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Macron : la dictature continue alors que l’épidémie est finie

samedi 2 mai 2020

Emmanuel Macron répondant aux questions sur les dérives autoritaires de son système avait lancé : « Mais allez en dictature ! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décident des lois…. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! »
Nous avons suivi son conseil et essayé la dictature avec en guise de hors d’œuvre la loi sur les retraites votée au parlement avec l’article 49.3.
Puis nous avons eu l’état d’urgence sanitaire qui masque un mini « coup d’Etat », ordonnant le recours aux décrets qui éliminent toute opposition politique et sacrifie l’économie de la France en la confinant.
Si la planche à billet tourne toujours à plein régime pour les administrations, combien d’entreprises vont mettre la clef sous la porte pour ne pas s’endetter.
Si l’on pense aux entreprises stratégiques comme l’usine Famar qui était la seule habilitée à fabriquer la chloroquine, où en est-elle actuellement ?
Famar Lyon, fabricant de Nivaquine, n’est toujours pas sauvé ni par Buzyn qui a préféré démissionner, ni par Macron qui n’oppose que du mépris et du mensonge.

« Le gouvernement sera révolutionnaire jusqu’à la paix. » La loi du 14 frimaire an II (4 décembre 1793)

Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

Chapitre 2 : Dispositions concernant les déplacements et les transports

Article 5

Modifié par Décret n°2020-360 du 28 mars 2020 - art. 1

I. - Sont interdits, jusqu’au 15 avril 2020, sauf s’ils relèvent de l’une des exceptions mentionnées au II, les déplacements de personnes par transport commercial aérien :

  • au départ du territoire hexagonal et à destination de La Réunion, de Mayotte, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, Saint-Pierre et Miquelon, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et de Wallis-et-Futuna ;
  • au départ de l’une de ces collectivités et à destination du territoire hexagonal ;
  • entre ces collectivités.

II. - Par dérogation au I, restent autorisés les déplacements justifiés par l’un des motifs suivants :

  • motif impérieux d’ordre personnel ou familial ;
  • motif de santé relevant de l’urgence ;
  • motif professionnel ne pouvant être différé.

III. - Les personnes souhaitant bénéficier de l’une des exceptions mentionnées au II présentent au transporteur aérien lors de leur embarquement un ou plusieurs documents permettant de justifier du motif de leur déplacement accompagnés d’une déclaration sur l’honneur de ce motif.

IV. - Pour les vols au départ ou à destination de la Polynésie Française et de la Nouvelle-Calédonie, le représentant de l’Etat peut compléter les motifs de nature à justifier les déplacements prévus au II du présent article.

V. - Les dispositions du présent article s’appliquent aux vols au départ ou à destination de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et de Wallis-et-Futuna dont le décollage est prévu à compter du 27 mars 2020 à zéro heure. Toutefois, il s’applique à compter du 29 mars 2020 à douze heures aux vols au départ de la Polynésie française.

Famar Lyon, fabricant de Nivaquine (chloroquine), n’est toujours pas sauvé

Les dernières commandes des clients fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise", explique Yannig Donius, délégué syndical CGT chez Famar.

La société basée dans la Métropole de Lyon, sous-traitante de l’industrie pharmaceutique, notamment de Sanofi et Merck, risque toujours la fermeture. Une seule offre a été déposée auprès des administrateurs judiciaires. Et le tandem d’investisseurs ne reprendrait que 50 des 250 salariés. Leur projet « ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site », ajoute la CGT.

Beaucoup pensaient que la crise sanitaire allait favoriser la reprise, que le coup de projecteur indirectement donné sur le traitement antipaludique à base de chloroquine allait aider. Pour les salariés, la réponse tarde.

« Coronavirus. Wauquiez veut sauver »Famar« et la chloroquine »

C’est le Cabinet de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances qui suit le dossier côté gouvernement. « On a un objectif clair, c’est le maintien de l’industrie sur ce site, on y travaille et on y travaillait avant même la crise sanitaire », explique un proche de la secrétaite d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

« On attend la confirmation de marques d’intérêt, c’est un travail qui est discret. Il nous faut une reprise adossée à un projet industriel solide. On reste raisonnablement optimistes », ajoute cette source qui explique que l’Etat a « un rôle de conseil pour faire émerger les meilleurs offres. »

Famar Lyon est le seul site industriel à fabriquer et conditionner la Nivaquine, un composé de chloroquine sulfatée, pour le marché français. Parmi la soixantaine de produits fabriqués, 12 médicaments sont « d’intérêt thérapeutique majeur » et restent donc indispensables pour des milliers de patients. Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/bronches peut également être produite sur le site comme l’Azithromycine.

Secrétaire du comité social et économique, Yannig Donius espère donc une intervention rapide de l’Etat. « La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique », explique le délégué syndical dans un communiqué.

La nationalisation demandée à l’Assemblée nationale

Le 14 avril, les députés socialistes ont aussi demandé la nationalisation de Famar (chloroquine) mais aussi de Luxfer (bouteilles à oxygène), des sociétés jugées « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation ». Une proposition de loi a été déposée. Les parlementaires disent s’inspirer « du dispositif propre aux entreprises industrielles de la loi de nationalisation de 1982 ».

Outre Famar, les élus défendent également le cas de Luxfer (Gerzat, Puy-de-Dôme). Avant sa fermeture en 2019, l’entreprise était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical.

Les députés Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN) ont, eux-aussi, réclamé la nationalisation de Luxfer et Famar.

Source France 3

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