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La Banque des Règlements Internationaux anticipe le défaut de paiement de l’Angleterre

jeudi 7 mai 2026

Cela fait deux ans que les britaniques anticipent un défaut de paiement pour éviter d’être placé sous la tutelle d’un organisme comme le FMi qui avait pour habitude de scruter l’évolution financière des pays pauvres et du tiers monde.

Maintenant c’est au tour d’un pays dit « riche » de devoir se prémunir d’éviter la faillite et c’est la BRI (Banque des Règlements Internationaux ) qui l’affirme.

Coment cela se passe-t-il ?

C’est par l’intervention d’une chambre de compensation qui assure la paiement dans les moments critiques comme ceux qui se préparent avec la potentielle chute de la zone euro et européenne.

Les chambres de compensation, appelées contreparties centrales, sont des infrastructures privées intervenant après la vente ou l’achat d’instruments financiers. Elles s’interposent entre vendeurs et acheteurs en devenant le vendeur de tous les acheteurs et l’acheteur de tous les vendeurs, grâce à deux mécanismes : la novation et la compensation. Elles permettent de simplifier et de sécuriser les flux financiers et participent ainsi au bon fonctionnement et à la stabilité des marchés financiers.

LCH est une chambre de compensation britannique, intervenant dans tous les marchés internationaux. Elle provient de la fusion entre The London Clearing House et Clearnet en 2003, son siège social est situé à Londres..

Contexte

  • Une grande banque (Participant A) devient insolvable avant la fin de la journée : elle ne peut plus honorer ses positions sur produits dérivés.

Étapes concrètes (comment la CCP ou chambre de compensation, applique les PFMI Principes applicables aux infrastructures des marchés financiers, à savoir les systèmes de paiement, les dépositaires centraux de titres, les systèmes de règlement de titres, les contreparties centrales et les référentiels centraux.)

1. Détection et activation du plan de défaut

  • La CCP identifie rapidement le défaut (principe sur la gouvernance et gestion des incidents).

2. Utilisation des marges initiales et variationnelles

  • Les marges que Participant A avait versées sont utilisées d’abord pour couvrir les pertes réalisées sur ses positions (principe sur gestion des risques et exigences de marges).

3. Appel aux ressources du fonds de garantie (default fund)

  • Si les marges sont insuffisantes, la CCP mobilise son fonds commun contribué par tous les participants pour absorber le reste (principe sur les ressources financières et allocations de pertes).

4. Portage ou liquidation des positions

  • La CCP peut transférer (porter) les positions solvables vers d’autres participants ou liquider les positions si nécessaire, selon des règles claires prédéfinies (principe sur règles commerciales et continuité d’activité).

5. Procédure d’allocation des pertes résiduelles

  • Si des pertes persistent, la CCP applique son mécanisme transparent d’allocation des pertes (ex. prélevés sur les contributions des participants selon l’ordre établi) — tout cela doit être documenté et connu à l’avance (principe sur transparence et équité).

6. Revue post-incident et renforcement

  • Après l’événement, la CCP analyse ce qui s’est passé, ajuste marges/fonds ou procédures si besoin (principe sur gouvernance et amélioration continue).

Pourquoi cela protège le marché

  • Ces règles évitent que le défaut d’un participant ne provoque une réaction en chaîne (contagion), en garantissant qu’il y a des ressources et des règles claires pour absorber les pertes et continuer les opérations.

Exemple chiffré

  • Positions de Participant X : pertes nettes = £500M.
  • Marges déposées par X : £200M (utilisées d’abord).
  • Fonds de garantie disponible : £250M (utilisé ensuite).
  • Perte résiduelle : £50M → appliquée selon la règle d’allocation (par exemple, prélèvement sur contributions des membres proportionnellement), ou la CCP absorbe si elle possède capital dédié.

Pourquoi ce dispositif protège l’Angleterre (et le système financier)

  • Évite la contagion entre banques en limitant les pertes au participant défaillant.
  • Assure la continuité des paiements via le RTGS et la banque centrale.
  • Permet aux régulateurs britanniques d’exiger corrections et transparence pour restaurer la confiance.

Dans un cas exceptionnel
Il peut y avoir un soutien public ou de la banque centrale

  • En dernier recours et dans des circonstances systémiques, la banque centrale ( Bank of England) ou les autorités de résolution peuvent fournir des liquidités ou intervenir via des plans de résolution — mais ce n’est pas un paiement automatique et dépendra de la politique et du cadre légal.

On peut rapprocher la logique de la « cascade de pertes » d’une chambre de compensation (default waterfall) avec ce qui se passe autour du détroit d’Ormuz,

Lors d’une crise comme celle du détroit d’Ormuz (perturbation majeure du trafic pétrolier), des pertes et des chocs de liquidité se propagent de façon analogue entre opérateurs, banques et assureurs  ; les réponses sont semblables : ressources propres, mutualisation, appels aux parties prenantes et, en dernier ressort, intervention publique.

Le scénario concret

1) Les incident dans le détroit d’Ormuz provoquent l’arrêt partiel des flux de pétrole et une hausse brutale du prix et des primes d’assurance.
2) Liquidité immédiate : sociétés exposées (affréteurs, traders) subissent appels de marge sur contrats à terme, ou voient leurs conteneurs/cargaisons immobilisées — elles utilisent leurs réserves (équivalent des marges).
3) Mutualisation/assurance : si les pertes dépassent les réserves d’une entreprise, les pools d’assurance et réassurance (ou P&I clubs) indemniseront selon leurs règles — c’est l’équivalent du default fund.
4) Appels aux marchés/aux banques : si les pools sont insuffisants, banques et marchés de capitaux sont sollicités pour recapitaliser, ou les membres du pool augmentent leurs contributions (semblable aux assessments).
5) Effet domino : banques sensibles au secteur énergie/shipping peuvent réduire le crédit — propagation du risque financier à d’autres secteurs (analogue au risque systémique dans les marchés financiers).
6) Intervention publique : face à un risque systémique (pénurie d’énergie), l’État/banque centrale peut fournir liquidités, garanties, ou mesures pour sécuriser les routes maritimes (navires militaires, négociations diplomatiques).

Ce qui se passe avec la conflit iranien ne concerne pas le nucléaire mais une guerre économique entre ceux qui veulent faire chuter l’économie américaine et la riposte de Trump avec un effondrement de l’Europe et des va-t-en guerre mondialistes.

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