Geopolintel

L’Union européenne : l’idéologie du genre et l’éducation sexuelle dès le primaire

vendredi 25 septembre 2015

« L’égalité de genre » avait été écartée de la loi sur l’école. Barbara Pompili, jeune écologiste, avait renoncé à défendre en 2013 un amendement sur cette question controversée. Dans la deuxième lecture du projet Peillon, Barbara Pompili promouvait dans un amendement, le terme de genre. Elle « n’avait pas pour but de remettre en cause les différences entre les sexes, mais juste que les enfants puissent s’interroger dès la primaire sur ces stéréotypes selon lesquels, par exemple, une fille devrait être meilleure en français qu’en maths, qui conditionnent l’ensemble de leur vie ».
« Ce n’est que partie remise ! », lancera-t-elle, promettant de « continuer le combat, mais plutôt à travers des associations qui porteront le débat dans les écoles ».

Son échec ainsi que celui de Peillon, est maintenant validé par le parlement européen, en dehors de toute concertation et de débat politique, par la députée européenne Liliana Rodrigues.
On peut maintenant parler d’étatisation de la notion de genre.

Les députés demandent un enseignement public gratuit et égalitaire pour tous les enfants [1]

Des mesures d’égalité des sexes doivent s’appliquer à tous les niveaux du système éducatif, y compris dans les programmes et la formation des enseignants, de manière à mettre fin aux stéréotypes liés au genre et d’aider à combler le fossé entre l’éducation des femmes et leur développement professionnel, estiment les députés dans une résolution non législative votée mercredi. Les députés demandent également davantage d’investissements pour assurer à tous une éducation publique de qualité.

La résolution a été adoptée par 408 voix pour, 236 voix contre, avec 40 abstentions.

« Nous vivons encore dans une Europe inégale. Des progrès ont été faits mais les femmes continuent d’être une cible de choix de discrimination et de violence. Je crois que l’école joue un rôle fondamental dans l’évolution de cet état des choses. Mon rapport vise à assurer l’égalité et l’autonomisation des filles par l’éducation, à se conformer à la Convention d’Istanbul en tant qu’outil pour prévenir la discrimination entre les sexes, à créer une culture de l’école basée sur l’égalité des sexes, à superviser de façon critique les programmes et le matériel d’enseignement, à assurer l’égalité des sexes en ce qui concerne les décisions personnelles et professionnelles et à améliorer le pourcentage de femmes dans les postes à responsabilité et de cadres supérieurs », a déclaré le rapporteur Liliana Rodrigues(S&D, PT).

Combler l’écart entre l’éducation des femmes et leur développement professionnel

Même si les femmes constituent maintenant la majorité (60%) des diplômés de l’enseignement supérieur dans l’UE, elles sont encore moins rémunérées pour leurs qualifications que les hommes et restent sous-représentées dans les postes de direction, les sciences et l’ingénierie. Pour encourager plus de femmes à s’orienter vers les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, les députés demandent des mesures d’égalité d’accès et d’utilisation des technologies de l’information et de la communication à ces technologies dès l’éducation préscolaire.

Abolir les stéréotypes liés aux genres et renforcer la confiance en soi

Les stéréotypes et le sexisme restent les plus grands obstacles à l’égalité des sexes, dit le texte. Le Parlement réitère son appel à lutter contre les stéréotypes liés au genre, ce qui peut affecter l’image de soi et les décisions prises par les filles et les garçons à travers l’éducation formelle et informelle à tous les niveaux d’enseignement.

Les députés demandent également aux États membres de l’UE d’encourager les filles et les garçons à s’intéresser de manière égale à toutes les matières dans le processus éducatif, au-delà des stéréotypes de genre, soulignant le rôle de modèles féminins positifs dans les écoles, les universités et les sciences.

Favoriser les relations basées sur le respect et la réciprocité

L’éducation aux questions d’égalité des sexes devrait faire partie des programmes scolaires et les matériels didactiques ne devraient pas contenir de contenus discriminatoires, stéréotypés ou sexistes, estiment les députés. Pour promouvoir une éducation sans stéréotypes, les enseignants devraient recevoir une formation sur l’égalité et les programmes et du matériel éducatifs devraient être revus de manière critique, ajoutent-ils.

De plus, les États membres pourraient envisager de rendre obligatoire une éducation adaptée à l’âge sur la sexualité et les relations dans tous les programmes de l’école primaire et secondaire pour enseigner aux filles et aux garçons les relations fondées sur le consentement, le respect et la réciprocité, suggèrent les députés.

Pour lutter contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, les députés demandent à la Commission de soutenir l’inclusion d’informations objectives concernant les questions LGBTI dans les programmes scolaires.

—  0 commentaires  —

© Geopolintel 2009-2015 - site réalisé avec SPIP, optimisé pour Firefox - l'actualité Geopolintel avec RSS Suivre la vie du site