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Défense : vers un budget réduit au minimum ?

vendredi 29 mars 2013

Le Livre Blanc sur la Défense annonce clairement le renoncement de la France à toute indépendance nationale, sacrifiée à une « européanisation » qui n’est en fait, en matière militaire qu’un alignement sur le Pentagone.

L’influence du PNAC

Le document du Projet pour un Nouveau Siècle Américain relatif à la Défense nationale des États-Unis qui s’intitule « Reconstruire les Défenses de l’Amérique » était un groupe de travail chargé de proposer une nouvelle stratégie générale aux néo-conservateurs pour relancer l’hégémonie des États-Unis sur le monde.

Il a été dissout en 2005 et remplacé, avec pour la plupart d’entre eux les mêmes membres, par une organisation du même type visant à un renforcement de l’Union européenne. Un renforcement dans certains domaines et dans le but de faire de l’Union européenne un satellite des États-Unis.

Il vaut mieux, en effet réunir sous une seule bannière plusieurs pays tenus par des règles limitant leur indépendance. C’est plus facile que devoir multiplier les ponts bilatéraux pour modeler des pays différents, chacun présentant ses particularités et conservant son indépendance politique.

Paru en septembre 2000, le rapport du PNAC n’a commencé à attirer sérieusement l’attention de certains analystes qu’après les attentats du 11 Septembre contre les tours du World Trade Center et le Pentagone. Pourtant, ce document est à la politique états-unienne au XXIe siècle ce qu’a été le Mythe du XXe Siècle pour la politique de l’Allemagne Nazie.

Pierre Henri Bunel
http://desordresmondiaux.voila.net/...

Défense : vers un budget réduit au minimum ?

François Hollande doit réunir ce mardi un Conseil de Défense, à l’Elysée, sur l’avenir des Armées. Le président de la République va devoir procéder à un arbitrage entre la souveraineté militaire du pays et les exigences d’économies du ministère du Budget. Des économies qui pourraient déboucher sur la suppression de 30.000 à 50.000 emplois.

Le porte-avions Charles de Gaulle est le navire le plus prestigieux, mais aussi le plus coûteux, de la Marine nationale.

L’inquiétude gagne le ministère de la Défense et les industries militaires : l’exécutif va devoir trancher, dans les jours à venir, sur une nouvelle orientation bugétaire pour la Défense française. Mi-avril, un nouveau Livre blanc de la Défense française sera publié : d’ici là, François Hollande, chef des Armées, aura dû procéder à un arbitrage entre deux hypothèses pour la réduction des coûts des forces armées françaises.

Ces deux hypothèses, l’une comme l’autre, s’avèreront difficiles pour le monde de la Défense, déjà touché par une baisse des effectifs sur la période 2009-2015 (la suppression de 54.000 postes était prévue). La moins pire des deux, le scénario « Y », prévoit, selon les informations du journal Le Monde, une baisse du poids de la Défense dans le PIB à 1,25% en 2025 (il est aujourd’hui de 1,56% du PIB).

Bercy veut « tuer le ministère de la Défense »

La deuxième hypothèse porte la lettre « Z ». C’est le scénario défendu par le ministère de la Défense. Le budget serait réduit à 28 milliards d’euros pour 2015, contre 31,4 milliards aujourd’hui. Un projet inacceptable pour Patricia Adam, présidente (PS) de la commission de la Défense à l’Assemblée Nationale. Elle accuse Bercy de vouloir « tuer la Défense » :

Patricia Adam : « Si on décide de la ligne Bercy, on se limite à la sécurité de notre territoire national uniquement »

Parmi les conséquences soulignées par Le Monde, la possibilité de ne plus mener qu’une seule opération extérieure à la fois, avec 7.000 hommes au maximum. Dès 2015, il entraînerait également 50.000 suppressions d’emplois, et une division par deux, à terme, du format de l’armée, en nombre d’avions de chasse par exemple.

France Info le Mardi 26 Mars 2013


Bilan d’activités 2012 de la DGA

L’avenir des systèmes de défense passe par l’expertise technologique
Couverture du bilan d’activités 2012 de la DGA

Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, a présenté ce jour à la presse le bilan d’activités 2012 de la direction générale de l’armement (DGA), dont le fil conducteur a été celui de l’expertise technologique au service de notre outil de défense.

Cette expertise, qui permet de maintenir au meilleur standard mondial l’équipement des armées et qui préserve la compétitivité de l’industrie française et européenne, a fait l’objet d’avancées majeures en 2012. Le tir du premier missile de croisière naval dans ses versions surface et sous-marine, le premier vol du drone de combat sans pilote Neuron, la livraison du premier Rafale équipé d’un radar à antenne active, en sont les illustrations emblématiques, pour la plupart des premières européennes.

Ces réalisations sont le fruit d’une politique d’investissement continue du ministère dans la recherche de défense. En 2012 la DGA aura ainsi investi 725 millions d’euros dans les études amont irriguant l’industrie de défense française, industrie à haute valeur technologique et source d’emplois peu délocalisables. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a décidé de porter ce montant à 750 millions d’euros en 2013.

L’effort de recherche s’appuie également sur un tissu dynamique de PME françaises que la DGA accompagne à travers son dispositif Rapid (régime d’appui pour l’innovation duale). Rapid a rencontré à nouveau un vif succès en 2012 avec 62 projets sélectionnés. Une des mesures phares du Pacte Défense PME lancé par le ministre de la Défense, lors du forum DGA innovation le 27 novembre 2012, est l’augmentation de 25% sur trois ans des crédits Rapid.

En matière de coopération, Laurent Collet-Billon a mentionné les perspectives offertes par l’axe franco-britannique sur les drones de combat pour préparer le futur de l’aviation de combat européenne, ainsi que le dialogue soutenu avec l’Allemagne et l’Italie.

Parallèlement à l’investissement pour l’avenir, la DGA a poursuivi en 2012 la livraison de matériels qui dotent l’armée française de capacités déterminantes : par exemple, la première frégate multimissions FREMM, le système Félin qui équipe désormais 50% des régiments d’infanterie, les quatre premiers NH90 Caïman TTH, le 40e hélicoptère d’attaque Tigre, deux systèmes de défense anti aérienne SAMP/T, l’armement air-sol pour frappes de précision AASM.

Au total, l’équipement des forces a généré en 2012 un montant de 10 984 millions d’euros de paiements à l’industrie, en hausse de 10% par rapport à 2011.

Les engagements réalisés par la DGA se sont élevés à 6 368 millions d’euros. Les deux dernières commandes de l’année 2012, à fort contenu technologique, sont le programme Comcept de communications numériques militaires par satellite à très haut débit, et l’étude de levée de risques F3-R du prochain standard du Rafale.

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