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Aux origines de la conférence « de Bilderberg »

Première partie

dimanche 17 juin 2012

Par G. BAUMANS, Bruxelles le 12.06.2012

Du 31 mai au 3 juin 2012 s’est tenue à l’hôtel Westfields Marriott de Chantilly (Virginie, Etats-Unis), à une quarantaine de kilomètres de la Maison Blanche et à mi-chemin entre le Dulles International Airport et le siège central de la CIA à Langley, la Conférence annuelle « de Bilderberg ». C’est sous la nouvelle présidence du Français Henri de Castries (Président du Directoire du groupe AXA) et avec la discrétion qui caractérise son organisation et la tenue de ses débats que cette rencontre a réuni cette année encore un peu plus de 145 participants parmi lesquelles MM Josef Ackermann (Chairman de la Deutsche Bank AG), Kenneth Clarke (Membre du Parlement Britannique et Ministre de la Justice), Peter D. Sutherland (Chairman de la banque Goldman Sachs International) ou encore M Henry A. Kissinger, participant de longue date de ces rencontres. A l’occasion de cette soixantième Conférence et pour mieux cerner la nature et les objectifs de celle-ci, remontons le temps jusqu’en mai 1954, moment où eut lieu la première Conférence dite « de Bilderberg ».

JOSEF RETINGER, ARCHITECTE DU « GROUPE DE BILDERBERG »

Intéressons nous tout d’abord à la personnalité de celui que tous, conformément au mots de C. D. Jackson (Général Américain, expert de la Guerre Psychologique ayant servi au Strategic Services durant la Seconde Guerre Mondiale puis devenu Assistant Spécial du Président Eisenhower), considéraient comme « une sorte d’éminence grise de l’Europe » et qui, par son action de père fondateur et de Secrétaire du groupe « de Bilderberg », réussit dans l’après-guerre à fédérer autour de l’idée d’une unification européenne dans le cadre du Traité de l’Alliance Atlantique des personnalités parmi les plus influentes de son temps, tant européennes qu’américaines.

Né le 17 avril 1888 à Cracovie, dans la Pologne autrichienne, Josef Hieronimus Retinger part en 1906 faire ses études à Paris où, fréquentant de nombreux salons et cafés littéraires français, il fera la rencontre d’André Gide, de Giraudoux, de François Mauriac, de Maurice Ravel , ou encore du Marquis Boni de Castellane.

Dès 1917, Josef Retinger s’intéresse activement à la question européenne, nourrissant ses réflexions des théories des fédéralistes britanniques, propagateurs et ardents défenseurs notamment de l’idée d’un gouvernement mondial. Patriote dans l’âme, Retinger s’attachera également à promouvoir, dans une optique fédéraliste, les intérêts de son pays natal, la Pologne, celui-ci étant alors pris en étau entre la Russie et l’Allemagne.

Vers la fin de la Première Guerre Mondiale, ses machinations pour une Pologne libre ayant toutefois fini de le rendre indésirable aux yeux de tous, sa tête sera rapidement mise à prix par les Puissances Centrales et les Alliés lui interdiront l’accès à leur sol. Exilé aux Etats-Unis, il sera jeté pour un temps en prison.

Revenu de ces aventures, Retinger sera durant la Seconde Guerre Mondiale étroitement associé avec le Chef du Gouvernement Polonais en exil, le Général Wladyslaw E. Sikorski et sera notamment l’inspirateur, en 1943, du Comité Interallié des Ministres des Affaires Etrangères à Londres.

A la fin du terrible conflit mondial, peu avant qu’il ne fonde avec son ami M Paul Van Zeeland (Homme d’Etat et ex-Premier Ministre Belge) la Ligue Européenne de Coopération Economique et ne devienne, suite au Congrès de La Haye qu’il co-organisa, Secrétaire du Mouvement Européen et du Comité International de Coordination des Mouvements pour l’Unité Européenne, Josef Retinger tint un discours au Royal Institute of International Affairs le 7 mai 1946 à Londres qui restera dans les annales pour avoir été, dans l’après-guerre, l’un des tous premiers appels en faveur de l’unification politique du Vieux Continent.

Le 9 décembre 1948, une délégation du Mouvement Européen se rend au Quai d’Orsay, à Paris, pour remettre au comité d’étude pour l’Union européenne créé par les cinq États signataires du Traité de Bruxelles un projet d’Assemblée européenne. De g. à dr. : Francis Leenhardt (ancien résistant et Député Français), Étienne de la Vallée Poussin (Sénateur Belge et membre de l’Assemblée Consultative du Conseil de l’Europe), Duncan Sandys (gendre de Sir Winston Churchill, Député Britannique puis Ministre d’Etat) , Robert Bichet (Parlementaire Français, Président du Conseil Supérieur du Pétrole et Vice-Président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe), Joseph Retinger, Raoul Dautry (Ministre d’Etat Français et Administrateur Général du Comissariat à l’Energie Atomique) et Henri Brugmans (Président Exécutif de l’Union Européenne des Fédéralistes).

LA METHODE RETINGER

Durant la première partie de l’année 1952, Josef Retinger consulta un certain nombre de ses amis, parmi lesquels MM Paul van Zeeland et Paul Rykens (à l’époque Président du groupe Unilever), et réussit grâce à ces nombreux contacts liés durant la Seconde Guerre Mondiale à réunir un groupe de personnes, parmi les hommes les plus influents dans leurs domaines respectifs et à les amener à prendre un intérêt actif dans ses projets.

La principale difficulté de cette tâche était, selon Retinger, de trouver les personnes les plus appropriées pour jouer un rôle de premier plan.

En mai, le Dr Paul Rykens introduisit Retinger auprès du Prince Bernhard des Pays-Bas. Au cours de leur premier entretien, celui-ci se montra à la fois sympathique et intrigué à l’égard du projet. Josef Retinger pensa au rôle que pourrait jouer le Prince, qu’il avait rencontré brièvement durant la guerre et au Congrès de la Haye en 1948. Celui-ci, fervent défenseur de la cause de l’unité européenne, s’intéressait à la politique et accepta de se joindre à MM van Zeeland et Rykens.

Le groupe s’élargi rapidement et fut rapidement rejoint par M Alcide de Gasperi (Président du Conseil et fondateur du parti Democrazia Cristiana) et l’Ambassadeur Pietro Quaroni pour l’Italie, M Hugh Gaitskell (à l’époque leader du Labour Party) et Sir Colin Gubbins (ex-Chef du Special Operations Executive) pour la Grande-Bretagne, MM Antoine Pinay (Président du Conseil) et Guy Mollet (ex-Ministre d’Etat, devenu chef de fil de l’opposition) pour la France, M Max Brauer (Maire de Hambourg) et le Dr Rudolf Mueller (avocat d’affaires et ancien président de la German Economic Administration de la zone anglaise pour l’Allemagne), MM Panagiotis Pipinelis (Représentant Permanent pour la Grèce auprès de l’OTAN) et M Ole Bjorn Kraft (Ministre des Affaires Etrangères) pour le Danemark.

Une première réunion fut ainsi organisée à Paris le 25 Septembre 1952 et les participants y convînrent de l’urgence d’agir afin d’améliorer les relations entre alliés européens et américains.

Des années plus tard, l’ambassadeur Quaroni, décrira ainsi cette réunion : « Je me souviens de la première réunion à laquelle j’ai été invité. Nous avons été pressés autour d’une très grande table dans une petite pièce. Nous nous sommes accordés sur le principe, mais ne savions pas comment exécuter, organiser les choses, comment trouver les moyens. Rien n’était clair. Des suggestions jaillirent de la bouche de Retinger comme des rafales de mitrailleuses. Elles n’étaient pas toutes excellentes, il est vrai, mais quand l’une d’elles était réfutée, il en tirait dix de plus de sa manche. Il était probablement le seul parmi nous qui ait jamais vraiment étudié la question des deux côtés de l’Atlantique et qui avait des idées précises sur le sujet ».

Après la réussite de cette première réunion, le « groupe » se consacrera durant l’année 1953 à l’établissement de nouveaux contacts ainsi qu’à des consultations, ponctuées d’une série d’autres réunions ainsi que deux visites aux Etats-Unis où, en raison de l’agenda politique (les élections présidentielles s’étant déroulées le 4 novembre 1952), et selon Retinger, « les choses avaient été un peu plus lentes à démarrer ». Un groupe américain fut alors créé et, rapidement, se réunit sous la présidence M John Coleman (Président de la Société Burroughs), assisté par M Joseph Johnson (Directeur de la Fondation Carnegie).

LE GROUPE SE MET AU TRAVAIL

Ainsi constitué, le groupe réuni autour de Josef Retinger se mit rapidement au travail et dès la fin du mois de janvier 1954, celui-ci s’attela, sur base des notes de MM Gaitskell, Rykens, van Zeeland, du Dr Mueller et de l’Ambassadeur Quaroni, à la rédaction d’un premier rapport relatif aux relations entre l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique.

Les 7 et 8 février, le « groupe » se réunit de nouveau à Paris, au 12bis Rue Christophe Colomb (8e arr.), dans l’appartement de M. Kajetan Morawski (ami de Retinger et militant pro-européen, surnommé « Le légendaire ambassadeur de la Pologne libre », il fut l’un des partisans « d’une Europe cuisinée à la française »).

La réunion commença le dimanche 7 février à 16h30, les participants travaillèrent jusqu’à l’heure du dîner et reprirent leurs travaux le lendemain dès 9h30 jusqu’au soir, ne s’arrêtant à peine que pour prendre un déjeuner à la fourchette offert par leur hôte.

Le 25 février, une réunion du groupe adopta à l’unanimité la version finale du rapport dont, comme il avait été convenu et afin d’éliminer d’avance toute zone de friction côté européen, la note contenant certaines critiques émises par les Américains ne serait transmise qu’à ces derniers.

L’ARAIGNEE TISSE SA TOILE

Durant les mois de mars, avril et jusqu’à la première conférence qui se tiendra fin mai, Josef Retinger va multiplier les contacts et les échanges avec les différents membres du groupe afin de s’assurer du bon déroulement du recrutement des personnalités à inviter lors de celle-ci.

Début mars il rencontre M Harold Macmillan (Ministre d’Etat Britannique dans les cabinets Eden et Churchill) avant d’aller à Paris s’entretenir avec MM Antoine Pinay et Guy Mollet.

Le 28 mars il arrive à Bruxelles pour assister à la réunion du Bureau Exécutif du Mouvement Européen où il s’entretiendra notamment avec M Paul-Henri Spaak (ancien Ministre d’Etat Belge, Président du Mouvement Européen et premier Président de l’Assemblée Générale de l’O.N.U.) et Sir Winston Churchill.

Le 13 avril, S.A.R. le Prince Bernhard des Pays-Bas lui rend visite à Londres afin de lui assurer que « tout est bien en mains pour la conférence Europe-Amérique. »

Début mai, les cartons d’invitations, à en-tête du Palais de Soestdijk et signés de la main du Prince, sont imprimés et envoyés personnellement à la septantaine d’invités qui participeront à cette première conférence.

Le Prince et Retinger se reverront le 15 mai afin de parler des derniers arrangements à prendre avant que celui-ci ne se rende le lendemain à Bruxelles dans l’intention d’en référer à Paul van Zeeland, à qui il écrira pas moins d’une dizaine de lettres durant cette période.

SHOW MUST GO ON…

Cette première conférence se tint donc à l’Hôtel Bilderberg d’Oosterbeek, près d’Arnhem, dans les hautes terres boisées de l’Est des Pays-Bas, les 29, 30 et 31 mai 1954.

Elle réunit un groupe d’hommes d’Etat éminents, de financiers, d’industriels et d’intellectuels des principales nations d’Europe et des Etats-Unis d’Amérique pour la conférence internationale la plus inhabituelle jamais tenue jusque-là.

Le samedi 29 mai à 10 heures, S.A.R. le Prince Bernhard des Pays-Bas ouvrit cette première journée de rencontre en remerciant tous les participants d’avoir bien voulu répondre à son invitation ainsi que de leur présence à cette conférence qui devrait « permettre un libre échange de vues sur le développement des relations entre les Etats-Unis d’Amérique et leurs alliés de l’Europe Occidentale. »

Dans son discours inaugural, le Prince enjoignit ceux-ci à garder à l’esprit les points suivants :

· « Etant donné que les pays libres de l’Europe, les Etats-Unis et le Canada doivent agir comme une unité, ils devront s’efforcer de penser de même » (nous soulignons) ;

· « Il s’agit d’un processus à long terme. Mais entretemps, nous devons nous efforcer d’éliminer les frictions et les malentendus qui existent dans le monde occidental » (nous soulignons) ;

· « Les peuples de l’Occident doivent devenir plus conscients de leur responsabilités à l’égard du monde entier et (…) nous devons apporter au monde la preuve que notre réponse aux problèmes mondiaux est la bonne. Nous devons offrir au monde une conception de la coopération internationale, de la civilisation et du mode de vie qui permette à tous de trouver une place, y compris ceux qui sont nos adversaires aujourd’hui ».

Après de vifs applaudissements, le Prince laissa la parole aux rapporteurs du groupe afin que ceux-ci exposent aux participants le contenu des premiers rapports qui servirent de base de travail pour la conférence.

Vue aérienne de l’Hôtel Bilderberg à Oosterbeek.

Très vite après, les premiers échanges de vues s’organisèrent. Parmi les interventions marquantes, nous noterons celle de M Gardner Cowles (patron de presse Américain) qui, partant du « fait que, selon lui, les Etats-Unis pour la première fois de leur histoire ne se sentent plus en sécurité » face au « danger réel, important et immédiat pour la civilisation mondiale » (nous soulignons) que représente l’Union Soviétique, il est d’avis que « l’Otan constitue la meilleure protection possible pour l’Europe Occidentale », position sur laquelle il sera rejoint par M Gaitskell.

Certains européens se montrent quant à eux plus nuancés sur ce point, tel M Giovanni F. Malagodi (Député Italien et Directeur de Banca Commerciale Italiana) qui, déplorant « que l’Article 2 du Traité Atlantique, relatif à l’évolution de cette alliance vers une communauté atlantique ait été négligé », ira jusqu’à se plaindre « qu’il n’est pas si facile de jouer le rôle de partenaire secondaire dans l’alliance occidentale ». Ce dernier fit enfin remarquer « qu’on a trop souvent tendance à parler de « leur » plan (« le plan des Américains », ndA) ou de « leurs » idées au lieu de « notre » plan, « nos » idées, concluant, que les grands ne devraient pas vouloir dominer les petits mais que tout devrait être réglé d’un commun accord ».

On peut ici constater une des oppositions fondamentales entre les Etats-Unis et certains de leurs alliés européens sur la question du rapport de force au sein de l’Alliance atlantique, opposition que l’activité du « groupe » doit tenter d’aplanir par son action afin que tous puissent « agir comme une unité » et s’efforcent « de penser de même. »

Après un déjeuner, les échanges de vues se poursuivirent toute l’après-midi.

Parmi ces interventions, celle du Dr H. M. Hirschfeld (Economiste Hollandais), membre du « noyau dur » du « groupe », illustre bien l’état d’esprit « interdisciplinaire » qui règne durant les débats de cette assemblée, tout en dégageant la ligne idéologique derrière laquelle les participants sont attendus à se ranger.

Ainsi, il dit : « Il existe deux systèmes au sein du monde libre, celui de la « libre entreprise » (le système libéral/capitaliste, ndA) et celui de la « sécurité sociale » (le système de l’état-providence/socialiste, ndA). Entre eux, il nous appartient de trouver un juste milieu (la « troisième voie », ndA). » Le Dr Hirschfeld poursuivra son allocution, déclarant avoir « été frappé du fait que jusqu’à maintenant dans la discussion sur la défense contre le communisme on n’ait pas porté attention au rôle joué sur ce point par la religion et les divers communautés confessionnelles car il s’agit là, pour Hirschfeld, d’un des points les plus importants » qu’il regrette d’avoir vu omis jusqu’ici.

Durant ces trois jours, on verra ainsi les interventions se succéder et le discours des membres du « noyau dur » et des quelques intervenants qui y réagissent glisser allégrement du point de vue militaire à celui de l’économie, de la politique ou bien encore du spirituel, dans un esprit de totale communion contre « l’ennemi Soviétique ». Dans ces Mémoires (rédigées par son secrétaire personnel, M John Pomian), Retinger racontera d’ailleurs qu’ « après trois jours à vivre ensemble dans ce lieu isolé, que les participants n’ont quitté qu’une seule fois, lorsque le Prince Bernhard les a invités à un cocktail au Palais Royal tout proche, un lien encore flou mais déjà discernable avait était créé. Une nouvelle entité était née. »

Photo prise durant la première Conférence « de Bilderberg ».

L’EFFET BILDERBERG

Quiconque a déjà assisté à ce « genre » de session sait qu’un panel limité de rapporteurs peut à lui seul diriger et orienter comme bon lui semble les débats d’une « telle » assemblée.

C’est grâce à son côté à la fois « formellement informel » et « informellement formel » (les participants agissant ici à titre privé mais avec la qualité d’expert que leur confère leur fonction) que les Conférences « de Bilderberg » réussirent à fédérer autour de leurs idées tant d’hommes influents de cette époque jusqu’à aujourd’hui.

C’est grâce à cette ambiance si particulière où se mêle solennité et convivialité que les membres du « groupe » réussirent depuis 1954 à amener chaque participant à s’ouvrir à la confidence de tous mais également à se montrer réceptif et à recevoir la parole qui lui était délivrée.

Grâce à l’autorité qui émane de ses rapporteurs ainsi que de son nom, le « groupe de Bilderberg » a su influencer depuis près de soixante ans et dans une majeure partie les intérêts politiques, économiques, sociaux et culturels des peuples d’Europe et d’Amérique.

A ce propos et afin de mieux pénétrer l’esprit et les buts de cette réunion, relisons ensemble ce qu’écrivait Josef Retinger dans une note circulaire aux membres du « groupe » (le « noyau dur ») datée du 5 mai 1954 :

« Il convient de rappeler que la Conférence ne visera pas à élaborer des solutions à chacun des problèmes que doit affronter l’alliance occidentale. (…) Mais la Conférence étudiera les répercussions de ces problèmes sur l’opinion publique et les voies par lesquelles celle-ci peut-être influencée favorablement (nous soulignons).

« Les gouvernements démocratiques peuvent diriger l’opinion de leur pays, mais ils doivent également suivre ses orientations, et c’est pourquoi nous croyons qu’à l’heure actuelle, alors que les gouvernements occidentaux développent tous leurs efforts pour maintenir leur unité, la tâche qui revient en propre aux individus est d’agir sur l’opinion publique de leur propre pays afin de la conduire d’aussi près que possible à la rencontre de celle des autres pays de l’alliance occidentale (nous soulignons). »

EPILOGUE

Depuis 1954, les conférences annuelles « de Bilderberg » ont réunis des centaines de participants issus du monde politique, de la finance, de l’industrie ou encore de la presse.

Grâce à un agenda parfaitement choisi, des rapports minutieusement rédigés afin d’orienter le plus efficacement le panel de participants sélectionnés pour leur influence et leurs « sympathies transatlantiques », et surtout grâce à la renommée de son organisation, le « groupe de Bilderberg » a réussi à guider et à influencer de manière déterminante l’opinion publique et les principaux dirigeants politiques et économiques du « monde occidental » en vue de la construction d’un bloc économique et politique européen dans le cadre d’une interdépendance économique (Plan Marshall) et militaire (OTAN) avec les Etats-Unis.

A travers les origines du « groupe », c’est toute l’ingérence de ces quelques hommes dans les grands évènements de la seconde moitié du XXe siècle et jusqu’à aujourd’hui qui apparaît au grand jour, comme semble nous l’indiquer les grands thèmes inscrits à l’agenda de ces conférences ainsi que les personnalités qui s’y retrouvent pour, chaque année, y communier durant trois jours…

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