doit faire face à une fuite accélérée de capitaux… quelque 130 mds de $. Situation qui accélère une alarmante dépréciation du rouble par rapport au dollar [-30%], pour le soutien duquel la Banque centrale russe a sacrifié en pure perte la bagatelle de 70 mds de $… une part importante de ses réserves de change, même si celles-ci se montent encore à 400 mds de $ ! Conséquences : si les autorités financières russes se sont résignées à laisser flotter le rouble et même si l’endettement de l’État reste marginal, les taux de prêt à dix ans n’en sont pas moins montés à 10% ! De leur côté le prix du pétrole à l’international ayant chuté de 30% - alors que sa vente représente les 2/3 des exportations de la Fédération - la croissance russe en 2015 sera nulle.

De plus, en raison du blocage des importations agricoles, les prix des denrées alimentaires flambent. Les entreprises du secteur privé doivent quant à elles débourser 30 mds de $ d’ici la fin de l’année pour honorer leurs prêts à court terme… et ce montant s’élèvera à cent milliards en 2015 avec une multiplication accrue des risques de défaillance et partant… d’une flambée subséquente des taux d’intérêts. Or si la stagflation de l’économie est déjà là, la récession se profile à son tour et avec elle, une cohorte d’effets catastrophiques pour l’économie occidentale. D’où des limites vite atteintes - et à ne pas dépasser – de la politique de sanctions, politique délicate d’emploi, peu efficace comme on peut le constater, à terme potentiellement contreproductive… singulièrement en ce qu’elle rejette la Russie vers l’Asie et re-bipolarise le monde dans un climat délétère de nouvelle Guerre froide.

Constatons à ce propos que la Communauté internationale est loin de s’aligner derrière le Bloc occidentaliste. Chinois, Indiens, Brésiliens... ont refusé de participer aux sanctions dirigées contre la Russie. Pékin et New Delhi ont même consolidé leur partenariat stratégique avec Moscou. Quant aux marchés que les Européens ont perdus par bêtise au mépris de tout bon sens, ce sont les Helvètes, les Israéliens, les Égyptiens, les Marocains et les pays d’Amérique latine qui les récupèrent... Dans cette aventure l’Occident est donc non seulement loin de faire l’unanimité, il est également loin d’être uni : alors que l’Europe orientale pousse à la roue, l’Ouest se montre beaucoup plus circonspect voire réticent. L’affaire des navires Mistral [10] – dont la première unité, vient de recevoir son immatriculation et arbore sans attendre le pavillon russe – est emblématique de la cacophonie ambiante… dans la classe politique européenne et en France où le gouvernement montre tout à la fois son incohérence et son incohésion, l’un disant blanc, l’autre noir en un piteux ballet d’atermoiements, d’allers et de retours sans suite ni sens.

Retour sur une image troublante

Quatre mois après la tragédie [298 morts] dans l’est de l’Ukraine l’évacuation de ce qui restait du Boeing MH17 a enfin commencé ce 16 novembre sous la supervision du ministère des Situations d’urgence des autorités séparatistes, d’experts néerlandais et d’observateurs de l’Osce [11]. Les débris doivent être finalement évacués vers les Pays-Bas afin d’y être analysés et une partie de l’appareil reconstitué par le Bureau d’enquête pour la sécurité [OVV].

Opportunément, un certain George Biltse se déclarant ingénieur du MIT, aurait fait parvenir récemment un courrier électronique à l’Union russe des ingénieurs, organisme auteur d’un « rapport préliminaire » sur l’accident du vol MH17 des Malaysia Airlines le 17 juillet dernier. Commentant le cliché satellite contenu dans le courriel, Ivan Andrievsky, vice-président de l’Union russe des Ingénieurs, s’est autorisé à déclarer : « Il s’agit d’une photo prise depuis l’espace à partir d’une orbite basse. Les indications figurant sur l’image semblent indiquer qu’elle provient d’un satellite espion américain ou anglais [12]. L’analyse détaillée de l’image ne fait apparaître aucun signe de trucage  »… Contrairement à ce qu’affirme péremptoirement la propagande médiatique, les télévisions notamment diffusant un argument folklorique : l’identification de l’appareil serait, sur le cliché, mal situé… ces gens possède une très bonne vue, n’est-ce pas ? Le 21 juillet, le commandant en chef de la Direction des opérations de l’état-major des Forces armées russes, le général Andrey Kartopolov, avait auparavant déclaré qu’un chasseur ukrainien SU-25 avait été repéré sur place juste avant la chute du Boeing. Dont acte !

En attendant l’Ukraine se prépare au pire, c’est-à-dire à la guerre

Certes l’ONU évoque sa crainte d’une « guerre totale ». Qu’est-ce à dire ? S’agit-il d’un conflit opposant l’Ukraine à la Russie avec ou sans un troisième terme qui serait l’Otan ? Dans cette dernière hypothèse nous serions dans un cas de figure trop souvent invoqué ces temps-ci, celui d’une conflagration mondiale. Guerre totale signifie en effet l’engagement de tous les moyens et ressources disponibles ou accessibles sans exclusion du recours au nucléaire. Or vu de l’état de déliquescences des économies ukrainienne, européenne et américaine, aucun des protagonistes de part et d’autre de la ligne de front ne devrait en principe songer un seul instant à une aventure immédiatement ruineuse. Et alors que d’autres fronts chauds sont actifs et requièrent toute l’attention des Occidentaux, en Afrique de l’Ouest, au Sahel, dans la Corne de l’Afrique, en Irak et au Levant… Otan et Russie sont économiquement deux hommes titubant, en espérant que le vis-à-vis sera le premier à faire un faux pas, à tomber ou à tourner le dos, les épaules basses. Mais certes l’on assistera sûrement à la reprise de combats d’une certaine intensité et à des offensives limitées dans le temps et dans l’espace. Mais de guerre « totale » point… sauf deus ex machina ou dérapage imprévu !

Parce que le raisonnement développé ci-dessus ne vaut qu’avec et pour des acteurs rationnels. Or l’une des erreurs les plus communes, celle à laquelle aucun expert n’échappe, consiste à croire que les choix, même ou surtout cruciaux, procèdent de la logique, de l’intérêt et du bon sens. Si logique il y a, elle est d’ordre météorologique, c’est-à-dire imprédictible à moyen terme parce que faisant intervenir des paramètres trop abondants ou non identifiés. Posons que, pour une très grande part, les décisions politiques ne sont presque jamais rationnelles parce qu’elles obéissent à des logiques cachées, à des arrières pensés, à des calculs tortueux. Conclusion : tout indique aujourd’hui que rien d’irréversible ne devrait se passer à l’Est de l’Ukraine sauf à ce que des volontés bellicistes, tapies en embuscade, ne l’emportent au moment X dans la balance des pouvoirs. Un grain de sable parfois suffit à enclencher une cascade de conséquences catastrophiques. Événement qui peut intervenir à tout moment lorsque une masse critique de circonstances s’est formée, lorsqu’une situation est arrivée à maturité se trouvant proche du « saut qualitatif »… alors n’importe quel choc, détail infime, réaction d’humeur peut enclencher une « réaction en chaîne »… Comme par exemple les ridicules autant qu’ineffables chipotages du gouvernement français à propos des Mistral !

Léon Camus 17 novembre 2014

Notes

[120minutes.fr13nov14

[2Des colonnes fantômes directement propulsées sur le cyberespace par la Maison-Blanche : @ambassadorRice « Russia’s military incursions into Ukraine - artillery, air def systems, dozens of tanks & military personnel–represent significant escalation » Twitt de Susan Rice, Conseiller à la sécurité nationale [National Security Adviser ] en date 26 août 2014 - 03/06.

[3Atlantico 14 novembre 2014, entretien avec Philippe Migault, chercheur à l’IRIS, « Bruits de bottes grandissants en Ukraine ».

[4atlantico.fr14nov14

[5lemonde.fr15nov14

[6lesechos.fr13nov14

[7reuters13nov14

[8Bien représentée le 16 novembre sur le plateau d’itélé animé par le narcissique Olivier Galzi où le communicant Jean-Luc Mano voulait faire interdire mordicus – mais avec habileté et âpreté - la livraison des navires Mistral commandés par la Russie à nos arsenaux… au motif que « la France n’est pas une entreprise commerciale ». Son coreligionnaire Rony Brauman, l’un des fondateurs de MSF, fit à l’inverse preuve de plus de subtilité en adoptant une position moins tranchée et plus nuancée sur la forme, favorable à la finalisation du contrat. Reste que la teneur générale des débats actuels révèle des fermentations passionnelles russophobes totalement étrangères aux intérêts bien compris des Européens en particulier et de l’Occident en général.

[9Cf. la chronique économique du 16 novembre 2014 [19h15] de Valérie Segond sur France culture.

[10La France a jusqu’à fin novembre pour livrer un premier bâtiment de guerre Mistral à la Russie si elle ne veut pas s’exposer à de « sérieuses » demandes de compensation chiffrables en milliards d’€ [RiaNovosti]. Empêtré dans cette affaire et empoté comme à l’accoutumé, le sieur Hollande, Monsieur « Je », a annoncé à l’issue du G20 de Brisbane lors d’une conférence de presse [AFP16nov14] qu’il déciderait personnellement de la livraison ou non des Mistral à la Russie « en dehors de toute pression, d’où qu’elle vienne et en fonction de deux critères, les intérêts de la France et l’appréciation que j’ai de la situation »… conditionnant malgré tout sa décision au respect intégral du cessez-le-feu au Donbass [huffpost.fr16nov14]. Vœu pieu d’un plaisant irréalisme.

[11lexpress.fr16nov14

[12Réseau Voltaire, 15 novembre 2014, www.voltairenet.org/article185924.html

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