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Le commandant de l’Africom, Carter Ham « Pas de solution satisfaisante au Mali sans l’Algérie »

dimanche 27 janvier 2013

Le commandant de l’Africom, Carter Ham, a estimé ce vendredi 11 janvier qu’il n’y aura pas de solution « satisfaisante » au Mali sans l’Algérie. « Il n’y aura pas de solution satisfaisante à la crise au Mali sans la participation de l’Algérie », a indiqué M. Ham lors d’une conférence organisée à Niamey, au Niger. Le responsable militaire américain a jugé « encourageant », dans ce cadre, le fait que l’Algérie, le Niger et la Mauritanie soient « en train de renforcer leur sécurité le long de la frontière [du Mali] pour empêcher les terroristes d’entrer sur leur territoire », selon des propos repris par l’AFP.

Sonia Lyes

http://www.tsa-algerie.com/diplomat...

À une question sur une probable intervention militaire au Nord, le patron de l’Africom a estimé « qu’elle doit être bien préparée ». « Nous savons que l’option militaire n’est pas la bonne, mais nous devons nous y préparer. Il faut un plan bien précis et bien finalisé pour que l’intervention militaire soit efficace », a‑t‑il dit.
Selon lui, aucune requête n’a été formulée par les pays de la région, notamment par le Mali en direction des États‑Unis, pour un éventuel soutien dans le cadre d’une intervention armée. « Nous n’avons pas reçu de requêtes spécifiques, il est probable qu’on nous demande une assistance financière, un appui logistique […] en renseignements et en formation de militaires », a‑t‑il affirmé. « Les États‑Unis sont prêts à satisfaire ces requêtes », a‑t‑il ajouté.

Par ailleurs, il a indiqué qu’Al‑Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Boko Haram, le groupe armé islamiste du Nigeria, cherchent à « coordonner leurs forces ». « Ce que nous savons, c’est que Boko Haram a l’intention de s’étendre au‑delà des frontières du Nigeria et espère élargir son influence », a‑t‑il dit.


Algérie : Une base américaine à l’insu du peuple algérien !

Cela fait des mois que nous tentons d’attirer l’attention de l’opinion publique sur l’action insidieuse et subversive des néo cons américains dans notre pays, dans le Maghreb, le Sahel et l’Afrique « utile ». D’autres voix, celles d’intellectuels probes et de militants alter mondialistes s’expriment inlassablement sur le même sujet dans des sites libres comme Algéria Watch, le réseau Voltaire et bien d’autres qui ont fait de la vérité et de la liberté d’informer leur credo et leur raison d’être.

Pourtant, et alors que le régime algérien a déclaré officiellement, par l’entremise de son chef du gouvernement, de ministres et d’autres hauts fonctionnaires « autorisés », qu’il était hors de question de permettre aux américains d’installer une quelconque base dans le pays, nous découvrons qu’ils nous mentaient, au moment même où ils nous faisaient ces déclarations, et qu’une base militaire américaine a été construite par BRC, de sulfureuse réputation.

La BRC, selon Monsieur Hocine Malti, « a sous traité la partie BTP à la société canadienne RSW – SCATT ». Selon la même source, Le mur d’enceinte de cette base est d’une dizaine de kilomètres et dispose d’une piste d’atterrissage de 4000m. Ce qui permet à de gros porteurs de l’armée américaine de se poser. Cette base qui dispose de nombreuses infrastructures, dont une piscine olympique, a une capacité d’accueil de 2000 personnes. C’est dire que ce n’est pas un petit cantonnement de fortune, destiné à accueillir une unité de l’armée algérienne.
Monsieur Hocine Malti nous apprend avec une foule de détails que non seulement cette base existe bel et bien, mais aussi qu’elle a été opérationnelle et qu’elle a accueilli 400 hommes en provenance d’Allemagne, très probablement d’une autre base militaire américaine. Ces effectifs ont, par la suite, été acheminés vers le nord du Mali.
Cette base ne serait plus opérationnelle. Officiellement, elle n’existe pas et n’a jamais existé.
Nous pouvons aisément imaginer, qu’après l’alerte que les journalistes et militants libres ont déclenché sur ces tractations secrètes pour une installation en douce des américains dans notre pays, les « décideurs » ont décidé de geler cette opération. D’autant que des fuites d’informations sur le sujet, organisées par un clan pour déstabiliser un autre, avaient refroidi les ardeurs des pro américains.

La question qui se pose aujourd’hui est celle-ci : Pourquoi ce cas de haute trahison a-t-il été étouffé ?

Car il s’agit bien, en l’occurrence, de haute trahison. Des officiers supérieurs de l’armée ont conclu avec une puissance étrangère un contrat secret pour lui permettre de s’installer sur le territoire national, pour lui permettre de faire atterrir ses gros porteurs et d’y faire transiter des troupes qui ont envahi un pays voisin depuis le nôtre. Et cela à l’insu du peuple algérien. Très probablement même à l’insu du chef de l’état lui même. Ce qui explique la dissolution précipitée de BRC par ce dernier. Non pas pour sévir, mais pour étouffer l’affaire et éviter que le peuple algérien ne le découvre sous son véritable jour : Celui d’un président marginalisé, dont la junte au pouvoir ne tient aucun compte. Une clique de généraux et d’affairistes qui s’enrichissent en milliards de dollars sur la conjoncture, et qui offrent le pays, portes béantes, à une puissance militaire qui, au même moment, a fait main basse sur l’Irak qu’elle a précipité dans le chaos.

Lorsque je dis que cette haute trahison a été perpétrée à l’insu du chef de l’Etat, je ne dis pas qu’il n’était pas au courant, mais qu’il n’a pas été jugé utile de lui demander son avis.
Il ne peut pas ne pas avoir été informé du moindre détail. C’est une trop grosse opération pour passer inaperçue. Chakib Khellil, qui joue prudemment sur tous les tableaux, dispose dans le sahara, d’un réseau d’informateurs très bien rôdé.

Bouteflika savait, mais il ne pouvait rien faire. Nous avions évoqué, dans cet espace même et à plusieurs reprises, des contacts « secrets » entre des Américains et des responsables du DRS, à l’étranger et au Sahara.
Certaines rumeurs prétendent même que la brusque disgrâce de Larbi Belkheir serait liée à cette affaire de BRC et à d’autres encore, peut être plus graves. Si tant est qu’il puisse exister un crime plus grave que de vendre son pays aux américains.

L’autre question que nous pourrions nous poser est de savoir ce que tout ce beau monde compte faire avec cette affaire.

Ces messieurs vont-ils, le plus naturellement du monde, continuer à considérer que le peuple algérien n’est même pas là, que ce sont leurs affaires, qu’ils vont les régler entre eux, comme si de rien n’était. Cela voudrait dire que nous entrons là dans la phase découverte du régime. Une junte qui a le pouvoir total, qui ne s’embarrasse plus de faux semblants, qui use de la force brute et de sa totale main mise sur la pays pour le vendre au plus offrant. Après en avoir massacré des dizaines de milliers de ses habitants et mis au pas toute sa « société civile ».
D’une certaine manière, cela aurait le mérite de clarifier la situation. La balle serait dans le camp du peuple, si l’on peut dire. Il lui reviendrait, par conséquent, de prendre son destin en main et de se dresser contre ceux qui, de façon aussi directe, violent les fondements même des lois qu’ils ont eux mêmes instaurées.

Ou bien alors, ces messieurs vont-ils nous tricoter un autre de ces rideaux dont ils ont le secret ? Allons nous apprendre, comme le suggère Monsieur Malti, que cette base, aujourd’hui désaffectée, appartient à l’armée algérienne, que ce sont les « ennemis extérieurs et intérieurs » de l’Algérie qui créent ces rumeurs pour semer la confusion entre une armée qui a sauvé la république et son peuple ? Ils sont capables de faire face, avec un aplomb inimaginable, à n’importe quelle situation. Ils ont acquis la science d’altérer n’importe quelle évidence et la faire passer pour le contraire de ce qu’elle est !

Allons nous assister au déchaînement d’une campagne de discours et de presse contre ces « ennemis de la nation », pour détourner l’attention et faire passer cette autre affaire à la trappe ?

Cette hypothèse est dans leurs cordes. Rappelez vous l’affaire Khalifa, entre autres nombreux voleurs qui ont été escamotés, quand l’un des leurs a reconnu, à la barre, qu’il avait falsifié le Procès verbal du Conseil d’administration pour placer frauduleusement plusieurs centaines de millions de dollars dans la banque Khalifa. Il avait même dit qu’il en assumait l’« entière »responsabilité. Pourtant, il ne fut ni inculpé, ni encore moins condamné, alors que le directeur général qui avait exécuté ses ordres croupit en prison. On nous expliqua ce curieux « dysfonctionnement » par une argutie judiciaire : Il se trouvait que ce monsieur, en l’occurrence le secrétaire général de leur UGTA, n’avait pas été mentionné sur l’appel de renvoi. Oui, c’est grossier, oui c’est incroyable, oui c’est injuste ! Mais c’est comme çà ! C’est eux qui font ce qu’ils veulent. Et les journalistes qui pourraient faire éclater ces scandales, les expliquer à l’opinion, en démonter les mécanismes odieux, ces journalistes là ne peuvent pas ou ne veulent pas.

Et c’est ainsi qu’avec la multiplication des scandales et leur aggravation, il s’est opéré une sorte de banalisation dans l’esprit des gens. Rien ne les étonne ni ne les choque plus.
Cette affaire de haute trahison aurait eu des conséquences et des répercussions incalculables dans n’importe quel état moyennement respectable. Chez nous les consciences se sont assoupies. Nos élites ne rêvent plus que de se convertir en importateurs, nos démocrates appellent au retour d’EradicatorII, et nos islamistes repentis font des oraisons funèbres à Hadj Smail.

D.Benchenouf

Complement d’informations concernant la base américaine en Algérie et BRC :
Rappelons que Chakib Khellil, le Ministre de l’énergie, dont on dit qu’il a la nationalité américaine, avait déclaré à propos de Brown Root & Condor (BRC) qui a réalisé cette base militaire : « BRC est une entreprise autonome, relevant du ministère de l’Energie. Elle a réalisé des hôpitaux militaires à Oran et à Constantine de même que des oléoducs... »
Estimant que les accusations portées contre BRC sont des harcèlements injustifiés, il a déclaré : « BRC est une petite société « qui n’a fait que faire son travail ».
Rappelons également que la BRC s’est vu confier par la seule Sonatrach 27 projets pour un montant global de 73 milliards de dinars. Ces contrats ont été signés de gré à gré, en violation flagrante de la législation, de la réglementation et des principes de prudence concernant les sociétés étrangères détenues par des fonds troubles. Ces marchés sont en violation flagrante du du décret présidentiel n°02/250 relatif à la réglementation des marchés publics.

Les marchés offerts, de gré à gré et sur un plateau, par Sonatrach et l’Armée, à BRC, s’élèvent à des milliards de dollars. Les marchés ont été surfacturés à un degré inimaginable. Plus de 700%, selon certaines sources. Ces deux principaux « partenaires » de BRC ne sont pas fortuits. Ils représentent la vraie mafia financière du pays, alliée des néo-cons et qui pompent des fortunes immenses de la ressource hydrocarbure, dans la plus grande opacité, et des généraux, ancrés à ces mêmes milieux néo cons et sionistes, qui contrôlent et distribuent les rentes aux autres clans.
Qui a dit que l’affaire Khalifa était l’escroquerie du siècle ?

Voici, concernant BRC, un extrait de l’interview accordé par Monsieur Hocine Malti au journal électronique « Le Maghrébin » :
Brown & Root Condor, BRC, a été crée en 1994. A l’origine c’était, comme son objet l’indique une société d’engineering et de construction, crée en association avec une société de renommée mondiale Kellog Brown & Root (elle-même filiale de Halliburton). Cette société n’a jamais pris réellement son envol, elle a toujours été délibérément maintenue par les américains, à un faible niveau de compétences. BRC n’est pas capable de mener par elle-même un chantier de construction, ni même de concevoir une unité industrielle importante. Donc, elle n’a jamais été autre chose qu’une courroie de transmission vers la société-mère Kellog Brown & Root. Halliburton est connue, ce n’est pas seulement la société dirigée par Dick Cheney, mais c’est d’abord une entreprise qui travaille pour le compte de l’armée américaine. C’est Halliburton qui a construit nombre de bases militaires américaines à l’étranger. C’est cette entreprise qui a réalisé la plus grande base américaine en dehors des Etats-Unis, celle du Kosovo. En Irak, c’est Halliburton, omniprésent, qui fait tout. C’est donc une source de revenus importants sur les plans pétrolier et militaire. Et comme cette société intervient dans des secteurs stratégiques tels que l’industrie pétrolière et la défense, elle a automatiquement connaissance de tout ce qui se passe dans les pays où elle intervient. C’est comme cela que BRC est devenue, non seulement une source d’enrichissement pour les américains, mais en même temps une source de renseignement et de collecte d’informations sur l’industrie pétrolière algérienne. Depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir et surtout depuis la nomination de Chakib Khelil à l’énergie, cette société a pratiquement changé de statut. Elle est devenue le représentant quasi officiel du lobby texan da la Maison-Blanche en Algérie. Et puis derrière, il y a la CIA, les services de renseignements américains qui exploitent ce filon. Elle est la seule société au sujet de laquelle Chakib Khelil avait lui-même déclaré, lorsque l’enquête a été déclenchée, « c’est une société de statut algérien qui bénéficie donc d’un traitement de faveur par rapport aux autres ; elle est systématiquement retenue même quand elle est plus chère de 15% que le moins disant ». Pour certains généraux, c’était également une source d’enrichissement grâce aux grosses commissions qu’ils percevaient sur tous les contrats passés entre BRC et la Sonatrach, ses filiales ou certains ministères, dont celui de la défense. Pour s’enrichir, ils ont fermé les yeux sur un tas de manœuvres illégales ; c’est comme cela que l’on est arrivé jusqu’à la compromission extrême avec les américains dans cette histoire de mallettes de commandement, des équipements ultra sophistiqués de communication et de transmissions militaires."

Article paru en septembre 2003 sur le site :

http://www.recherches-sur-le-terror...

UNE BASE AMÉRICAINE DANS LE DÉSERT ALGÉRIEN
La base existe déjà. Elle est située à côté de l’oasis d’Ihérir, à 110 km nord-ouest de Djanet, et à 220 km de la frontière libyenne dans le Tassili des Adjer. A 120 km au nord, se trouve la bourgade d’Illizi, l’endroit où les touristes, pour la plupart allemands, ont été enlevés au début de l’année et rendus pour les derniers le 18 août (1).

D’après des témoins, des bulldozers ont été aperçus déplacés sur des camions dans la région d’Illizi. D’autres personnes affirment avoir vu passer des porte-chars chargés de grosses boules brillantes et de paraboles de radars. Elles parlent d’un grand nombre de véhicules et d’hélicoptères survolant le convoi. Sur le passage de ce dernier, la population des agglomérations traversées étaient consignée dans les maisons et tous les commerces fermés.

Deux généraux algériens jouent un rôle essentiel dans l’installation de la base américaine d’Iherir.

Le général Kamel Abderrahmane, ancien colonel à la DRS (2) du CPMI (3). Il dirige aujourd’hui la deuxième région militaire, celle d’Oranie. Il a été chargé de la couverture médiatique de l’affaire des otages et de celle de l’installation de la base américaine. Il aurait acheté le « Quotidien d’Oran » en se servant d’un prête-nom. Ceci expliquerait les « révélations » faites par ce journal sur le prétendu plan anterroriste américain.

Le général Abdelmajid Saheb dirige depuis 1999 la 4e région militaire, comprenant Ouargla et Djanet. Il a reçu pour mission d’assurer la coordination du transport des engins et équipements nécessaires à l’installation de la base. Chef de la région depuis quatre ans, il la connaît bien pour avoir été l’adjoint du commandant précédent. Il a en outre effectué plusieurs déplacements aux Etats-Unis pour recevoir des instructions.

Il y a plus surprenant. L’armée américaine ne peut suffire à la tâche, assignée par le commandement, de quadrillage de la planète. Ceci explique le recours à une entreprise, fournissant des mercenaires, pour assurer la sécurité de la base.

Il s’agit « d’Executive Outcomes, » ou du moins de ses héritiers. Cette société jouit d’une unité de travail à la caserne algéroise de Ben Aknoun, là où se tient la DRS (2). Elle dispose aussi d’un bureau de liaison à Ouargla, siège de la 4e région militaire dirigée par le général Abdelmajid Saheb.

Nous avons obtenu quelques noms des cadres oeuvrant en Algérie dans le cadre de cette opération (4).

Le commandant Emanuel Damink. Ancien des renseignements sud-africains sous le régime de l’apartheid, il a la charge du recrutement et de la collecte des renseignements sur les réseaux islamistes dans le monde. Entre autres missions, il a lui-même assuré l’évacuation vers les États-Unis de pièces d’équipements nucléaires entreposées par l’Irak sur le sol algérien. Ce transfert était une condition impérative au maintien des bonnes relations entre Alger et Washington.

Le capitaine Stefan Desmond. Ancien officier du contre-espionnage sud-africain. Expert en armes chimiques et en explosifs, il aurait supervisé le largage de gaz de combat sur des maquis islamistes en Algérie.

Chargé de la sécurité intérieure d’Executive Outcomes, on le présente aussi comme un spécialiste de la torture dite « scientifique. »

Les Français ont quelques raisons de lui en vouloir car il a monté des mises en scène macabres de prétendus charniers de l’armée française.
Les squelettes, supposés remonter à l’époque coloniale, avaient les mains attachées dans le dos par du fil de fer. Étrangement, et en dépit des années, aucune piqûre de rouille ne marquait le métal.

Desmond est très proche du colonel Othman Tartag, dit Bachir, le chef du CPMI (3) et successeur à ce poste du général Kamel Abderrahamane (voir plus haut). Très brun et les cheveux frisés, Desmond se fait passer pour un Égyptien quand il doit se fondre dans l’environnement.

Enfin, le troisième des noms dont nous disposons.

Le commandant Uri Barsony. Il met en valeur une autre facette de la politique algérienne : les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des hommes d’Executive Outcomes et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra.

Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie.

Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. Il s’est rendu à de nombreuses reprises, afin d’y enquêter, sur l’île de Jerba (Tunisie), après l’attentat commis contre la synagogue (avril 2001, 21 morts).

En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une « Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël, » installée à Alger.

Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad (5). Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers de la DRS (2) au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.

On mesure l’importance prise par les mercenaires sud-africains en Algérie. On se demande cependant la raison de leur présence autour d’une base perdue dans le désert.

Uri Barsony donne, à qui veut l’entendre, trois raisons :* La lutte contre l’islamisme,* la protection des champs de pétrole,* et celle des gisements d’uranium.

Manque de chance. Jusqu’à l’affaire d’otages, croyons-nous, montée par les services algériens dans la région de la base d’Ihérir, on ne parlait pas de maquis islamistes dans le Sahara. Quant aux champs de pétrole, ils sont à plus de 300 km et les mines d’uranium sont dans un autre pays, le Niger, à 700 km.

Trois autres options sont plus crédibles.

*D’une part, l’importance des travaux engagés, la description de plusieurs radars et la position élevée du site, dans le Tassili des Adjer, nous fait à penser à une base d’écoute pour espionner la Libye voisine.

*-D’autre part, on sait des opposants libyens entraînés à la guérilla par les hommes de Barsony à proximité de la base. Lui-même ne fait pas secret de son opinion. « Il faut, clame-t-il, éliminer Kadhafi (le chef de l’État libyen) pour que le terrorisme islamiste n’ait plus d’appui dans la région... »

*-Enfin, chassé d’Afrique du Sud, Executive Outcomes a besoin d’une base sûre et discrète. Pourquoi pas dans le Sahara algérien et sous protection américaine ?
L’importance du rôle des mercenaires dans le dispositif stratégique américain devrait susciter une réflexion des Français.

Pourtant, le 3 avril dernier, notre ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, présentait un projet de loi pour interdire à notre pays le recours aux mercenaires.

« La France, dit-elle, se devait de réagir... le mercenariat est en effet un phénomène dangereux. Il pérennise des situations de crise dans les États les plus fragiles... La France a donc le devoir de combattre le mercenariat... »
Les Américains n’ont pas ces scrupules !

Texte annexe
Executive Outcomes

A la fin des années 70, Eeben Barlow a quitté la Rhodésie, devenue Zimbabwe, où il servait dans l’armée. En 1983, on le retrouve dans les forces de sécurité sud-africaines, au « Directorate of Covert Collection » puis au « Civil Cooperation Bureau. »
En 1989, avec le début du démantèlement du régime de « l’apartheid, » il crée Executive Outcomes, une entreprise de soldats de fortune. « Nous offrons une variété de services aux gouvernements en place, comprenant l’entraînement des fantassins, la guerre clandestine, des programmes de contre-espionnage, de renseignement, de formation de troupes spéciales et de parachutistes, » explique-t-il alors à un journaliste. Il commande 5000 hommes, dispose d’une flotte d’hélicoptères de combat d’origine soviétique, d’une artillerie et d’une unité de tanks.Pendant la guerre froide, Eeben Barlow avait participé à l’entraînement des hommes de Jonas Savimbi, rebelle angolais au régime marxiste de Luanda. Pourtant, de 1993 à 1996, avec Executive Outcomes, pour 40 millions de dollars par an, il entraîne l’armée du pouvoir communiste contre ses anciens amis.En 1995 et 1996, les troupes de Barlow interviennent en Sierra Leone pour réprimer la révolte du « Front Révolutionnaire. » Outre un salaire de 35 millions de dollars, ils se paient en obtenant des mines de diamants en concession.
Mais, en 1998, le gouvernement sud-africain ordonne la fermeture d’Executive Outcomes. Officiellement l’entreprise disparaît.

Source

http://esperal2003.blogspot.com/

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