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AZF : les 10 points que la presse n’a pas révélés...

mercredi 21 septembre 2011

Aujourd’hui, 21 septembre 2011, dix ans déjà que le tas de nitrates du hangar 221 de l’usine AZF à Toulouse a explosé, - soit dix jours après les attaques sur les tours de New York et deux jours après la visite de Chirac à Bush, le président français ayant été le premier chef d’état à se rendre aux USA juste après le 11 Septembre.

Pour commémorer cet événement dramatique - 31 morts et des centaines de blessés -, voici quelques rappels que vous ne trouverez pas dans la presse « mainstream » :

1 - Il y avait deux usines AZF en France, celle de Toulouse et celle de Mazingarbes, dans le département du Nord.
Le 20 septembre 2001, à la suite d’un sabotage de la voie, des wagons de chlore de l’usine de Mazingarbes manquent de se renverser. [1] Le 21, à cause du sabotage de la veille, une réunion doit se tenir à Toulouse pour renforcer les mesures de sécurité.

2 - A la suite de l’arrestation de Bensakria en Espagne, (Bensakria était le chef de la cellule de Francfort en charge de l’attentat de Strasbourg à la Noël 2000), un article est publié dans National Hebdo de juillet 2001 annonçant la préparation d’un attentat à Toulouse pour la rentrée de septembre selon des sources policières espagnole et allemande. [2]

3 - Selon le juge Garzon en charge de l’enquête sur l’attentat de Madrid de 2004, Mohamed Atta, le chef des pirates du 11 Septembre (dixit sa biographie officielle US) s’est rendu en Espagne au début de l’année 2001 pour coordonner les activités de l’ETA et d’Al Qaïda. Dans la même période, trois missiles sont livrés à l’ETA en provenance du Pakistan. Enfin 500 000 $ sont donnés par la CIA à l’ETA dans la ville de Bayonne.

4 - Lors du procès en 2009, le commissaire en charge de l’enquête a déclaré au juge ne pas savoir quel était l’auteur de la note blanche des renseignements généraux qui décrivait l’existence d’un réseau terroriste à Toulouse. Cette note publiée à la suite de fuites n’était pas destinée à être connue du public. [3]

5 - Lors du même procès le Préfet a déclaré ne plus se souvenir de ce qu’il avait fait l’après-midi du 21 Septembre...(sic !)

6 -Toujours durant ce procès, alors que l’on croyait que l’interception réalisée par la gendarmerie de Valence d’Agen résultait d’un contrôle de routine, le Commandant de gendarmerie a déclaré que l’interception du véhicule parti une heure et demie auparavant de Toulouse, c’est-à-dire au moment de l’explosion, résultait d’un ordre du commandement (il n’a pas voulu donner plus de précision au juge). Ce même commandant a déclaré qu’une autre interception avait eu lieu l’après-midi sur un autre véhicule dans le même contexte. La commission rogatoire demandée par le Juge sur ce point n’a pas permis d’en savoir plus. Le sort des personnes interceptées n’est pas connu à ce jour...

7 - Le 31 août 2001, la SNPE (usine jouxtant AZF) reçoit la visite d’un artificier de la Police suite à un risque d’attentat. [4]

8 - Il y a eu deux explosions sur le site AZF. La première, précédant de 10 secondes l’explosion du hangar, a touché les installations électriques provoquant des chocs électriques sur une quinzaine de personnes. [5]

9 - L’état du corps d’Hassan Jandoubi, considéré par certains comme étant le kamikaze « islamiste » responsable de l’explosion du hangar 221, démontre que sa mort est antérieure à l’explosion et résulte d’une électrocution. [6]

10 - Interrogées par les enquêteurs, Mme Grimal et la jeune Emilie décrivent la trajectoire d’un missile venant des hauteurs du quartier de Pech David et précédant l’explosion du Hangar 221.

Peut-on encore espérer que le procès en appel (qui s’ouvrira le 3 novembre prochain), prétendant comme le premier faire la lumière sur l’événement, permettra d’approfondir tous ces points ?

Rédaction Geopolintel

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