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Augmentation des rejets de greffe après vaccination COVID-19

samedi 11 décembre 2021

En Espagne, pays champion du monde du don d’organes, les transplantés vaccinés sont loin du retour à la normalité... Certains traitements qui luttent contre le rejet de la greffe peuvent bloquer les effets du vaccin contre le Covid-19.
Parce qu’ils prennent des médicaments pour baisser leurs défenses immunitaires et préserver ainsi leur greffon, les transplantés ne répondent pas aux vaccins de la même façon que la population générale : pour eux, la sortie de la pandémie est un horizon encore lointain. AFP

Jacob Desvarieux du groupe Kasav a été vacciné à trois reprises contre la Covid-19.

Bien avant d’être contaminé au Covid-19, Jacob Desvarieux avait de nombreux problèmes de santé. Le co-fondateur de Kassav’ avait notamment reçu une greffe du rein. Pour ce genre d’opération, l’individu doit prendre des immunodépresseurs. Des médicaments qui réduisent la production d’anticorps, pour éviter un rejet de la greffe. Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses de l’Hôpital Henri-Mondor de Créteil, a expliqué : « Les gens qui ont des immunodépressions sévères, comme les transplantés d’organes, vont malheureusement avoir une efficacité vaccinale qui est très très faible y compris après trois doses. »
Gala

COVID-19 : Les vaccins peu efficaces chez les patients greffés immunodéprimés

Les vaccins COVID-19 actuels pourraient ne pas produire une réponse anticorps suffisante chez les receveurs de greffes d’organes, souligne cet article de chirurgiens experts de la Johns Hopkins Medicine. Au-delà, les chercheurs posent la question du niveau d’efficacité des vaccins pour les personnes immunodéprimées. Des conclusions à lire dans le JAMA, qui mettent en garde les personnes immunodéprimées qui pourraient rester vulnérables au COVID-19 après la vaccination.

Les essais cliniques menés pour déterminer l’immunogénicité ou la capacité des vaccins actuels à déclencher une réponse immunitaire, au moins un groupe de patients n’a pas été pris en compte : les personnes greffées d’organes solides, atteintes de maladies auto-immunes ou immunodéprimées. L’équipe de Baltimore a regardé comment ce groupe de patients répondait à la vaccination.
Immunodépression et vaccination anti-COVID

Les chercheurs ont donc évalué comment ces patients immunodéprimés réagissent à leur première dose de l’un des deux vaccins à ARNm (Moderna et Pfizer-BioNTech) et concluent avec déception, que seuls 17% des patients ont produit des anticorps détectables contre le virus SARS-CoV-2. « Ces résultats marquent un contraste frappant avec les personnes ayant un système immunitaire sain », commente l’auteur principal, le Dr Brian Boyarsky, MD, chirurgien à la Johns Hopkins University.

L’étude est menée auprès de 436 greffés, âgés en moyenne de 55 ans, à 61% des femmes, et dont aucun n’avait reçu un diagnostic de COVID-19 ou été testé positif pour les anticorps anti-SRAS-CoV-2. 52% de ces patients ont reçu une injection du vaccin Pfizer-BioNTech ;

48% ont reçu une injection du vaccin Moderna ;
le délai médian depuis la greffe était de 6,2 ans ;
20 jours après cette injection de vaccin, seulement 76 des 436 participants soit 17% ont présenté des anticorps détectables contre le virus SRAS-CoV-2 ;
parmi ces répondants greffés, les plus susceptibles de développer une réponse anticorps étaient les patients âgés de moins de 60 ans qui ne prenaient pas d’antimétabolites pour l’immunosuppression et qui avaient reçu le vaccin Moderna.

De nouveaux essais cliniques sont nécessaires : il convient donc d’alerter les personnes immunodéprimées qu’elles pourraient encore être vulnérables au COVID-19 après une première vaccination, déclare le Dr Dorry Segev, professeur de chirurgie et d’épidémiologie, expert en transplantation d’organes à la Johns Hopkins University School of Medicine.

Les chercheurs appellent à tenir de nouveaux essais cliniques pour préciser la réponse immunogène des receveurs de greffe d’organe et d’autres patients immunodéprimés après une deuxième dose de vaccin.

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Deux cas de rejets de greffe après vaccination contre la COVID-19

Une équipe du Moorfields Eye Hospital de Londres publie dans la revue British Journal of Ophthalmology deux cas de rejet de greffe de cornée dans les suites de vaccination contre la COVID-19 par le vaccin à ARNm BNT162b2 (Pfizer-BioNTech, USA/Allemagne).

Revues sélectionnées :
Ophthalmology, JAMA Ophthalmology, IOVS, Progress in Retinal and Eye Research, Current Opinion in Ophthalmology, Survey of Ophthalmology, Journal of Cataract and Refractive Surgery, American Journal of Ophthalmology, British Journal of Ophthalmology, Retina, Cornea, Nature, Lancet, NEJM, Science.

Cette série de deux cas concernaient des greffes lamellaires postérieures endothélio-descemétiques pures de type DMEK, pour lesquelles il est établi que le taux de rejet est particulièrement faible (2,6% à 5 ans dans une étude de Price, publiée en 2018 1). Pour le premier patient âgé de 66 ans et greffé pour une dystrophie endothéliale de Fuchs, le rejet survenait deux semaines après la première dose du vaccin, soit à J+21 post opératoire.

Pour le deuxième cas, il s’agissait d’une patiente âgée de 83 ans qui présentait comme antécédent ophtalmologique une chirurgie combinée phacoémulsification/DMEK 6 années auparavant à droite et qui remontait à 3 ans pour l’œil adelphe. La patiente consultait en urgence 3 semaines après la deuxième dose du vaccin, la première dose remontant à 7 semaines, pour un flou visuel bilatéral en rapport avec un rejet endothélial bilatéral.

Pour ces deux cas, un traitement topique horaire par dexaméthasone progressivement dégressif a permis de maitriser la réaction immunitaire de rejet et, finalement, les doses de corticoïdes ont pu être réduites en quelques semaines, avec une bonne restauration de la transparence cornéenne et de l’acuité visuelle. Des ponctions de chambre antérieure réalisées au diagnostic du rejet étaient négatives pour CMV, HSV et VZV.

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Vous êtes dialysé ou greffé ? Attention, la vaccination antiCovid19 pourrait ne pas être suffisamment efficace pour vous.

✅ Nous vous l’indiquions voici quelques jours, la réponse à la vaccination contre le Covid19 chez les patients greffés semble souvent faible, ne garantissant pas leur protection contre le virus.

Ces informations semblent se confirmer « dans la vraie vie » : plusieurs cas de formes graves de Covid, allant parfois jusqu’au décès, ont été signalés en France ces derniers jours chez des patients greffés du rein ayant reçu deux doses de vaccin.

✅ Malheureusement, les patients dialysés semblent aussi concernés, probablement dans une moindre mesure.

➡️ Une étude de l’Imperial College de Londres (en cours de publication) montre qu’environ 50% des patients hémodialysés n’ont ni anticorps neutralisants ni réponse cellulaire un mois après la 1re injection du vaccin AstraZeneca.

➡️ Cette autre étude montre une réponse fortement diminuée 21 jours après la 2e injection Pfizer.

➡️ Mise à jour du 7 avril 2021 : un article qui vient d’être publié dans la revue CJASN montre que pratiquement tous les patients dialysés (96%) produisent des anticorps après la 2e injection de vaccin ARNm, mais à des taux beaucoup plus faibles que la population générale, qui pourraient ne pas être suffisants pour les protéger. Une 3e dose pourrait donc être très efficace, voire même suffisante pour eux… (NB Geopolintel : A ce jour rien n’est prouvé, et le vaccin continue à affaiblir les malades)

⚠️ Les personnes dialysées ou greffées peuvent ne pas être protégées bien qu’elles aient reçu deux doses de vaccin. Elles doivent continuer à appliquer scrupuleusement les mesures barrières.

➡️ Merci d’avance de nous aider à faire passer ce message urgent : n’hésitez pas à partager cet article, à le diffuser autour de vous, ou à imprimer cette affichette pour la faire circuler sur vos lieux de soins.

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