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L’énigme et la fraude électorale de Smartmatic

mercredi 28 octobre 2026

Smartmatic est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de technologies et de services électoraux. L’entreprise, dont le siège social est situé à Londres, compte des collaborateurs et des bureaux dans le monde entier. Elle dispose du portefeuille de clients le plus vaste du secteur des technologies électorales, ayant accompagné des organismes de gestion électorale dans près de 40 pays et traité plus de 6,5 milliards de votes.

En mars 2016, Obama a déclaré qu’« il est plus facile de commander une pizza ou de réserver un vol que d’exercer le droit le plus facile dans une démocratie, à savoir choisir qui vous représentera au gouvernement ». Le PDG de Smartmatic, Antonio Mugica, a répondu à cette question : « Il n’est pas logique de ne pas utiliser une technologie éprouvée pendant les élections pour améliorer le vote. Je suis d’accord avec le président Obama, le futur de la démocratie est numérique ».

Or, le Président de Smartmatic, lié à Dominion, a été membre de l’équipe de transition de Biden dès décembre 2020. Le vice-amiral Peter Neffenger (à la retraite) était membre du comité de transition de la sécurité intérieure et a été à la tête de l’administration de la sécurité des transports (TSA) sous l’administration Obama.

Selon Politico, les autorités des Philippines ont accusé trois de ses employés d’avoir illégalement modifié le code d’un serveur électoral lors de leur élection nationale de 2016. Smartmatic a été fondée par trois Vénézuéliens et a fait l’objet d’une enquête du ministère des finances pour l’achat de systèmes de vote Sequoia en 2005. Smartmatic a également fait l’objet d’une enquête du ministère de la Justice pour avoir soudoyé le gouvernement vénézuélien pour des contrats en 2006.

Smartmatic est lié avec Dominion Voting Systems, utilisé lors des élections de 2020.

En 2007, Smartmatic a vendu Sequoia à SVS Holdings, un groupe d’investissement composé d’anciens fonctionnaires de Smartmatic-Sequoia, après que Smartmatic n’ait pas réussi à trouver un autre acheteur. En juin 2010, Dominion Voting Systems a acheté Sequoia à SVS Holdings.
En 2005, Smartmatic a racheté l’entreprise californienne Sequoia Voting Systems et est entrée dans le monde des élections américaines.
En 2016, 16 États américains ont utilisé des machines de vote fournies par une entreprise liée au milliardaire George Soros.

Le ministère américain de la Justice a engagé des poursuites contre la société britanique de machines à voter Smartmatic, l’accusant d’avoir prétendument versé des pots-de-vin à un fonctionnaire philippin afin de remporter des contrats, selon des documents judiciaires déposés auprès du district sud de Floride.

Le conseil d’administration comprend Antonio Mugica, Roger Piñate, le président Lord Mark Malloch-Brown, David Giampaolo et Sir Nigel Knowles. Mark Malloch-Brown est le président de Smartmatic et un ancien numéro deux aux Nations unies, ainsi qu’ayant servi dans le cabinet britannique et au ministère des Affaires étrangères. Il siège maintenant à la Chambre des lords et est actif à la fois dans les affaires et dans le monde à but non lucratif.
Mark Malloch-Brown a fini son mandat de président des fondations de l’Open Society de George Soros le 1er juin 2024.

L’acte d’accusation reproche à Smartmatic et à plusieurs de ses employés d’avoir versé des pots-de-vin à un fonctionnaire philippin afin de conserver des marchés, notamment dans le cadre de l’achat de machines à voter pour les élections philippines de 2016.

Déclaration de l’Observatoire de l’Internationale progressiste

Le 4 octobre, plus de 150 millions d’électeurs brésiliens se rendront aux urnes pour le premier tour d’une élection présidentielle qui se déroule dans l’ombre de l’assaut perpétré lors du dernier scrutin.
En octobre 2022, Luiz Inácio Lula da Silva avait battu le président sortant Jair Bolsonaro. Pendant des mois avant le scrutin, Bolsonaro avait attaqué le système de vote électronique brésilien en avançant des allégations qui avaient été rejetées à maintes reprises par les autorités électorales et contredites par les observateurs internationaux. Après sa défaite, ses partisans ont refusé d’accepter le résultat. Le 8 janvier 2023, des milliers de personnes ont envahi et saccagé le Congrès, la Cour suprême et le palais présidentiel du Brésil dans le but de renverser le résultat.

En septembre 2025, la Cour suprême du Brésil a reconnu Bolsonaro coupable d’avoir orchestré un complot visant à empêcher la passation légale du pouvoir et l’a condamné à une peine de prison. Son fils aîné, le sénateur Flávio Bolsonaro, est le principal adversaire du président Lula lors de l’élection de cette année.
Les attaques contre le système électoral brésilien se sont poursuivies. En juillet, Flávio Bolsonaro a ravivé les doutes concernant les machines à voter électroniques, notamment en avançant la fausse affirmation selon laquelle elles auraient été fournies par Smartmatic.

Le Brésil a également refusé d’accorder des visas à deux responsables de l’administration Trump qui, selon les autorités brésiliennes, prévoyaient de se rendre dans le pays pour jeter le doute sur l’intégrité du système électoral.
L’administration Trump a recouru à la coercition économique pour s’immiscer dans la politique intérieure brésilienne. En 2025, Washington a imposé des droits de douane de 50 % sur les produits brésiliens et les a explicitement liés aux poursuites engagées contre Jair Bolsonaro, tout en imposant des sanctions au juge de la Cour suprême chargé de superviser son procès et en révoquant les visas d’autres juges. Trump a publiquement exigé que le Brésil « LAISSE BOLSONARO TRANQUILLE ! »
En mai 2026, Flávio Bolsonaro a rencontré Trump dans le Bureau ovale. Trump l’a par la suite décrit comme « un jeune homme intelligent ». En juillet, Washington a instauré un nouveau droit de douane de 25 % sur les produits brésiliens, touchant des milliards de dollars d’exportations brésiliennes.
Les États-Unis ont désigné deux grandes organisations criminelles brésiliennes comme des groupes terroristes, ce qui pourrait servir à justifier une action extraterritoriale et extrajudiciaire américaine, conformément au corollaire de Trump à la doctrine Monroe. S’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies le 22 septembre, Lula a averti que le Brésil était une nouvelle fois confronté à « une ingérence extérieure dans les processus électoraux ».
« Le Brésil n’est la cour arrière de personne », a-t-il déclaré. « Nous ne laisserons pas les ennemis de la démocratie, qu’ils soient internes ou externes, porter atteinte à la volonté populaire. »

Lula et Flávio Bolsonaro sont en tête, les derniers sondages les plaçant dans la marge d’erreur d’un éventuel second tour. Si aucun candidat n’obtient plus de la moitié des suffrages valides le 4 octobre, les deux candidats en tête s’affronteront lors d’un second tour le 25 octobre.
Cette élection oppose également des programmes politiques radicalement différents. Le gouvernement de Lula a interdit les paris en ligne après avoir constaté que 10,9 millions de Brésiliens présentaient des comportements de jeu à risque ou problématiques, et a annoncé un plan visant à racheter les dettes des ménages en difficulté avec une décote d’au moins 90 %, en répercutant cette dépréciation sur les emprunteurs. Flávio Bolsonaro a qualifié l’interdiction des paris de « populiste » et mène une campagne axée sur la privatisation, associée à des réductions d’impôts et de dépenses publiques, tout en faisant de la libération de son père un objectif politique central.
C’est dans ce contexte que l’Internationale progressiste se mobilise au Brésil. L’Observatoire déploie une délégation de haut niveau composée de parlementaires, d’anciens ministres, de dirigeants politiques, d’universitaires, d’avocats, d’organisateurs et d’observateurs électoraux expérimentés, provenant de tout l’hémisphère et au-delà.

La délégation observera, surveillera et rendra compte en toute indépendance de l’intégrité du processus électoral. Une attention particulière sera accordée au fonctionnement du système de vote électronique brésilien ; à la violence politique et à l’intimidation ; à la désinformation électorale ; aux réseaux coordonnés de bots et de comptes numériques ; au comportement des plateformes en ligne et des consultants politiques étrangers ; ainsi qu’aux tentatives de gouvernements étrangers ou d’autres acteurs extérieurs visant à entraver la libre expression du peuple brésilien.

Les enjeux de cette élection s’étendent à tout l’hémisphère et au-delà. Trump s’est engagé à réaffirmer la domination américaine dans les Amériques, a recouru à la force militaire au Venezuela et a rassemblé un bloc croissant de gouvernements d’extrême droite derrière son programme. Après les récentes victoires de la droite à travers l’Amérique latine, le Brésil apparaît comme le dernier obstacle majeur à une vague de gouvernements alignés sur Trump.
Ce qui est en jeu le 4 octobre, c’est la résilience de la démocratie brésilienne après une tentative de coup d’État — et la capacité du plus grand pays d’Amérique latine à déterminer sa propre voie politique et économique face aux droits de douane, aux pressions diplomatiques et à une nouvelle intervention américaine. C’est pourquoi l’Internationale progressiste se mobilise au Brésil : pour observer le scrutin, documenter les menaces pesant sur son intégrité et défendre le droit du peuple brésilien à déterminer son avenir sans intimidation ni ingérence étrangère.

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