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Coronavirus : incompétence ou malveillance de nos dirigeants ?

jeudi 30 avril 2020

La machine médiatique aux ordres des laboratoires pharmaceutiques et de l’OMS a perdu la bataille de l’opinion publique et admet que l’application « Stop Covid » ne sera pas au cœur du déconfinement. Cedric O secrétaire d’Etat du Numérique constate que le Big Data a atteint ses limites et que “techniquement” l’application n’est pas prête ou pas encore efficace et coordonnée avec les drones de Eurocom et la 5G.

Depuis le début de cette crise l’incompétence de nos dirigeants est évidente. Chaque soir les français se sont fait sermonné sur l’application des gestes “barrière” mais la question à poser est quelles sont les dispositions barrière que l’Etat français a mis en place pour stopper le virus ?
Aucune.

La barrière géographique des frontières

Cette débâcle a commencé par le laxisme du secrétaire d’Etat au transport, Jean-Baptiste Djebbari, qui a choisi arbitrairement de ne pas fermer les frontières et de le justifier en accusant l’opposition politique, qui réclamait cette mesure, de populisme.

La vieille ficelle de l’accusation de populisme voire de racisme a fait long feu et ne peut pas cacher que la fermeture des frontières était la première décision logique à prendre pour confiner le pays face au virus. La continuation de la libre circulation des biens et des personnes entre les pays aurait dû se prendre en concertation avec le corps médical. L’orgueil et l’arrogance de tous ces technocrates européiste et mondialistes béats en a pris un coup, leur unique compétence consistant à signer des circulaires en se fiant à des analyses de données sensées délivrer une prospective fiable s’étant heurtée à la réalité du terrain. Ils pouvaient pour une fois prendre une décision pertinente pour protéger le peuple français... que nenni, tout ce qui a été entrepris n’a fait qu’aggraver la situation.

La modélisation mathématique d’une épidémie n’existe que dans le monde virtuel alors qu’un virus se développe dans un monde réel. Le fossé entre la technocratie et la société se creuse de plus en plus, l’intelligence artificielle a pris le pas sur l’intelligence situationnelle dont doit faire preuve l’homme politique.

La barrière mécanique des masques

Le deuxième acte barrière efficace contre le virus aurait été de “confiner” les voies respiratoires de la population grâce à l’usage de masques comme à Taiwan et en Corée du sud, deux pays qui ont généralisé le port du masque et réussi à limiter les morts dus au Covid-19 à une centaine. Ces fameux masques qui manquaient tant ont généré des interrogations concernant leur politique d’approvisionnement et des soupçons de traffics perpétrés par les ministères concernés. Les services de l’Etat ont-ils profité de la panique pour raréfier les masques et revendre les stocks à des entités plus offrantes, méprisant en cela le personnel soignant en première ligne face à l’épidémie dans les services hospitaliers ? Les mensonges répétés de Sibeht Ndiaye, Jérôme Salomon et Edouard Philippe auront causé des décès évitables innombrables, par une succession de propos tout aussi mystérieux que malfaisants. Il n’y a pas de logique dans cette histoire, tout semble avoir été fait pour que la contagion gagne le pays et que la peur s’installe dans l’esprit des gens.

Cette politique de pénurie organisée des masques tient son origine dans la gestion de la crise de la grippe mexicaine H1N1 de 2009. Les stocks stratégiques pour les organismes de santé et la pharmacie centrale ont été gérés par une politique absurde et coûteuse. Roselyne Bachelot s’était employée à légitimer ses commandes de vaccins par millions en arguant une supposée peste pulmonaire qui ravageait l’Ukraine, à grands renforts d’images stressantes de poumons liquéfiés. On avait alors découvert avec consternation que l’antiviral de synthèse Tamiflu du laboratoire Gilead, vanté comme salutaire, était non seulement inefficient mais même toxique dans certains cas. Gilead est encore à la manœuvre dans la crise d’aujourd’hui avec son Redmesivir hors de prix !

Ces dépenses faramineuses pour une épidémie inexistante ainsi qu’une idéologie mortifère ont conduit l’administration française à revoir sa politique d’achat en tablant sur le flux tendu : « La pénurie est la pire situation pour un acheteur, car elle prive de sens sa vocation : celle d’approvisionner les services », Pierre-Ange Zalcberg, Directeur juridique et de la conformité adjoint de l’Etablissement français du sang (EFS).

La barrière thérapeutique des traitements

En février dernier, un professeur de médecine de Marseille, désormais célèbre par la grâce du web, déclarait que le Covid-19 serait facile à gérer si l’on traitait, sans attendre l’aggravation, les malades en associant un anti inflammatoire à base d’hydroxychloroquine avec l’azithromycine un antibiotique de la classe des macrolides. De la part d’un des plus grand virologues de la planète, cette nouvelle représentait un espoir pour les malades et un soulagement face à la peur du virus. Mais la machine infernale poilitico-scientifico-médiatique s’est mise en branle et la campagne de dénigrement de Didier Roult s’est affichée en prime time sur toutes les chaînes de télévision.

Le “héros” Raoult était traité de gourou, ils n’osaient pas dire charlatan, par des scientifiques technocratiques qui baignent dans la corruption des laboratoires. Cette campagne “anti Raoult” profitait à deux structures : l’Inserm et le laboratoire Gilead. Dans le langage judiciaire, on appelle cela un conflit d’intérêt. Ces pratiques sont le fléau de de notre système de santé et vu le nombres d’intervenants à la télévision et sur les réseaux sociaux, la corruption semble s’être généralisée.

Didier Raoult était en conflit avec Yves Lévy, PDG de l’Inserm et mari de la ministre de la santé Agnès Buzyn. Le conflit portait sur le statut des IHU (Institut hospitalo-universitaire). Didier Raoult l’a publiquement exprimé à plusieurs reprises et notamment dans un article du Canard Enchaîné qui soulignait «  le conflit d’intérêts patent entre une décision ministérielle sur le statut des futurs IHU et la position similaire du PDG de l’Inserm ».

Yves Lévy orientait les recherches sur la bioéthique avec la fameuse méthode CRISPR qui a été examinée à l’assemblée nationale lors de la révision de la loi relative à la bioéthique le mardi 23 octobre 2018. Selon François Hirsch, directeur de recherche à l’inserm, CRISPR (le bistouri du génome) permet de corriger les déficits génétiques et d’armer des cellules contre les maladies du cancer et du sida.

Or en 2014, l’IHU de Marseille de Didier Raoult et l’équipe du Pr Yves Lévy à Créteil (Inserm) étaient co-auteurs d’une étude sur la sida. Deux visions se sont affrontées avec d’une part, le constat de Raoult selon lequel la guérison se produirait par l’intégration d’un rétrovirus dégradé qui neutralise l’ADN et de l’autre, la méthode qui repose uniquement sur l’idée de débarrasser l’organisme du virus par des traitements et un vaccin hypothétique.

Faut-il conclure que Didier Raoult et son institut représentent une menace pour l’industrie pharmaceutique car des milliards de gains à venir sont en jeu ? Il travaille sur des technologies concrètes, qui ont fait leur preuve et sont peu coûteuses. L’INSERM de son côté valorise la méthode CRISPR qui permet de confectionner des armes bactériologiques dans des laboratoires comme le laboratoire P4 de Wuhan, risque évoqué dans un mémo adressé au President Obama en 2016 par les services de renseignements américains.

Geopolintel Avril 2020

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