Geopolintel

L’OTAN va renforcer la sécurité dans l’Arctique pendant que Trump revendique le Groenland

mercredi 14 janvier 2026

Parmi les idées avancées figurent une meilleure surveillance de l’Arctique, une augmentation des dépenses de défense, des transferts d’équipements militaires et des exercices militaires.

NB : Pendant que l’on regarde le Groenland, il faut se pencher sur le cas de la province canadienne de l’Alberta qui a soulevé la question référendaire sur la séparation de l’Alberta a qui a été approuvée en décembre 2025.

La question était la suivante :
Êtes-vous d’accord pour que la province de l’Alberta cesse de faire partie du Canada pour devenir un État indépendant ?

M. Sylvestre, président de l’association de circonscription du Parti conservateur uni de la première ministre Danielle Smith, a quatre mois pour recueillir un peu moins de 178 000 signatures.
M. Sylvestre a mentionné en entrevue qu’il estimait que l’Alberta devait faire cavalier seul en raison des restrictions imposées par Ottawa à la production pétrolière et des faibles perspectives de changement électoral fédéral.

Le gouvernement du Canada a présenté un projet de règlement en novembre 2024, visant à fixer une limite claire à la pollution par les gaz à effet de serre générée par la production pétrolière et gazière. Le projet de règlement impose au secteur un plafond sur la pollution par les gaz à effet de serre de 35 p. 100 sous les niveaux de 2019. Il crée un système de plafonnement et d’échange conçu pour reconnaître les entreprises les plus performantes et inciter les entreprises plus polluantes à investir pour rendre leurs procédés de production plus propres.

Le Canada est le quatrième plus grand producteur de pétrole et le cinquième plus grand producteur de gaz au monde et l’Alberta peut demander son rattachement aux Etats Unis.

En février 2025, l’Agence canadienne de développement économique du Nord et Nalik Ventures, un organisme d’investissement et de capital-risque de l’État du Groenland, ont signé une déclaration de coopération.

Ils s’engagent à améliorer les liens commerciaux et économiques entre le Groenland et les 3 territoires canadiens – Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut.

Objectifs principaux de cet accord :
promouvoir la collaboration entre les entreprises canadiennes et groenlandaises ;
améliorer la gestion de grands projets de ressources et d’infrastructure ; et
renforcer l’entrepreneuriat et l’innovation dans le Nord.

Les États-Unis et l’Union Européenne ont accéléré les négociations pour resserrer les liens avec le Groenland.

En 2023, le Groenland a signé un partenariat stratégique avec l’UE, centré sur le lien entre ses gisements de minéraux et l’ambition de l’UE d’accroître son autosuffisance énergétique et de diversifier ses fournisseurs.
La délégation américaine qui s’est déplacée au Groenland représentait l’administration Biden.

la vraie question concerne l’indépendance du Groenland. Son secteur minier est inexploité, alors que son sol possède des gisements de minéraux essentiels et de terres rares. Le Groenland recherche des partenaires et des investisseurs pour les exploiter.

Dans ces conditions il va y avoir des changements politiques majeurs comme ceux qui ont été décidé à Bruxelles qui interdit l’importation de gaz et de pétrole russe en Europe.

L’Union Européenne arrêtera progressivement les importations de gaz et de pétrole russes d’ici la fin de 2027 et pour laisser place à une nouvelle compétition avec les Etats Unis concernant les approvisionnements de combustibles fossiles.
Ursula von der Leyen a déclaré : « La Russie a tenté à plusieurs reprises de nous faire chanter en militarisant ses approvisionnements énergétiques. Nous avons pris des mesures claires pour fermer le robinet et mettre définitivement fin à l’ère des combustibles fossiles russes en Europe. »

Le plan REPowerEU vise à préserver la sécurité de l’approvisionnement énergétique de l’UE et les volumes de gaz russe restants peuvent être progressivement supprimés sans incidence économique significative ni risques pour la sécurité de l’approvisionnement.

Et comme cela ne suffit pas et que l’Europe est sur le pied de guerre, le canada va participer à l’effort de défense européen.
L’Union européenne et le Canada ont annoncé en décembre 2025, un accord sur la participation des Canadiens à un programme européen d’aide à l’industrie de la défense, nommé SAFE et doté de 150 milliards d’euros.

"Nous nous félicitons de la conclusion des négociations sur un accord concernant la participation du Canada à SAFE, ont indiqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le premier ministre du Canada, Mark Carney, dans un communiqué commun.

Les Européens développent l’industrie de la défense pour contrer la menace russe et palier au risque de désengagement américain en Europe.

Cette dépendance économique sur le gaz et le pétrole va redéfinir un nouvel agenda de destabilisation de pays producteurs. Dans cette perspective nous devons replacer l’intervention au Vénézuela, la révolte en Iran et la guerre en Ukraine.

Francis Ros

Lors d’une réunion à huis clos la semaine dernière à Bruxelles, les ambassadeurs de l’alliance ont convenu que l’organisation devait renforcer son flanc arctique, selon les diplomates, qui ont tous souhaité garder l’anonymat pour pouvoir parler de ces discussions sensibles. Le président américain Donald Trump a affirmé que le territoire danois était exposé à l’influence russe et chinoise.

Les envoyés ont proposé de tirer parti des capacités de renseignement pour mieux surveiller le territoire, d’augmenter les dépenses de défense dans l’Arctique, de transférer davantage d’équipements militaires dans la région et d’organiser davantage d’exercices militaires dans les environs.

Cette avalanche d’idées souligne l’inquiétude croissante de l’Europe concernant les intentions des États-Unis à l’égard du Groenland. Cette semaine, la Maison Blanche a renforcé ses revendications sur le Groenland et a refusé à plusieurs reprises d’exclure une prise de contrôle militaire.

L’Europe s’efforce d’apaiser les dernières menaces de Trump et d’éviter une intervention militaire qui, selon le Danemark, signifierait la fin de l’alliance. Un compromis avec le président américain est considéré comme la première option et la plus souhaitable.

La demande de propositions, quelques jours seulement après la dernière salve de la Maison Blanche, reflète le sérieux avec lequel l’Europe prend l’ultimatum et le risque existentiel que toute incursion au Groenland ferait peser sur l’alliance et les liens transatlantiques. Les fonctionnaires de l’OTAN devraient désormais proposer des options aux envoyés, ont déclaré les diplomates de l’alliance.

Outre la richesse en matières premières et en gisements de pétrole de ce territoire, Trump a invoqué la présence présumée d’une multitude de navires russes et chinois menaçants près du Groenland pour justifier la dernière campagne de Washington visant à contrôler ce territoire.

Les experts contestent largement ces affirmations, Moscou et Pékin concentrant principalement leurs efforts de défense — notamment des patrouilles conjointes et des investissements militaires — dans l’est de l’Arctique.

La réunion de jeudi, qui a rassemblé 32 envoyés, s’est éloignée de la confrontation directe, ont déclaré les trois diplomates de l’OTAN, l’un d’entre eux qualifiant l’ambiance dans la salle de « productive » et « constructive ».

L’ambassadeur du Danemark, qui a pris la parole en premier, a déclaré que le différend était une question bilatérale et s’est plutôt concentré sur les récents succès de la stratégie arctique de l’OTAN et la nécessité de redoubler d’efforts dans la région, ont déclaré les diplomates — une déclaration qui a reçu un large soutien.

La question du Groenland a également été soulevée jeudi lors d’une réunion à huis clos des ambassadeurs de l’UE chargés de la défense et de la politique étrangère, bien qu’elle ne figurait pas à l’ordre du jour officiel, ont déclaré deux diplomates européens. Les capitales de l’Union ont alors exprimé leur solidarité avec le Danemark, ont-ils ajouté.

Le Danemark devrait fournir un briefing officiel et faire le point lors d’une réunion des envoyés de l’UE vendredi, ont déclaré les mêmes diplomates.

Politico

—  0 commentaires  —

© Geopolintel 2009-2025 - site réalisé avec SPIP - l'actualité Geopolintel avec RSS Suivre la vie du site