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Où sont passés les morts du Covid ?

lundi 27 décembre 2021

L’Etat se prépare à promulguer un couvre feu en raison des taux d’incidence qui sont en augmentation selon le ministère de la santé.
Mais pour justifier toutes ces décisions, plus idiotes les unes que les autres, d’où Véran sort-il les chiffres pour valider son plan de restriction de circulation de la population ?
Au doigt mouillé semble-t-il puisqu’à ce jour les chiffres du ministère de la santé sont introuvables.
Sur le site « Vie Publique » les chiffres de la mortalité en France comprennent trois bases de comparaison : l’année 2019, l’année 2020 et l’année 2021.

Covid-19 : légère hausse de la mortalité depuis le 1er juin 2021 par rapport à la même période en 2019
Vie Publique

Entre le 1er juin et le 20 septembre 2021, la France a connu une légère hausse de la mortalité par rapport à la même période en 2019. Entre le 1er janvier et le 31 mai 2021, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) enregistrait un nombre de décès nettement supérieur à cette période en 2019.

Pourquoi prendre en référence l’année 2019 où il n’y avait pas d’épidémie ?
Pourquoi sur les différentes courbes ne voit-on pas les vagues de contamination comme annoncées par Castex et Véran ?
Et surtout pourquoi les chiffres s’arrêtent-ils au mois de septembre 2021 alors que l’Insee les tient à jour ?

L’Insee a choisi de privilégier la comparaison avec 2019, année sans épidémie Covid.

Note : ensemble des décès, transmis par voie dématérialisée ou par voie papier par les mairies à l’Insee. Compte tenu des délais de transmission et de gestion, l’Insee publie les décès jusqu’au 20 septembre. Ces données sont provisoires.

Sur ce graphique on voit surtout une baisse de la mortalité très importante en 2021 comparé aux années 2020 et 2019.
Si l’épidémie est là comment justifier un nombre de morts si faible ?
Si vous répondez que c’est dû au vaccin, comment légitimer le retour du couvre-feu ?

Un couvre-feu est une interdiction donnée par l’Etat à la population pour circuler pendant une période de la journée et qui est appliquée en temps de guerre.

Selon l’Insee voici le tableau des décès complet pour 2019, 2020, 2021

Ce que l’on voit sur ces chiffres, c’est qu’il n’y a pas de différence de mortalité depuis septembre 2021 par rapport à l’année 2019, année sans épidémie.
De plus les chiffres représentent les décès toutes morts confondues.
Alors si pas d’annonce de cinquième vague au mois de décembre, comment avoir les vrais chiffres ?

Auvergne-Rhône-Alpes : nombre moyen de décès par jour au cours des sept derniers jours Années 2019, 2020 et du 1ᵉʳ janvier au 6 décembre 2021

Pour cette région on observe bien deux vagues en 2020 mais aucune en 2021.
Les chiffres sont ici https://www.insee.fr/fr/statistique...

Pour les autres régions, c’est identique sauf Martinique et Guadeloupe, l’année 2021 est une année normale en nombre de décès.

Mais où sont les chiffres des morts du Covid en 2021 ?

Prenons une autre source, officielle bien sur !

France Info Source : Santé publique France
Description

⚠️INCIDENT 23/12/2021
Les indicateurs d’hospitalisation en soins critiques ne peuvent être interprétés. L’incident est en cours d’investigation. Ca tombe mal quand même !!! Circulez il n’y a rien à voir, sauf un graphique que nous devons accepter.

Continuons.

Autre source autorisée : CNEWS

Les décès a l’hôpital

Ce dimanche 26 décembre, 96 nouveaux décès liés au Covid-19 ont été déplorés, portant le total à 95.609 en France depuis le début de l’épidémie.

Attention, les données présentées ici prennent en compte uniquement les décès liés au Covid-19 qui ont eu lieu à l’hôpital. Les victimes dans les établissements médico-sociaux, dont les Ehpad, et celles qui sont décédées à domicile sont à ajouter à ce triste bilan.

A noter que l’augmentation brusque du 18 septembre 2020 avait été causée par les dossiers qui n’avaient pas été transmis par un hôpital de l’Essonne, et qui sont venus augmenter les chiffres selon Santé publique France.

Et bien si France Info ne dispose pas des chiffres mais les publie quand même, Cnews a pourtant les mêmes sources de Santé publique France mises en forme par l’application Infogram

On continue avec L’INSERM

Visualisation des données du centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm sur la Covid-19

Avertissement

Visuel

Les statistiques proposées sur cette page sont provisoires. Elles proviennent des données issues de l’application de certification électronique des décès (CertDc), qui couvrait environ 20% de la mortalité au début de la crise sanitaire de la Covid-19, et dont la couverture augmente depuis. Cette couverture n’est pas représentative de la mortalité totale, elle surreprésente fortement les décès en milieu hospitalier et certains départements. Les tendances affichées ne font pas l’objet d’un redressement et doivent donc être interprétées avec prudence.
Plus d’informations sur le site du CépiDc

Bref rien de sérieux pour une administration qui peut paralyser un pays selon le bon vouloir du cabinet McKinsey, spécialiste de la modélisation gouvernementale.

Triche : la statistique, c’est très pratique

Pour « Libération », des statisticiens expliquent, en quatre tableaux, comment le pouvoir manipule indices, modes de calcul et chiffres pour faire de ses rêves une réalité.
parVittorio De Filippis
publié le 29 mai 2009 à 6h51
(mis à jour il y a 45 min le 27 12 2021)

Il travaille à l’avant-poste de la production statistique. Mais il a décidé de franchir le pas : pour expliquer comment les chiffres qu’il triture à longueur de journées sont récupérés par le politique. Ou plus exactement par le gouvernement. Alors, sous couvert d’anonymat, parce que tenu à l’obligation de réserve, il a accepté la proposition de plusieurs de ses confrères : « Participer à l’écriture d’un livre, pour expliquer qu’il y a une dérive de l’usage politique des statistiques publiques. » Son nom, ou plutôt son pseudonyme, c’est Lorraine Data. Un nom de code sous lequel s’abritent d’autres fonctionnaires, eux aussi issus de la statistique publique et de la recherche et qui ont écrit collectivement le Grand Truquage (1).

D’autres ont décidé de témoigner à visages découverts. Tous disent qu’ils ne sont pas naïfs. Qu’ils ont compris, dès le début de leur carrière que la maîtrise de l’information statistique a toujours constitué un enjeu pour les pouvoirs en place. Mais la coupe est pleine. « Nos sociétés hypermédiatiques ont fétichisé le chiffre, explique l’un des sept auteurs. Le chiffre, souvent péremptoire, tend de plus en plus à remplacer l’argumentation. Il est simple. Et il donne surtout le sentiment ou l’illusion que l’on maîtrise ce dont on parle. » Or cette simplicité est souvent trompeuse. Mais leur vécu ne s’arrête pas à cette simple constatation. « Nos gouvernements se livrent de plus en plus à un bricolage statistique, et particulièrement depuis 2002 », dénonce le sociologue Laurent Mucchielli. Et tous d’expliquer, au travers de sept thématiques, comment l’on tente de cacher, par exemple, le grand flop du « travailler plus pour gagner plus ». Ou encore comment s’invente un indicateur de la pauvreté à la française, histoire de s’assurer qu’il diminuera au fil du quinquennat. Ou comment escamoter de plus en plus le nombre des chômeurs en les transférant dans de nouvelles catégories au point où même les plus avertis ont du mal à s’y retrouver.

Multipliant les exemples, le collectif Lorraine Data met au jour les procédés utilisés par le gouvernement : sélection de chiffres censés flatter l’action gouvernementale, dénigrement de la qualité des données de ses propres services lorsqu’elles ne lui sont pas favorables…

(1) Le Grand Truquage (ou comment le gouvernement manipule les statistiques). Editions La Découverte, 13 euros.

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