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Mckinsey : l’Etat en mode Start Up, le nouvel âge de l’action publique

jeudi 17 février 2022

La nouvelle gestion publique ou le New Public Management est un concept américain des années 70 ou le public et le privé sont géré de la même manière à savoir une gestion rigoureuse des coûts et des dépenses.
En France ce sont les cabinets de consulting qui ont introduit cette tendance après la vague de privatisation sous le premier ministre Jacques Chirac en 1986.

Le pouvoir politique pilote les stratégies et l’administration l’exécute.
Avec McKinsey l’action publique française impose des réformes qui engendre un important mécontentement de la population avec une réduction des moyens.

Le programme de la campagne présidentielle de Macron a été rédigé par le cabinet McKinsey après l’échec de la loi Macron 2 rédigé aussi par le même cabinet de consulting.
L’élection de Macron c’est le virage de la Start Up Nation et de la privatisation non pas des biens de l’Etat comme Alstom, mais de ses ministères.
Le bilan de cette nouvelle stratégie est un effondrement de notre balance commerciale qui conclue à un déficit de 82 milliards d’euros, alors que l’Italie est excédentaire de 55 milliards .
L’Obs révèle que le recours systématique à des cabinets de consultant pour la réforme de l’Etat et sa gestion nous a coûté entre 1 milliards et demi à trois milliards en une année.

  • « Enquête. Les consultants qui ont pris le pouvoir au cœur des ministères. Les sommes versées aux cabinets de conseil par l’État oscillent entre 1,5 et 3 milliards d’euros par an. Soit l’équivalent du budget du ministère de la Culture ».

D’ailleurs sciences Pô qui est un vivier pour le personnel de McKinsey parle de cette réforme de l’action publique :

  • « Un ouvrage sous la direction de Yann Algan, doyen de l’Ecole d’affaires publiques de Sciences Po et professeur d’économie, spécialiste de l’économie numérique et collaborative, et Thomas Cazenave, inspecteur des finances, directeur de cabinet adjoint du ministre en charge de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, enseignant à Sciences Po et à l’ENA. Un ouvrage sous la direction de Yann Algan, qui rassemble les contributions de Jack Azoulay, Jean Bassères, Henri Bergeron, Alice Bougnères, Patrick Castel, Aude Costa de Beauregard, Laurent Cros, Elisabeth Grosdhomme Lulin, Marie-Christine Lepetit, Bruno Mettling, Alexandra Roulet, Karim Tadjeddine et Henri Verdier ».

Karim Tadjeddine est Directeur Associé Senior McKInsey à Paris, spécialiste des plans de transformation à grande échelle, ainsi que des stratégies de développement économique du secteur public.

Karim Tadjeddine est un soutien d’Emmanuel Macron depuis la première heure, et a participé en 2016 à un dîner de soutien du parti En Marche.

En Marche est une Start Up du cabinet McKinsey.

Avec Macron, les cabinets de consultants ont pris le pouvoir dans le secteur de la Santé, de la Défense, de l’Education, et dans tous les secteurs stratégiques de l’Etat français..

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République tchèque : le passage éclair du nouveau MAE chez McKinsey

La nouvelle coalition gouvernementale formée le 17 décembre 2021 en République tchèque a fait entrer trois membres du Parti pirate au gouvernement. Une première pour un pays de l’Union européenne.

Parmi eux, Jan Lipavský, passé un temps chez McKinsey, a pris ses fonctions de nouveau chef de la diplomatie tchèque. À 36 ans, il est l’un des plus jeunes à occuper ce poste dans l’histoire de ce pays. Né à Prague en 1985, Jan Lipavský a fait ses études en République tchèque, au Prague Security Studies Institute, et à l’Université de Kent, en Angleterre. Diplômé en relations internationales, il est entré en politique en 2015, lorsqu’il a rejoint le Parti pirate tchèque. Ses sujets de prédilection sont alors déjà la sécurité et la politique internationale.

Deux ans plus tard, il est nommé vice-président de la commission des Affaires étrangères et de la commission de la Défense à la Chambre des députés. Un poste qu’il a occupé jusqu’en 2021, avant de devenir le nouveau ministre des Affaires étrangères du pays.

Mais avant d’entrer en politique, Jan Lipavský a fait carrière dans le privé. Et son premier poste, c’est chez McKinsey qu’il l’a eu : pendant un an, de 2005 à 2006, il est en effet visual assistant au sein du cabinet. Il s’est ensuite essayé au marketing chez Euro RSCG avant de se spécialiser dans le domaine des technologies de l’information en milieu bancaire pour Zoot, Total Solutions et MoroSystems.

Sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères de République tchèque a fait couler beaucoup d’encre en Europe de l’Est. Il faut dire que c’est la première fois qu’un pays membre de l’Union européenne fait entrer des membres du Parti pirate au sein d’une coalition gouvernementale. Mais c’est surtout parce que le président tchèque, Miloš Zeman, s’est montré fermement opposé à son entrée au gouvernement. Il lui reproche notamment ses positions sur Israël, la Russie ou encore le groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) et sa volonté de mener une politique plus à l’Ouest.

Apparu en Suède en 2006, le Parti pirate s’est depuis décliné un peu partout en Europe. Leurs membres sont appelés des « pirates ». Ils défendent des idées de liberté et de transparence. L’antenne tchèque, formée en 2009, déclare sur son site être « en faveur d’un centre libéral » et avoir pour « objectif principal une société libre, éduquée et informée ».

Une nomination qui fait écho à celle d’un autre ancien du cabinet en juillet 2019 : Kyriákos Mitsotákis en tant que Premier ministre de la Grèce qui, lui aussi, avait fait un bref passage par McKinsey en début de carrière .

Si les anciens du conseil en stratégie sont nombreux à se frotter à la politique au moment de quitter le conseil (les exemples les plus fameux étant Mitt Romney, candidat à la présidence des États-Unis ou plus récemment le candidat démocrate Pete Buttigieg), leur accès au pouvoir est plus rare, à l’exception notable de Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, ancien du Boston Consulting Group.

Consultor

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