Le gouvernement fédéral autrichien s’est mis d’accord sur une interdiction des réseaux sociaux pour les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 14 ans révolus. Un projet de loi correspondant visant à la mise en œuvre technique devrait être présenté d’ici fin juin 2026. Il n’y aura pas de liste spécifique de plateformes interdites ; la réglementation sera plutôt définie en fonction des fonctionnalités. Les plateformes seront tenues de mettre en place un système de vérification de l’âge. Le gouvernement vise une réglementation à l’échelle de l’UE (par exemple via le Digital Services Act). L’interdiction nationale servira de solution transitoire jusqu’à l’interdiction européenne. L’obligation d’utiliser son vrai nom, initialement réclamée par l’ÖVP, ne sera pas introduite pour l’instant.
Parallèlement, à partir de 2027, la nouvelle matière obligatoire « Médias et démocratie » sera introduite dans les écoles à raison de deux heures par semaine.
En contrepartie de cet endoctrinement politique, le niveau académique sera encore abaissé par la suppression de deux heures de latin. Le gouvernement justifie lui-même cette mesure non seulement par un prétendu « risque de dépendance », mais aussi explicitement par la lutte contre « la radicalisation et la haine sur Internet ». L’opposition parle d’une nouvelle mesure du gouvernement visant à isoler la jeune génération des sources d’information non contrôlées par l’État. L’accusation d’ingérence politique ciblée ne peut être écartée, compte tenu de la combinaison entre interdiction et nouvelle propagande scolaire.
Chaque fois que des politiciens, qui font par ailleurs tout pour corrompre l’esprit des enfants dès la maternelle par une sexualisation précoce et la folie du genre, parlent de « protection de l’enfance », il faut immédiatement se méfier et s’interroger sur leurs véritables intentions. Il en va de même pour la question de l’interdiction des réseaux sociaux pour les enfants et les adolescents. Une telle limite d’âge pour les réseaux sociaux ne signifierait rien d’autre qu’une obligation d’identification pour tous les utilisateurs d’Internet et, par conséquent, le prochain niveau de censure.
La commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis vient de publier un rapport qui fait grand bruit, dans lequel elle montre comment, au cours de la dernière décennie, l’UE a progressivement mis en place et continuellement développé un système de censure sophistiqué : Le « Forum européen sur l’Internet (EUIF) » de 2015 a été suivi par des lois européennes contre les « discours de haine » et la « désinformation », puis par la « loi allemande sur l’application des règles sur les réseaux sociaux » en 2017 et enfin, après des années de préparation, par le « Digital Services Act » en 2023. L’UE est même allée jusqu’à définir, dans un manuel consacré au « contenu limite » (en allemand « borderline content »), des contenus qui, bien qu’ils ne soient en aucun cas punissables, ne sont pas du goût de la Commission et doivent donc être supprimés. L’UE y inclut notamment la « satire politique », la « sous-culture des mèmes », les « contenus anti-LGBTIQ », les « contenus anti-élite » ou la « rhétorique populiste ».
Sur plus de 160 pages, le rapport révèle, à l’aide de documents des géants de la tech jusqu’alors inaccessibles au public, comment l’UE a réussi, grâce à ce système de censure, à faire pression sur les plateformes de réseaux sociaux pour qu’elles censurent des informations véridiques, en ciblant de manière disproportionnée les contenus conservateurs et en s’ingérant dans les élections à travers toute l’Europe et même aux États-Unis. Le rapport du Congrès américain conclut que la Commission européenne est encore loin d’avoir atteint son objectif en matière de censure. L’objectif visé est une utilisation des réseaux sociaux uniquement avec une identité officiellement confirmée, traçable à tout moment et soumise à une censure stricte de tous les sujets critiques.
C’est dans ce contexte qu’il faut considérer les efforts actuels de nombreux gouvernements européens visant à interdire les réseaux sociaux aux enfants et aux adolescents. L’Allemagne et l’Autriche menacent elles aussi de prendre ce chemin dangereux. Personne ne contestera que les enfants peuvent être exposés à certains dangers sur Internet. Mais il incombe uniquement aux parents de protéger leurs enfants contre ces dangers, car eux seuls disposent des moyens pratiques et de la connaissance nécessaire pour le faire. En effet, toute interdiction légale ne pourrait être mise en œuvre qu’en rendant à l’avenir l’accès à la majeure partie d’Internet, y compris l’utilisation des technologies d’IA de pointe, subordonné à la présentation d’une pièce d’identité officielle. L’anonymat sur le net serait alors définitivement révolu ; chaque clic et chaque action seraient sans aucun doute attribuables à une personne réelle, et le rêve de tous les censeurs serait réalisé.
Interdire les réseaux sociaux aux enfants et aux adolescents revient ni plus ni moins à imposer une obligation d’identification à tous les internautes, afin que le « ministère de la Vérité » orwellien de l’UE sache enfin exactement chez qui il devra enfoncer la porte à l’aube en cas de propos déplaisants. Nous devons dès maintenant nous opposer de toutes nos forces à ces tentatives de censure scandaleuses et défendre notre droit fondamental à la liberté d’expression et à l’anonymat ! À l’aide de la pétition ci-jointe, appelons les gouvernements allemand et autrichien à abandonner immédiatement leurs projets d’interdiction des réseaux sociaux pour les enfants et les adolescents, et faisons-leur clairement comprendre que nous avons depuis longtemps percé à jour leurs véritables intentions. Signez vous aussi cette pétition importante pour la défense de notre anonymat sur Internet et partagez-la sur les réseaux sociaux tant que cela est encore possible – cela pourrait bientôt ne plus être aussi simple.













