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Le grand bal des Tartuffe

dimanche 1er mai 2011

À l’heure où les É-U viennent in extremis sauver la mise de ses alliés franco-anglais menacés d’enlisement sur le front Libyen en envoyant des drones tueurs nettoyer les champs de batailles périurbains… au moment même où Anglais et Français avouent publiquement avoir déjà débarqués des troupes au sol (éclaireurs de cibles, forces spéciales d’appui et conseillers techniques)… alors que morts et revers s’accumulent en Afghanistan, le tout sur la toile de fond d’un « Printemps arabe » qui menace d’embrasement la Péninsule arabique… qu’enfin l’inquiétude croit sur les marché quant à la solvabilité des É-U, effectuons une « pause sur image » à propos des 3 chantiers de guerre où la France et les Français, à leur corps défendant, se trouvent actuellement engagés.

« Les nouvelles ne sont pas bonnes. Ni en Libye, ni en Cote d’Ivoire, où nos forces armées sont engagées dans des combats politiquement incertains. Peu d’observateurs et d’experts se risquent à briser le consensus sur ces actions, à en interroger, non seulement l’efficacité, mais également l’opportunité et la légitimité. Il le faut pourtant, sans pour autant se départir d’un soutien inconditionnel aux militaires français qui y participent en notre nom. Car ces guerres ne sont pas celles de l’armée française, elles sont celles de la France et des Français. Cela nous engage tous, nous les citoyens français ». Marianne 10 Avril 2011 Jean-Dominique Merchet.

On ne saurait mieux dire. Un amer constat que nous pouvons faire nôtre - comme quoi l’objectivité ou la simple honnêteté intellectuelle se situent au-dessus des clivages idéologiques - mais auquel il convient d’ajouter l’Afghanistan. Trois conflits, trois bourbiers, trois moyens infaillibles d’accentuer un peu plus nos déficits et notre discrédit sur la scène internationale. Cela même alors que la France avec la bénédiction du Secrétaire général des NU vient de prêter ses armes au renversement d’un potentat africain Laurent Gbagbo, lequel avait eu le mauvais goût de contrarier les intérêts financiers de quelques prédateurs transnationaux. Bolloré et Bouygues entre autres, pour ne pas le nommer.

Or, si la cote d’amour de notre Agité du bocal* est aujourd’hui proche de zéro, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur (où il fait des gorges chaudes dans toutes les chancelleries ; à ce titre il sera difficile de faire mieux en matière de ridicule), nous ne sommes cependant pas les seuls dans ce cas. Est-il rassurant pour autant de savoir qu’aujourd’hui la faillite politique et morales des gouvernements (et des Institutions internationales), est à peu près générale sauf en de rares pays comme la Cité État de Singapour, si peu démocratique selon nos critères politiquement corrects ? Est-ce également un réconfort de savoir qu’à travers le monde les peuples sont dirigés par des équipes de sinistres clowns façon MacDo dont les plus illustres se nomment Obama, Cameron, Berlusconi, Sarkozy, Merkel… ou encore Ban Ki Moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies et son acolyte Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire général de l’OTAN, ces deux-là ayant partie liée pour organiser des tentatives de coups d’État travesties en opération humanitaire ?

L’un fait bombarder les blindés de Tripoli, l’autre matraque le palais présidentiel de Laurent Gbagbo à coup de missiles tirés depuis ses hélicoptères, intervenant tout deux comme mandataires de ces hommes de l’ombre qui œuvrent avec détermination à l’instauration d’une Gouvernance mondiale. Qui pour ce faire interviennent sous des prétextes plus que douteux afin de faire pencher la balance en faveur du « bon » camp ! Celui des « alliés », autrement dit des dictatures maquillées façon démocratie, ralliés à la bonne cause, celle du Marché unique universel.

Il n’en reste pas moins qu’interférer lourdement dans des règlements de comptes interethniques ou intertribaux (qui ne nous concernent peu au premier chef, sauf bien entendu à vouloir, comme en Côte d’Ivoire, préserver les intérêts de la Maison Bolloré dont l’une des nièces n’est autre que Mme Ouattara ) en trahissant les règles les plus élémentaires de la légalité internationale, trahit un symptôme qui ne trompe pas quant à la faillite des règles et des institutions censés assurer un semblant d’équilibre international et quant à la déconfiture des États supposés les garantir.

Un système qui ne parvient plus ni à gérer ses contradictions ni à masquer sa véritable nature qui est en vérité celle d’un totalitarisme rampant à l’échelle globale. Si donc les dirigeants actuels du « monde libre » (autrement dit adeptes du modèle sociétal made in USA) apparaissent désormais au grand jour comme des pantins, cela devrait nous aider à bien comprendre que les crises actuelles sont substantiellement la conséquence du Monothéisme du marché, de sa théologie ultralibérale et de sa vulgate prétendument démocratique.

N’étant pas totalement stupides les peuples ont fini par se rendre compte qu’On leur avait fourgué un « faux tableau » en deux versions interchangeables, capitalisme libéral ou socialisme collectiviste, et que les équipes d’usurpateurs accrochées au pouvoir sont parvenues à en faire un monopole quasi héréditaire. En tout cas un processus indéfiniment reproductible selon l’alternance bidon gauche-droite, conservateurs-travaillistes, démocrates-républicains et tutti quanti, l’un faisant généralement la politique de l’autre. Alors, selon un schéma analogue, au nom des Droits de l’Homme, « on » nous a enjoint de choisir entre la peste et le choléra, entre Tripoli et Bengazi, entre Ouattara et Gbagbo sans considération pour nos intérêts réels, nationaux et à long terme.

Mais d’une certaine façon la révolte des masses est contagieuse et annonciatrice de grandes mutations. Certes elle a démarré dans le monde arabe où les démocrassies à homme fort comme en Égypte, en Tunisie, au Yémen (la Syrie dominée par le Parti Baas et la minorité alaouite étant un cas à part) étaient devenues à ce point caricaturales qu’elles ne pouvaient plus qu’imploser. Chez nous cependant, l’arbre du pouvoir est à ce point vermoulu que l’on se demande ce qui le fait encore tenir debout, à part les crédits remboursables sur vingt ans qui font se tenir coi les pères de familles recomposées…

Ainsi la France en quasi faillite (et de ce fait en situation potentiellement prérévolutionnaire) se paye le luxe d’être simultanément en guerre sur trois fronts, Afghanistan, Libye, Côte d’Ivoire, et peut se vanter – à juste titre d’ailleurs, mais à quel prix ?– de maintenir actuellement 22 000 hommes en zone d’opérations (dont 4000 en Afghanistan et 1650 en Côte d’Ivoire). Reste qu’elle se bat et se saigne (financièrement parlant), pour le Roi de Prusse alias Obama, Bolloré, Netanyahou & Cie… Un effort très au-dessus de ses moyens, lequel n’est consenti qu’au plus grand préjudice de la stricte défense de ses intérêts vitaux. En Afrique, cela se traduit par une révision à la baisse de nos accords bilatéraux, autant dire par une perte significative de notre influence au moment même où le Continent africain devient l’enjeu de la bataille que se livrent Chine et États-Unis pour le contrôle de ses ressources naturelles, énergétiques et minières.

La France est à tous égards en Libye à contresens de ses intérêts premiers (ce pays ne constituait-il pas un bassin de rétention pour les flux de migrants clandestins ?). Libye où la rébellion piétine et même recule malgré des frappes hargneuses de l’Otan (en violation de la Résolution 1973 qui n’autorise qu’une exclusion aérienne à vocation humanitaire et non la fourniture d’un appui aérien à l’un des belligérants contre l’autre) sur les blindés des loyalistes progressant vers Bengazi et dont une quinzaine auraient été détruits depuis le 9 avril ! En pure perte cependant puisque seulement 30% des « capacités » de nuisance de Kadhafi auraient été jusqu’à ce jour véritablement supprimés.

Celui-ci, fin renard en aurait profité pour négocier de la main gauche avec l’ennemi (verbal) sioniste en vue d’obtenir la fourniture de quelques dizaines de milliers de mercenaires (africains) encadrés par de jeunes retraités de Tsahal*. Un paradoxe qui n’en est pas tout à fait un sachant que son ascendance maternelle juive rend le Guide libyen automatiquement éligible au bénéfice de la « loi du retour » dans la matrice originelle.

Ce pourquoi Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, dans un entretien accordé à Der Spiegel (11 avril 11) ne s’est pas gêné pour déclarer « qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit. Nous avons besoin d’une solution politique et c’est l’affaire du peuple libyen d’œuvrer en ce sens ». Noble constat ! Gageons que les mercenaires fournis par le truchement de M. Netanyahou sauront faire pencher la balance en ce sens et éviter un pourrissement de la situation que les frappes alliées s’avèrent aujourd’hui incapables de bloquer.

Un risque accentué en outre par la décision du Pentagone de retirer ces A-10 et AC-130 dits tueurs de chars dont les capacités de tirs à basse altitude avaient jusqu’ici contraints les loyalistes à faire le gros dos. La Maison-Blanche faisant volte-face, laisse maintenant ses factotons européens se débrouiller seuls. Obama entend ainsi (seuls les idiots ne changent pas d’avis) s’en tenir à une interprétation stricte de la R.1973, à savoir protéger uniquement les populations civiles par une simple interdiction de vol des appareils gouvernementaux. Ce qui est loin d’être le cas (les bombardements de Kadhafi n’ont jamais cessé) et montre l’inefficacité patente du dispositif Otan. Obama se refusant ainsi de facto aux frappes antiforces, laisse les insurgés mariner dans leur jus ! Faut-il, in fine, interpréter ce fait à la lumière des accords (secrets) qui auraient été passés entre Tripoli et Tel-Aviv ?

Autre facteur d’enlisement : pour ajouter du sel à la situation les franco-anglais seraient maintenant à court de munitions à en croire le Washington Post. Ce qui en dit long sur notre capacité à conduire le cas échéant un véritable conflit engageant la sécurité du territoire français au-delà de quelques jours… Sachant en outre qu’onze missiles de croisière Scalp à 850 000 euros pièce ont été tirés en Libye, la facture se monte par conséquent à 9,35 millions d’euros… le coût de la guerre s’alourdissant, M. Juppé pleurniche désormais, demandant aux Américains (et à l’Otan) un meilleur « partage du fardeau », et qu’à cette fin ils daignent ouvrir leurs arsenaux ; ce qu’ils rechignent à faire bien entendu arguant de l’incompatibilité de leurs matériels et des nos vecteurs. Et comme ils ne veulent pas revenir !

Une explication complémentaire à cette volonté marquée de Washington de se tenir éloignée de la guerre civile libyenne tient également à ce que l’Administration américaine n’accorde plus qu’une confiance très limitée dans la représentativité du Conseil National de Transition depuis qu’elle sait que certains de ses membres seraient des djihadistes notoires (Cf. Rivarol n°2993 p.9). L’Amérique déjà embourbée en Afghanistan (un pays où l’on entre mais dont on ne ressort pas et qu’elle quittera « la queue entre les pattes » comme l’avait si bien prédit en 2003 l’ancien agent de la CIA et du Mossad, Scott Ritter* à propos de l’Irak), empêtrée dans les séquelles sociales de krach financier de septembre 2008, n’a plus les moyens matériels et moraux d’un quatrième Vietnam, aussi petit soit-il. Obama qui vient d’entrer en campagne électorale (et certainement mieux conseillé que notre lapin Duracell national), sait sa réélection conditionnée par le respect de son engagement à retirer au cours de 2011 les GI’S d’Irak et d’amorcer le retrait d’Afghanistan… il fera donc tout pour éviter de tomber dans un nouveau guêpier, périssent ses fidéicommis de Londres et de Paris.

A contrario, il fallait toute l’inconséquence de la présidence française pour foncer tête baissée dans le panneau en prenant l’initiative d’une reconnaissance très prématurée d’un gouvernement provisoire fantoche … que nous sommes les premiers (et les seuls avec Rome) à avoir reconnu jusqu’à dépêcher hâtivement à Bengazi un représentant officiel, Antoine Sivan (doux bureaucrate ayant fait ses classes à Bagdad du temps de Saddam), qui « nous » y représente depuis le 30 mars ! Grâce au ciel, en diplomatie comme ailleurs à présent, le ridicule ne tue plus, mais comme tout le reste il est devenu hors de prix : celui de la guerre qui va peser durement et de tout son poids sur l’économie et les finances publiques, et de toutes ses conséquences, prévisibles comme imprévisibles.

L’offensive franco-anglaise marquant le pas et le risque d’enlisement se précisant comme le subrogé ministre de la Défense, M. Juppé (doublure de M. Lévy qui était au même moment en train d’enseigner « la Règle du Je » à ses ouailles de Bengazi) vient de l’avouer assez piteusement. Car sans l’appui des Américains, la rébellion n’atteindra jamais la capitale ce qui devrait conduire la Libye à une inéluctable partition territoriale… peut-être le but inavoué poursuivi par certains comme ce fut le cas du Kossovo détaché de la Serbie à l’issue du conflit de 1999, guerre dont l’Otan avait été également le maître d’œuvre ?

Faut-il encore s’appesantir sur le théâtre d’opération afghan ? En août 2008, la France découvrait abasourdie à l’occasion du décès de dix de ses soldats qu’elle était en guerre ! Depuis les choses ont empiré (à ce jour 54) mais l’Asie centrale est loin et les préoccupations immédiates des Français sont ici. D’ailleurs la presse se préoccupe davantage de ses otages Ghesquière et Taponier (des Bouvard et Pécuchet du journalisme devenus célèbres par un coup de malchance), que de nos biffins. Ajoutons que malgré les 132 000 soldats de l’Otan auxquels s’ajoutent quelques dizaines de milliers d’Américains (Obama en ayant rajouté 30 000) et un nombre indéterminé de mercenaires, les Taliban, ces gueux, ces va-nu-pieds ont mis en déroute les forces surpuissantes d’un Occident apparemment devenu une sorte de mort vivant !

En Côte d’Ivoire où l’on s’attendait à une longue agonie du défunt pouvoir de Laurent Gbagbo enfermé depuis une semaine dans le « bunker » de sa résidence, la France s’est décidé à donner le coup de grâce ! Il faut dire que vu le remarquable manque de cœur au ventre de troupes d’assaut de son successeur Ouattara, il fallait réagir ou se résoudre à attendre que le vent tourne, pour ou contre ! Commentaire d’un observateur averti « les assaillants manquent de vaillance, et se replient au premier coup de feu... ». Est-il ici désobligeant de rappeler qu’en maintes circonstances l’art de la guerre au sud du Sahara se réduit à choisir entre la fuite et le carnage ?

Lundi 11 avril, eut lieu « l’assaut final » annoncé depuis une semaine et qui n’aurait sans doute pas eu lieu de sitôt sans l’appui des hélicoptères et des missiles de l’OnuCi (qui ont cogné toute la nuit sur le réduit du président déchu) et de la Licorne dont les chars ont ouvert le chemin jusqu’à la résidence présidentielle aux vaillantes troupes de la liberté retrouvée… Car c’est avec non seulement l’absoute préalable de ce grand Tartuffe de Ban Ki Moon, grande figure du Nouvel Ordre Mondial, mais avec la participation actives de ses forces que ce coup d’État fardé en opération d’assistance à populations en danger a pu avoir lieu : ne s’agissait-il pas de faire taire les armes lourdes de Gbagbo, conformément à la R.1975 selon la terminologie onusienne, parce qu’elles eussent pu menacer des civils ?

Mais tous les témoignages concordent et les menteries des Pinocchio de l’Onuci (dont on a vu pousser des nez aussi protubérants que l’appendice frontal de La Licorne) et ce sont bien les Français et les forces de l’OnuCi qui ont porté l’estocade finale à l’ultime carré de la garde présidentielle. Une grande première dans l’histoire du nouveau millénaire : les masques sont tombés et l’Onu apparaît aussi nue que Gbagbo au sortir de sa résidence… Le menteur n’est évidemment pas le porte parole de Gbagbo Toussaint Alain lorsqu’il déclarait à Reuters que son patron avait été « arrêté lundi par les forces spéciales françaises, a été remis à des chefs de la rébellion ». Même Jupé, Ministricule des Affaires étrangères en a convenu dans des propos (gênants) diffusés sur France 24 qui ont été rapidement retirés des bulletins d’information. Et si cela ne s’est pas passé comme cela, alors par quel extravagant miracle a-t-on pu « sortir [le sortant] de son trou » ?

Au final, l’affaire ivoirienne, si elle n’était tragique, serait une cocasse bouffonnerie tant la chose est énorme… À telle enseigne qu’une fois plus l’on verra des assassins et les complices des assassins traîner en jugement le vaincu du jour pour mieux escamoter leurs propres crimes. Il importe peu que Gbagbo soit ou non un saint innocent, tout comme feu Milosevic qui servit de victime expiatoire aux mensonges et aux forfaitures des promoteurs du démantèlement de la Fédération yougoslave.

À présent il s’agira de savoir si les passions vont vraiment s’apaiser ou si le feu mal éteint de cette guerre Nord-Sud, Islam contre Chrétiens, va se réembraser, voire s’exporter à son voisinage. Dans le Golfe de Guinée, les enjeux géoénergétiques revêtent un telle dimension (les importations d’hydrocarbures des É-U, issues du Golfe de Guinée se situent déjà à 18%, une dépendance destinée à croître jusqu’au quart de ses besoins dans les années qui viennent), qu’en vertu des convoitises qu’ils suscitent, il serait bien extraordinaire que l’incendie ne se rallume pas ici ou là. D’autant que la mode est à la remise en cause universelle (et pas seulement en Afrique) des frontières issues des Traités au profit d’un morcellement général sur la base du principe des nationalités, c’est-à-dire sur des bases tribales, ethniques ou confessionnelles… une balkanisation de la planète est en cours et avec elle, naissent d’extraordinaires sources de conflits et d’instabilité.

À ce stade que reste-t-il de la légalité internationale et de la crédibilité de l’Organisation les Nations Unies ? Quand une Institution censément représentative de la Communauté internationale et un État se liguent pour abattre un régime qui n’a plus l’heur de leur plaire, fardant un coup d’État en devoir d’assistance à populations en danger, il n’est pas exagéré de penser que le système international établi après la Seconde guerre mondiale, a vécu. Les décombres à relever et le chaos à stabiliser ne sont plus dès lors seulement ceux de l’Afghanistan, de la Libye ou de la Côte d’Ivoire où il restera encore à ensevelir les morts et à effacer la mémoire des charniers… mais sans doute également bientôt les nôtres !

À Luxembourg le ministre français de l’Intérieur, M. Guéant affligé d’un optimisme chronique a pu dire que la côte d’Ivoire va enfin « connaître la paix et un regain d’essor économique". Il va de soi que l’un ne va pas sans l’autre. Alors tout est bien qui finirait bien ? Une nouvelle « victoire » pour la France ou le point de non-retour ? N’est-ce pas ce en quoi l’Oncle Sam avait lui-même cru en 2001, en Afghanistan après trois semaines de campagnes victorieuses contre ses « ennemis du champ de bataille » (non soumis à la protection des Conventions de Genève) ? Dix ans ont passé et les petits gars de la guerre anti-terroriste s’accrochent maintenant à l’espoir rentrer au plus vite au pays, la queue toujours entre les jambes.

Léon Camus
11 avril 2011

* « À l’agité du bocal » 1945. Lettre ouverte de LF Céline à JP Sartre.

* Le Premier ministre hébreu, Netanyahu aurait mandaté la société israélienne « Global CST » pour acheminer et encadrer autant de mercenaires que nécessaire afin de sauver le soldat Kadhafi. Global CST aurait par le passé préparé l’armée géorgienne en vue de son offensive en août 2008 contre l’Ossétie du Sud, organisé la libération d’Ingrid Betancourt prisonnière des FARC et entraîné les forces spéciales péruviennes en lutte contre la guérilla du Sentier lumineux.

* Scott Ritter, membre des missions d’inspection des Nations Unies en Irak (en quête d’improbables armes de destruction massive), cet ancien officier du corps de Marines et fervent patriote américain, a déclaré de son propre aveu avoir œuvré, sous couvert de l’Onu, pour le Mossad et la Cia.

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