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Comment Macron recrute-il ses ministres ?

lundi 22 mars 2021

Avec la triplette d’écrivains « érotiques » (Bruno Le Maire « le Ministre » chez Grasset, Schiappa « Sexe, Mensonges et Banlieue chaude » à La Musardine, et Edouard Philippe « Dans l’Ombre » chez JC Lattès), la descente continue.
Roselyne Bachelot qui avait juré de ne plus revenir en politique a fini par se laisser tenter par une place dans le gouvernement de Jean Castex, tout droit sorti d’un casting pour Laurel et Hardy.

Bachelot a attrapé le Covid dans un spectacle sans spectateurs tout en portant le masque et après avoir été vaccinée le 17 mars.

A ce rythme, il n’aurait manqué que l’attestation du confinement inutile, mais non ils l’ont faite.

Début de polémique après la contamination de Roselyne Bachelot, atteinte du Covid-19

La ministre de la culture, qui a révélé avoir été déclarée positive samedi, avait multiplié les rencontres avec les artistes les jours précédents. Sans s’affranchir des règles de prudence, selon son entourage.

Roselyne Bachelot a-t-elle fait preuve d’imprudence ?

Moins de vingt-quatre heures après avoir révélé, samedi 20 mars sur son compte Twitter, que le résultat de son test au coronavirus était positif et qu’elle présentait des « symptômes respiratoires », la ministre de la culture s’est retrouvée face à un début de polémique à propos de ses activités et d’une supposée légèreté lors de ses dernières sorties ministérielles.

Dimanche 21 mars, Libération a révélé que Mme Bachelot s’était rendue à l’Opéra Bastille, vendredi soir, pour assister à la première représentation de la version de Faust du metteur en scène allemand Tobias Kratzer, exceptionnellement jouée sans public mais devant les caméras de France Télévisions, pour une prochaine diffusion sur une chaîne du service public. « Une performance politique d’un nouveau genre, une manière de démonstration par l’absurde dont les artistes seraient les malheureux dindons non consentants », ironise le quotidien, qui évoque une « embarrassante nuit à l’Opéra ».

Sur le fond, pourtant, rien que de très ordinaire pour une ministre de la culture. Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, Mme Bachelot n’a jamais caché ses rencontres avec des artistes, estimant qu’il était de son devoir de les soutenir durant la crise. Le 12 février, elle était présente à La Seine musicale pour assister aux Victoires de la musique. Le 12 mars, elle a également vécu la cérémonie des Césars depuis les coulisses de l’Olympia. Sans parler des tournages de film ou des répétitions de spectacle qu’elle tient à honorer de sa présence. Le 5 février, elle avait ainsi publié plusieurs photos la montrant lors d’une répétition de l’orchestre de Picardie, à Amiens. Et vendredi, elle a remis les insignes de commandeur de la Légion d’honneur au chanteur Michel Sardou.

« A chaque fois, la ministre prend garde de respecter les gestes barrières. Elle porte le masque en permanence. Après, on ne peut pas empêcher les gens de vouloir l’approcher », explique une conseillère de Mme Bachelot.

Selon son entourage, la ministre de la culture refuse les invitations à déjeuner et à dîner. Rue de Valois, des parois en Plexiglas ont été installées dans une salle de réunion pour accueillir les déjeuners de la ministre, dont le nombre de convives est limité à quatre. « Formellement, les personnes qui ont approché Roselyne Bachelot ces derniers jours lors de ses sorties publiques ne sont d’ailleurs pas considérées comme cas contacts puisque celle-ci n’a jamais enlevé son masque », ajoute-t-on.

Le Monde

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