Le 30 octobre 1995, les Québécois se prononçaient par référendum pour ou contre l’indépendance. Le Non l’avait emporté de peu. Après la victoire du NON, le premier ministre Jacques Parizeau a déclaré au québécois qu’ils ont été battus « par l’argent et des votes ethniques, essentiellement ». « Les trois cinquièmes de ce que nous sommes ont voté OUI ».
La Canada a toujours suivi les injonctions de Washington et maintenant avec l’administration Trump, la faillite de son économie et la vague migratoire imposée par l’ONU, le peuple canadien veut « quitter le bateau qui coule » et rejoindre la politique du mouvement « America First ». Le problème de la souveraineté de la province d’Alberta est simple, le gouvernement canadien a imposé des normes de pollution sur les producteurs de pétrole, seule richesse de la province, et limité la croissance de son économie.
L’Alberta est l’une des provinces les plus dynamiques du Canada (3e contributeur au PIB après l’Ontario et le Québec) avec son secteur énergétique. Depuis la crise du COVID, l’Alberta a connu une croissance importante avec l’augmentation du prix des hydrocarbures en 2021 et 2022, avant que les revenus ne chutent depuis 2023, suivant le prix du pétrole et la mise en place des normes climatiques. Le PIB de l’Alberta en 2024 était de 340 milliards de dollars canadien.
L’Alberta est le Texas canadien et comme son cousin, le Texas a voulu se séparer de l’Etat Fédéral américain.
En 2013, le Texas était prêt à faire sécession pour en finir avec Obama. Plus de 100.000 Américains souhaient que leur État quitte la Fédération américaine au moyen d’une pétition envoyée à la Maison blanche.
Le mouvement a touché une vingtaine d’États, majoritairement du Sud et favorables aux républicains. Le Texas a été le seul Etat à être souverain avec 6 représentations avant de rejoindre l’Union fédérale.
La réélection de Barack Obama a ravivé en 2012, l’envie de sécession dans plusieurs États.
Les pétitions comportaient toutes cette demande : « Nous demandons à l’administration Obama d’autoriser notre État à se retirer pacifiquement des États-Unis et à créer son propre nouveau gouvernement. »
Le Texas comme l’Alberta, invoquaient en priorité les raisons économiques :
« Les États-Unis continuent de souffrir de difficultés économiques provenant du refus du gouvernement fédéral à réformer les dépenses nationales et internationales. [...] Comme l’État du Texas a maintenu un budget équilibré et est la quinzième plus grande économie mondiale, il est, techniquement, possible pour lui de se retirer de l’Union (...) »
Le Texas détenait un quart des réserves pétrolières nationales et un tiers des réserves nationales de gaz.
Avec la politique climatique et la crise de la dette les Etats qui sont générateurs de richesse ne peuvent plus supporter les dépenses fédérales, et la vaque migratoire qui sévit aussi bien en Europe qu’en Amérique du nord va porter une volonté populaire de sécession que Donald Trump a exploité par son mouvement America First.
Nous n’en sommes qu’au début.
Francis Ros
Les habitants d’une petite ville au sud d’Edmonton ont fait la queue pour signer une pétition demandant un référendum sur l’indépendance.
À Millet, petite ville située à moins d’une heure au sud d’Edmonton, de nombreux Albertains ont profité de leur lundi soir pour signer une pétition demandant un référendum sur l’indépendance du Canada. La file d’attente pour entrer dans la salle communautaire de Millet s’étendait jusqu’à l’extérieur, sur le trottoir. Plus tard dans la soirée, elle atteignait la caserne de pompiers voisine.
À l’intérieur de la salle communautaire, les gens pouvaient signer la pétition et assister à une séance d’information organisée par Stay Free Alberta qui affirme être indépendant du groupe qui a soumis la pétition, Alberta Prosperity Project.
D’ici le 2 mai, 177 732 signatures sont nécessaires pour soumettre la question « Êtes-vous d’accord pour que l’Alberta cesse de faire partie du Canada et devienne un État indépendant » avec un référendum.
Les personnes qui faisaient la queue ont déclaré à CityNews qu’elles n’avaient qu’une seule chose en tête : le changement.
« Je voudrais que nous soyons comme le Québec. Ils semblent obtenir tout ce qu’ils veulent, beaucoup de financement », a déclaré Tim Bohn, de Leduc.
M. Bohn pense que l’Alberta devrait rester au sein du Canada, « mais avoir son mot à dire dans notre gouvernement ».
« Pour que notre propre pays puisse avancer », a déclaré Earl Langston, qui vit près de Millet. « Nous devons nous séparer de l’Est, ne plus être sous son contrôle. »
Le désir d’organiser un référendum pour l’indépendance continue de se heurter à des obstacles potentiels. Sturgeon Lake Cree Nation a intenté une action en justice contre le gouvernement de l’Alberta pour avoir autorisé la pétition en faveur de l’indépendance, qui, selon elle, viole le traité entre les Premières Nations et le gouvernement fédéral. Elle demande une injonction pour bloquer la pétition.
La pétition citoyenne d’opposition, intitulée « Alberta Forever Canada », a recueilli plus de 400 000 signatures vérifiées selon Elections Alberta, et a été soumise à l’Assemblée législative.
Les indépendantistes espèrent que la pétition atteindra le million de signatures.
« Il faut tenter quelque chose. Si vous êtes sur un bateau qui coule, est-ce que vous sautez ou espérez-vous que la situation s’améliore ? », a déclaré Chris Sills. « Nous en avons assez de ne pas avoir voix au chapitre dans un pays qui s’effondre et fait faillite sans l’admettre. »
Calgary City News