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Crise internationale ukrainienne

L’Anschluss criméen

mercredi 19 mars 2014

Dans un discours emprunt de la plus grande fermeté tenu devant le Parlement et les gouverneurs russes au Kremlin le 18 mars, deux jours après un référendum dans la péninsule du sud de l’Ukraine qui a plébiscité un rattachement à la Russie, Vladimir Poutine a affirmé : « Dans le cœur et la conscience des gens, la Crimée était et reste une partie intégrante de la Russie. » Et le président russe, martial, a déclaré que les Occidentaux « ont franchi la ligne rouge » en refusant de reconnaître le résultat du référendum et en prononçant des sanctions contre Moscou. Il ne fait donc aucun doute que nous sommes dans une logique de guerre inavouable à laquelle la Russie ne se dérobera pas, ayant identifié la source du mal comme se situant à Washington et à la City. Si par malheur l’affrontement avait lieu entre l’Est et l’Ouest, l’Ukraine pourrait être le nouveau Stalingrad de la puissance américaine. Nul doute que la Russie fera tout pour que la guerre voulue par l’Amérique, si toutefois elle avait lieu, aille jusqu’aux frontières de la Pologne et de l’Europe.
Poutine, dans son discours solennel, est plus que jamais l’incarnation du principe de souveraineté face à un monde soumis aux grands sorciers de l’anarcho-capitalisme. Ajoutons enfin que Bercy est en effervescence face à la stupidité de Fabius qui a brandi la menace d’une annulation de la vente à la
marine russe en 2015 de deux bâtiments de guerre de la classe Mistral. Une déclaration irresponsable et violemment contraire à l’intérêt national quand on sait que la France est en 3e position parmi les pays de l’Union européenne dans les échanges commerciaux avec la Russie (50 milliards d’euros pour l’ensemble des échanges entre la Russie et les pays membres de l’Union européenne).

Quelques heures après la publication des résultats du référendum relatif au rattachement de la Péninsule de Crimée à la Fédération de Russie, voulu par 96,77% des votants, le Parlement ukrainien votait ce lundi 17 mars la mobilisation partielle de ses forces armées face à « l’ingérence de la Russie dans les affaires intérieures ukrainiennes ». En fin de journée à Kiev, le ministère des Affaires étrangères faisait monter les enchères en rejetant toutes les propositions russes en vue d’un règlement intelligemment négocié de la crise. Simultanément le président Obama, aussitôt mécaniquement suivi par Bruxelles, décrétait des sanctions contre certains responsables russes tels Valentina Matvienko, présidente du Conseil de la Fédération [Chambre haute du parlement], le vice-Premier ministre Dimitri Rogozine, deux conseillers du président Poutine ainsi que des députés et sénateurs, et cætera ! Sanctions se concrétisant par une interdiction d’entrée sur le territoire des États-Unis et le gel de leurs avoirs déposés hors de la Fédération. 16 h Temps universel, Kiev rappelle son ambassadeur à Moscou « pour consultation ». 17h50 Sur son compte twitter, Dmitri Rogozine répond ironiquement aux sanctions qui le frappent en remerciant la Maison Blanche pour cette « reconnaissance internationale » et questionne : « Camarade Obama, que doivent faire ceux qui n’ont ni compte ni propriété à l’étranger ? Ou bien vous n’y avez pas pensé ? » ! De son côté, du tac au tac, la Crimée nationalise [17h30] les entreprises publiques ukrainiennes du secteur des hydrocarbures… dont la principale Tchernomorneftegaz, exploite dix-sept gisements, onze de gaz naturel, deux de pétrole et quatre sites de condensat de gaz [mélange liquide d’hydrocarbures légers obtenu par condensation de gaz naturel brut]. 

À 19h26 Tu, le président russe, Vladimir Poutine signe au Kremlin le décret reconnaissant l’indépendance de la Crimée… « La Russie, compte tenu de la volonté des peuples de Crimée exprimée lors du référendum du 16 mars 2014, décide de reconnaître la République de Crimée comme État souverain et indépendant où la ville de Sébastopol possède un statut spécifique ». Ce décret entre en vigueur « le jour même de sa signature ». Le droit international dispose en effet que la reconnaissance de la Crimée en tant qu’État indépendant soit un préalable obligé de son intégration à la Fédération de Russie, celle-ci devant faire l’objet d’un accord entre deux États indépendants. Ce mardi 18, à Moscou, la Chambre basse, la Douma, doit pour sa part entériner le projet de rattachement de la Crimée à la Fédération.

Quant aux parlementaires Criméens de Simféropol, ceux-ci, au lendemain du vote, se sont également prononcés, et à l’unanimité des députés présents (85 sur 85), pour la séparation tout en demandant « à la Fédération de Russie de l’accepter comme l’un de ses membres [et] aux Nations unies, et à tous les pays du monde, de la reconnaître comme un État indépendant » [lacote.ch/fr]. Le rouble devenant dés lors, et par voie de conséquence, la monnaie officielle de la république séparatiste de Crimée en remplacement de l’ Hryvnias ukrainien. Volonté populaire saluée tout aussi unanimement par la presse russe, ainsi Kommersant et la Komsomolskaïa Pravda condensant les événements en une formule laconique « La Crimée revient en Russie ! ».

L’Ukraine fait la grenouille bœuf

La mobilisation militaire partielle demandée par le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov, eu égard à « l’aggravation de la situation politique dans le pays  », entraîne le rappel de 40.000 réservistes. Mesure assortie d’une rallonge budgétaire de quelque 6,9 mds de Hryvnias, soit 512 millions d’€ [lacote.ch17mars14]. Dans les faits l’armée ukrainienne, déjà structurellement faible, vient d’être éprouvée par les nominations successives de trois chefs d’État-major différents en quelques semaines [1]. De plus les soldats et officiers ukrainiens ont été récemment autorisés à servir près de leur famille ce qui, dans le contexte de crise russo-ukrainienne, a eu pour conséquence ces derniers jours en Crimée d’entraîner des défections massives. Encore important pays exportateur d’armes en 2012, l’armée ukrainienne est cependant équipée à l’instar du cordonnier en temps ordinaire plus mal chaussée que ses clients [huffingtonpost.fr2mars14]. Et ce ne sont pas les fantômes de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne - francs-tireurs et partisans ayant combattu l’Armée rouge et les Polonais durant la Seconde guerre mondiale dont les ultimes poches de résistance furent liquidées dans les années 1950 – qui dans l’immédiat changeront la donne même si leurs ombres étaient présentes sur le Maïdan.

Après le coup d’État de Kiev, l’indépendance de la Crimée était jouée d’avance, qui ne le savait ? Il est donc assez comique d’entendre le dit ministre des Affaires étrangères, M. Fabius qui s’essaye à la colère froide, nous dire sur un ton mi aigre mi courroucé, que le référendum criméen du 16 mars 2014, n’était ni « légal », ni « légitime  ». Non légal parce que violant la Constitution ukrainienne… en réalité largement piétinée et bafouée par ceux qui à Kiev s’en réclament à l’issue d’un coup de force ! Illégitime parce que conduit sous la « contrainte », celle qu’impose la présence de forces russes – ou d’autodéfense - dans la Péninsule… alors même qu’aucune violence notable n’a été signalée, et à aucun moment. Une violence qu’a démenti la liesse populaire au moment de la publication des résultats [2]. Et enfin, pour ne pas être en reste, toujours au chapitre des sanctions, ce lundi 17 [20h30Tu], M. Fabius brandissait la menace d’une annulation de la vente à la marine russe en 2015 de deux bâtiments de guerre de la classe Mistral [3]… « Si Poutine continue ce qu’il fait, nous pouvons envisager d’annuler ces ventes, mais nous demandons à d’autres de faire l’équivalent » [TF1].

Une décision qui, si elle intervenait comblerait d’aise le Pentagone très hostile à ce marché. En outre, en faisant une telle annonce, M. Fabius était assuré de complaire aux maitres de l’ombre qui gouvernent la politique atlantiste. Ce faisant, M. Fabius montre une fois de plus le mépris qui est le sien, mépris à l’égard du monde ouvrier et des entreprises nationales, en la circonstances les arsenaux et les chantiers de Lorient, Toulon, Brest et St Nazaire… comme ce fut le cas dans l’affaire de la rupture unilatérale de la firme Peugeot avec l’Iran. Un scandale longtemps étouffé par le patronat, les syndicats ouvriers avec l’active complicité de la presse et du gouvernement. Car il s’agissait de la perte d’un marché essentiel pour la survie de notre industrie automobile… un marché à l’exportation de 500 000 véhicules l’an ce qui contribua récemment le constructeur à se vendre en partie au plus offrant, en l’occurrence à la Chine.

Le Quai et le petit perroquet

Au demeurant le commentaire fabiusien, aussi péremptoire que mensonger, reprenait mots pour mots le communiqué publié par la Maison-Blanche peu avant minuit [Tu] ce dimanche 16 mars. Un texte marqué par l’impuissance diplomatique du couple euro-américain, qui de facto sanctionne la défaite de la diplomatie américaine incapable de brandir aucune menace crédible autre que des sanction financière ad hominem avec le gel des avoirs de quelques nomenklaturistes ou hiérarques de l’entourage de Poutine. Gageons que les oligarques russes, amis et sectateurs du Moloch ultralibéral, seront quant à eux, pour le présent et pour l’avenir en raison de leur élection à la fortune sui generis, totalement épargnés [4]. Car qui ne voit les étroites limites de ce type de sanctions – financières mais plus encore économiques – qui en meurtrissant l’Ours navreraient en retour, sévèrement, ses partenaires occidentaux, à commencer par les Européens… Polonais, Allemands, Français ? Couper les ponts entre l’Union européenne et la Russie serait à double tranchant et à terme contraindrait Moscou à faire le choix de l’Asie au détriment de l’Europe. Devrions-nous oublier que la « profondeur de champ » géoéconomique est incontestablement plus vaste à l’Est qu’à l’Ouest ? Notamment avec les économies émergentes du bassin indopacifique… et la Chine Rouge, nouvel Empire du Milieu, cet extraordinaire hybride, mi communiste, mi anarcho-capitaliste !

Cependant, outre les déclarations franco-américaines destinées à la presse, aux opinions publiques et aux divers groupes de pression, nous ne devons pas perdre de vue le long entretien qui avait réuni, via les câbles transatlantiques et avant toutes ces péripéties, les présidents Poutine et Obama. Un échange, à l’initiative du président américain, qui a, soulignons-le, précédé le tardif communiqué de la Maison-Blanche. Une déclaration intervenue très précisément onze minutes après la proclamation des résultats favorables au rattachement [95,5%] à la moitié du dépouillement des bulletins de vote, soit à 21h40 Tu. Un contact qui marque discrètement mais assez nettement – bis repetita - que Washington prenait acte - certes de très mauvais gré - du fait accompli et pour l’heure, de l’échec de sa stratégie de raccordement des anciens satellites de l’Union soviétique à sa propre sphère d’influence.

Au cours de l’entretien, M. Poutine avait rappelé que ce référendum était à ses yeux « pleinement conforme au droit international ». Ce qui est vraisemblablement le cas puisque MM. Obama et Fabius et se sont bien gardés l’un et l’autre de dénoncer une transgression des règles internationales, se contentant uniquement de parler d’illégalité vis-à-vis de la Constitution ukrainienne. Il est vrai que lorsque le peuple souverain a le culot de vouloir se mêler de questions de fond et de faire entendre sa voix sans y avoir été convié, il est aussitôt congédié du débat.

Il est avéré que dans les démocraties social-libérales, lorsqu’il s’agit de questions engageant l’avenir voire la survie des Communautés nationales, les nations ne sont jamais, oh grand jamais, consultées. Bref, les deux chefs d’État, MM. Poutine et Obama, sont convenus « qu’en dépit des évidentes différences d’appréciation, il restait nécessaire, selon le porte-parole du Kremlin, de rechercher ensemble des moyens de stabiliser la situation en Ukraine suivant une démarche commune ». Dans cette perspective le président russe annonçait dans la foulée qu’une mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE] sera invité à intervenir en Ukraine, répondant ainsi un vœux exprimé un peu plus tôt par la Chancelière allemande, Angela Merkel, seul chef d’État européen d’envergure à avoir montré une prudente retenue sur ce dossier.

L’indépendance, et après

Se dissimule également en Occidentalie, derrière le rideau de fumée des déclarations officielles plu sou moins fulminantes, et se profile une crainte bien réelle… celle de voir la fièvre rattachiste gagner l’Est de l’Ukraine. Ce qui sera probablement le cas même si le processus d’éclatement de l’Ukraine doit prendre un certain temps. L’ancien président tchèque Václav Klaus va d’ailleurs dans ce sens lorsqu’il confesse que, selon lui, « l’Ukraine actuelle demeure, dans une large mesure, une entité artificielle qui n’est devenue un État indépendant qu’à la chute de l’Union soviétique, il y a vingt ans  » [klaus.cz25fév14].

Si en effet, l’Ukraine étant parvenu à faire son deuil de la Crimée, elle parvenait à se reconfigurer sous forme de confédération ou de fédération, elle pourrait en effet espérer échapper à l’éclatement susceptible de gagner l’Est industriel et minier du pays… région potentiellement tentée de suivre la voie criméenne vers l’indépendance et le rattachement à la Russie. Une perspective tentante pour beaucoup de russophones fortement choqués par les mesures de restrictions linguistiques adoptées à Kiev dès l’arrivée du nouveau pouvoir [5].

Mais “avec des objectifs précis et avec l’appui de la Communauté internationale” et avec en sus l’accord de l’Occidentalie, cette solution pourrait être une bonne alternative à un ”féodalisme oligarchique” toujours renaissant… et aujourd’hui incarné par la Madonna ukrainienne, la vénéneuse Ioulia Timochenko future candidate à la présidence lors du rendez-vous électoral du 25 mai prochain. Si l’on sacrifie à une vision irénique – « Embrassons-nous Folleville » – « les régions occidentales pourraient mettre en place un projet de coopération avec l’Union européenne et avoir leur propre politique culturelle [!], tandis que les régions orientales pourraient mener une politique à leur convenance, au moins dans certains domaines, vis-à-vis de la Russie sans se voir contraints d’adhérer à une quelconque européanisation idéologique et linguistique ». Pour le reste l’Ukraine fédérale, cantonnisée sur le modèle helvétique, se chargera des intérêts collectifs [6].

Laissons pour ne pas conclure, la parole à Guennadi Ziouganov, Secrétaire général du Parti communiste de la Fédération de Russie. Celui-ci, lorsqu’il prit connaissance des résultat du référendum criméen, fit la remarque suivante : « Le référendum est en Crimée une victoire du bon sens, de la volonté et du courage de ceux qui l’ont organisé… Le référendum de Crimée est un exemple pour d’autres régions d’Ukraine » [irib17mars14]. On ne saurait plus et mieux dessiner l’avenir prédictible ! Bien sûr n’est pas Cassandre qui veut, mais à l’Est de l’Ukraine, chaque jour qui passe la tension monte davantage… de la foule pro-russe d’Odessa des cris fusent toujours plus haut : «  Russie, Berkhout, Référendum » et des corps commencent à tomber !

In fine, peut-être ne faudrait-il pas oublier que l’histoire ne bégaye pas constamment et que ce qui a été possible en 1999, lorsque l’Otan faisait dégringoler des bombes au graphite sur les centrales électriques serbes, ne l’est plus vraiment aujourd’hui. La Russie a réarmé. Elle est à la pointe de l’innovation technique en matière d’armements futuristes. Elle dispose de fonds souverains [87,15 mds de $ au 1er nov.2013] qui lui permettent de soutenir le choc des attaques répétés des marchés innocents contre sa monnaie. La Russie a changé de mains et n’est plus disposée à laisser l’Otan et ses séides venir marcher sur ses brisées. La Crimée de toute évidence ne sera pas un nouveau Kosovo où l’Otan jouait alors à front renversé… c’est-à-dire en venant par la guerre aérienne au secours d’une minorité sécessionniste. Nous avons là une certitude, ici applicable à la Crimée, que ne se répétera pas la sinistre farce juridique du Kosovo. Conviction qui devrait maintenant servir de prémisses à tout raisonnement diplomatique, géopolitique ou encore géostratégique. L’eau du fleuve coule et les temps changent. Or avec la deuxième décennie du XXIe siècle, la mort du droit collectif à géométrie variable est peut-être enfin arrivé !

Léon Camus 17 février 2014

Notes

[1L’amiral Denis Berezovski, commandant en chef de la Marine, à peine nommé, prêtait allégeance le 2 mars aux autorités criméennes pro-russes. Le Livre blanc ukrainien de la Défense paru en 2012, comptabilisait officiellement 776 chars d’assaut et 2332 véhicules blindés, 72 hélicoptères, 208 avions, 26 navires de combat, et 944 batteries de défense aérienne d’un calibre supérieur à 100 mm. Du pipo, une vaste plaisanterie ! « L’armée ukrainienne est connue pour être en piteux état : « Les forces armées ont souffert d’un financement inadéquat… Elles continuent à utiliser des équipements [obsolètes] datant de l’époque soviétique » souligne le rapport 2014 de l’IISS - Institut international des études stratégiques - de Londres [nouvelobs.com3mars14]. À la chute de l’Union soviétique, Kiev a hérité d’un imposant arsenal. Mais le pouvoir ukrainien post-soviétique s’est montré incapable d’entretenir ce trésor de matériels militaires. Une partie des équipements est partie à la casse, l’autre a été bradée ici et là : « Tout ce qui était en état de marche dans l’armée a été vendu, l’Ukraine est devenue le plus important trafiquant d’armes soviétiques au monde » Andreï Frolov in « Export Vooroujenii ».

[2Pendant que le ciel nocturne de Simféropol s’étoilait des fleurs multicolores d’un feu d’artifice géant sans doute tiré « sous la contrainte », le leader indépendantiste de Crimée, Serguiï Axionov, s’exclamait « la Crimée va en Russie… nous rentrons enfin à la maison ! ». En dépit d’un calme certain quelques médias se sont plus à souligner des incidents isolés en tout cas extérieurs à la Péninsule, ainsi à Kharkiv et à Donetsk [lefigaro.fr16mars14]. Quant aux Tatars et aux autres minorités - 37 % de la population criméennes – toutes avaient opté pour le boycott du scrutin.

[3La classe Mistral sont des navires multifonctions, type porte-hélicoptères amphibies d’assaut. Déplaçant 21 300 tonnes à pleine charge, ils ont une longueur de 199 mètres, une largeur de 32 m et un tirant d’eau de 6,2 m. Le coût de chaque unité de la classe Mistral se situe dans une fourchette de 294 millions à 420 millions d’€uros.

[4« Abramovitch est gangster et un agent de Poutine » dixit Boris Berezovsky à l’adresse des magistrats au cours d’un procès contre son coreligionnaire Roman Abramovitch. Celui-ci, propriétaire du prestigieux « Chelsea Football Club », est crédité d’une fortune se montant à 9 mds de $, ce qui n’est pas négligeable pour un homme qui en 1987 était encore ouvrier mécanicien [dailymail.co.uk12oct11].

[525 février 2014 la Rada [le parlement ukrainien], lequel a pris la totalité des pouvoirs d’État le 21 février, a notamment abrogé la loi linguistique de 2012 autorisant les assemblées régionales à déclarer « langue régionale » celles qui sont parlées par au moins 10 % de la population d’une dite région. Ce statut de langue régionale permettait par exemple aux citoyens russophones de faire leur démarches administratives en russe, de recevoir des enseignements et formations en russe, et cela permettait aux assemblées régionales et locales de délibérer dans leur langue maternelle.

[6« Six scénarios pour une vie sans la Crimée » [CourierInternational/Expert15mars14]. « Expert » est issue en 1995 d’un essaimage de la rédaction du quotidien Kommersant. Cet hebdomadaire réputé conservateur, est rapidement devenu un titre de référence, notamment dans le domaine économique.

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