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Le Trumpisme à l’épreuve de la réalité

jeudi 5 novembre 2026

Ces élections de mi-mandat ont été le théâtre de bouleversements avec la fraude électorale orchestrée par le clan démocrate et par le rejet de la loi Save par la Cour suprême. Même si le clan MAGA restait mobilisé, le vote des étrangers en faveur des démocrates a fait la différence par rapport à l’élection présidentielle de 2024. Ce phénomène s’est illustré au Texas et au Kansas, deux fiefs républicains, qui ont basculé dans le camp démocrate grâce au lobby musulman représenté par le nouveau maire de New York et le représentant El-Sayed.

Trump s’est pris de plein fouet le revers de la médaille sioniste de Nétanyahou avec la guerre en Iran, de George Soros avec l’immigration et, surtout — et pas des moindres —, le lobby judiciaire de Marc Elias du cabinet d’avocats Perkins Coie qui a acheté la majorité des juges.

Ce statu quo dure depuis le début du premier mandat de Trump avec le limogeage du général Michael Flynn, homme de grande valeur qui n’a eu de cesse de demander de nommer les responsables de la faillite de son pays et de les traduire en justice. L’affaire du Russiagate n’a jamais été déclassifiée et le dossier du « special counsel » Durham n’a jamais été instruit. Même si nous connaissons les coupables, ils sont libres comme l’air et ont pu réaliser une nouvelle fraude électorale avec l’aide de la Cour suprême.

Rejeté au Sénat après son adoption à la Chambre, le SAVE America Act visait à durcir les conditions d’inscription et d’identification des électeurs. Derrière cet échec du Parti républicain, il faut y voir une défaite de son propre parti dans les élections de mi-mandat ; son camp l’a encore trahi.

Les États-Unis ne pourront jamais s’en sortir sans une refonte de leur système électoral, qui est indigne d’un pays occidental. Le vote par correspondance, qui est à l’origine de la fraude électorale de 2020, perdure avec les machines de vote électronique qui sont perpétuellement piratées par les services électoraux.

Ces élections ont été aussi la défaite de la guerre en Iran qui, à ce jour, n’a jamais été définie et qui a eu comme conséquence d’affaiblir le pouvoir d’achat des Américains. Quand on pense qu’un salaire de 60 000 dollars est à peine suffisant pour un habitant du centre-ville de San Francisco, l’augmentation du prix de l’essence est la goutte qui a fait déborder le vase. Mais il reste en suspens la question que tout le monde se pose : Trump est-il toujours en capacité à gouverner par son seul nom ?

Le trumpisme est un mouvement d’espoir né des ravages du bellicisme de la famille Bush et du socialisme d’Obama. Trump incarne à lui seul son mouvement ; aucun autre républicain, à part Musk, ne peut lui ôter son autorité, et c’est dans cette solitude qu’il a perdu le lien avec ses électeurs, incapable de se renouveler ni de transformer son propre parti. Cela aurait pu s’apparenter à un coup d’État, tant son pouvoir était grand, mais aucune institution n’a suivi son mouvement. Même la nomination d’Amy Coney Barrett à la Cour suprême lui a échappé : elle s’est opposée à celui qui lui a permis d’intégrer un poste honorifique.

Ces successions de trahisons arrivent, surtout quand un pays comme les États-Unis préfère perpétuer la corruption plutôt que la justice. Le Trump du premier mandat était le meilleur allié de son peuple ; on doit lui accorder le mérite d’avoir révélé une quantité d’affaires et mis en lumière le mensonge médiatique et le souverainisme.

Le peuple américain va devoir capitaliser sur cet héritage pour sauver son pays qui croule sous une dette abyssale.

Mais il reste encore un espoir pour sauver ce qui peut l’être.

Vladimir Poutine et Donald Trump ont évoqué une possible réunion tripartite avec Xi Jinping pour le mois de novembre. Cette réunion doit se tenir à l’occasion du sommet de l’APEC en Chine.
Le sommet de l’Apec (Coopération économique de l’Asie-Pacifique), est un forum de coopération économique dont font partie la Russie, la Chine et les Etats-Unis. Son objectif est de promouvoir une croissance économique durable et la prospérité dans la région Asie-Pacifique.
Pour ce sommet de 2026, la Chine a choisi pour thème : « Bâtir une communauté Asie-Pacifique pour prospérer ensemble ». À cela s’ajoute un certain nombre de priorités : ouverture, innovation, coopération.
Certains y voient un nouveau Yalta qui déterminera une extension des BRICS pour regrouper trois zones d’influence réparties entre la Chine, la Russie et les États-Unis.

L’APEC souhaite accroître l’intégration économique régionale en éliminant les obstacles au commerce et à l’investissement « aux frontières », en plus de renforcer les liens entre les chaînes d’approvisionnement « par-delà les frontières » et d’améliorer l’environnement commercial « à l’intérieur de celles-ci ».

C’est un contre-pouvoir du World Economic Forum et Trump a tout à gagner en y participant pour clore la guerre en Iran et en Ukraine. C’est sa dernière chance de sauver son pays, puisque son action de politique intérieure est remise à plat avec ces midterms.

Trump a cependant suggéré qu’une telle réunion devrait se concentrer principalement sur le désarmement nucléaire plutôt que sur l’Ukraine. Mais l’importance d’un tel sommet s’étendrait bien au-delà de son ordre du jour immédiat. Elle refléterait une transformation plus large des relations internationales : la tentation croissante de remplacer les institutions établies, les alliances et les cadres multilatéraux par des transactions directes entre grandes puissances.

Nous verrons bien s’il reste un espoir de paix ; cependant, cette réunion est peut-être l’accélérateur des désordres mondiaux. Il faut en attendre beaucoup, nous sommes face à notre destin.

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