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L’hydre de l’Imposture prête à se dupliquer

mardi 1er février 2022

Par quel bout faut-il prendre l’écheveau de l’actualité ? Comme tout est lié, quel que soit le fil tiré, il mène toujours au centre de la conspiration visant à la mainmise de l’État-profond mondial sur nos destinées… et aux manœuvres cousues de fil blanc pour faire réélire M. Macron ou son double à la tête d’un pays en déconstruction accélérée. Ce sera donc lui ou son clone, la femme Pécresse, dont la caractéristique majeure est d’avoir une moindre envergure dans la soumission aux forces ténébreuses du mondialisme qu’Ursula Von der Leyen1, présidente du politburo européen siégeant à Bruxelles. Au reste tout nœud Gordien aura la tête tranchée et ses linéaments tombés au sol iront rejoindre les fosses septiques dans l’insupportable puanteur de l’histoire contemporaine. Vite !

Commençons par la stratégie de maintien du pouvoir mondialiste aux commandes de la France réduite aux acquêts, soit une mosaïque polyethnique, pluriconfessionnelle parlant un sabir infantile ou un pidgin désigné par le terme de globish. Ceux qui entendent analyser le supposé machiavélisme de M. Macron voient en la candidature de M. Z « l’occasion d’opposer deux récits antagonistes et d’ainsi réactiver le clivage entre progressistes et nationalistes ». En somme cliver, opposer pour l’emporter, recette vieille comme l’humanité. Alors que le format idéal (et attendu) eut été une nouvelle confrontation avec Mme Le Pen. Mais, celle-ci étant parvenue à suffisamment se dédiaboliser pour s’inscrire peu ou prou dans le paysage politique - au prix de contorsions inouïes et d’épurations successives dont certaines bénéficient maintenant au candidat du Parti glorieusement baptisé « Reconquête » - elle pourrait représenter, dans la conjoncture actuelle, une réelle menace pour le candidat Macron…

Macron candidat à sa propre succession

Postulant à sa propre succession dont la ligne directrice n’est pas strictement - soulignons-le -uniquement celle de la prospérité financière des mégas groupes qui sont en train de restructurer géopolitiquement la sphère occidentale (Europe/Nord-Amérique/Japon/Australie/Nouvelle Zélande) devenue le champ d’expansion de ces nouvelles féodalités… Qu’elles soient fonds de pension ou d’investissement, géants de la Silicon Valley, industries pétrochimiques et du médicament, de l’armement et de l’aéronautique, etc. Ces puissances économiques transnationales prennent en effet peu à peu le relais des États (et tendent à s’y substituer) dans l’organisation de la planète… Les fiefs ne sont plus territoriaux mais des secteurs économiques par définition sans frontières. Exception faite (encore partiellement) du Bloc eurasiatique : Russie, Inde, Chine, Indonésie… Tout ceci mériterait évidemment d’être nuancé !

Dans ce large schéma M. Macron a pour fonction première de fondre la France dans une Union qui n’a bien entendu d’européenne que le nom. La France est appelée à être complétement et sans retour ingérée et digérée par le super reptile qui s’appelle mondialisation (ou gouvernance mondiale si vous voulez) dont les puissants acides gastriques sont les idéologies 2.0… wokisme, indigénisme, décolonialisme, antipsécisme, transexualisme, liste non exhaustive ! En vérité ce sont de nouvelles formes de l’archaïque chimère communiste (la réminiscente nostalgie de la promiscuité primitive) : tous égaux comme dans la “Ferme des Animaux” (Orwell 1945), certains étant nécessairement plus égaux que d’autres [voir infra]. Le camarade directeur avait dans l’espace soviétique remplacé l’odieux patron capitaliste, mais en vérité rien n’avait changé. Le partage du pouvoir n’existe pas (pace qu’il est une nécessité tout autant sociale qu’inscrite dans la nature des choses) et celui qui s’efface, cède le haut du pavé, est aussitôt remplacé par son ombre et son ennemi. Il n’y a jamais de Révolution proprement dite, mais substitution d’un groupe dominant par un autre et ce, de façon plus ou moins brutale, discrète, sordide ou sanglante. Pensons à l’Épuration qui fut en soi une Révolution marquée par l’élimination d’un groupe ayant perdu la main et son remplacement violent par un autre… En dépit des apparences d’un retour à la démocratie. Les mots ont été inventés pour habiller la réalité d’un voile de décence… au moins provisoire ! Des mots d’hier et d’aujourd’hui qui sont les habits neufs du Président Mao, et le cas échéant, ceux des grandes transformations, tournants ou restructurations historiques.

Des enjeux in fine idéologiques

Des enjeux in fine « idéologiques » qui transmutent les objectifs primaires de pouvoir matériel : on voit avec les Soros et les Gates que le gros argent est mis au service de la Démocratie (Open Society Foundations), de la Paix ou par exemple de la Santé des peuples via la vaccination universelle. Ceux qui depuis le début du XXe siècle sont qualifiés de philanthropes (Amis du genre humain) sont ceux qui ont le plus souvent financé les révolutions et les guerres à travers le monde2. C’est en ce sens que M. Macron annonce, qu’à l’occasion de sa présidence du Conseil des ministres de l’Union, il œuvrera à faire « progresser » l’Europe dans les domaines du « défi climatique », de la « révolution numérique », de « nos sécurités ». Son action, face au « dérèglement du monde », sera orientée en faveur de la Paix (ce qu’il a commencé à faire en prévoyant d’envoyer un contingent armé en Roumanie aux frontières d’une Russie menaçant – prétendument - d’envahir l’Ukraine), la vocation de l’Europe étant de s’ériger en « puissance d’équilibre » parce que notre « modèle possède une vocation universelle ». Selon son habitude M. Macron n’a pas peur des mots et la grandiloquence semble être sa marque de fabrique. Ce conduira à conclure « une nouvelle alliance avec le Continent africain ».

L’idée n’est pas tout à fait neuve, ce fut celle du président Sarkozy, vite abandonnée après le calamiteux discours de Dakar (26 juillet 2007). Depuis la France s’est illustrée au Centrafrique (ou le groupe paramilitaire Wagner a depuis pris ses quartiers) et au Sahel avec le succès que l’on sait. Rien de nouveau donc sous le soleil de Satan, mais pour briller devant le Parlement de Strasbourg, aucune envolée lyrique n’est assez bonne, surtout quand l’ambition rime avec prétention. Au bout du compte l’Union européenne sous la houlette de notre fringant foutriquet, devra associer les Balkans à son glorieux destin… dont la réussite est si visiblement éclatante ! Sachant que les partisans de l’Europe constituent en France une partie non négligeable du socle électoral présidentiel de 2017, le court mandat européen du gouvernement français (l’hôte de l’Élysée n’en étant que le porte-drapeau), servira à la promotion du candidat Macron aux prochaines élections. À ceci près que même réélu avec quelle majorité pourra-t-il gouverner ?

Apparemment cela peu lui chaut, car M. Macron semble décidé à multiplier d’assez méprisables manœuvres électoralistes, segmentant autant que possible le marché des votants, il dira à chacun ce qu’il désire entendre. Il se rendra ainsi à Lens et à Liévin dans le Pas-de-Calais les 2 et 3 février ; le moment est venu de se souvenir des chtis et du bassin minier réduit à l’oubli et à l’indigence. Mais le coup d’envoi des repentirs tardifs a été donné le 26 janvier à la présidence par une infiniment tardive repentance vis-à-vis de « la grande famille des rapatriés d’Algérie », en particulier celle des pieds-noirs, victimes directes ou indirectes de la tragédie de la rue d’Isly à Oran le 26 mars 1962, au motif « de construire à terme une mémoire apaisée, partagée, commune à tout ce qu’ont été jusque-là les mémoires liées à la guerre d’Algérie et à la colonisation ».

L’ombre portée par la tragédie algérienne

En 2017, juste avant son élection, l’ex-ministre du président Hollande avait déclaré, sur une chaîne de télévision algérienne, que la colonisation était à ses yeux un « crime contre l’humanité » et une « vraie barbarie ». Devenu Président, il envoie à Alger Gérald Darmanin, fils de harki, déposer le 8 novembre 2020 une gerbe aux pieds du Mémorial du Martyr. Bel hommage aux égorgeurs d’hier, là encore de la repentance à sens unique alors que les caciques algériens vivent sur une rente mémorielle et une haine savamment cultivée3 qui les exonèrent de toute responsabilité dans la faillite de leur pays, lequel survit tant bien que mal grâce à la rente pétrolière que leur concèdent sous forme de royalties nos bons amis américains… les mêmes qui, aux années noires des Événements d’Algérie, contribuaient à armer l’ALN, l’armée de libération nationale. Récemment encore la police française était accusée d’avoir perpétré un « massacre » (au demeurant parfaitement imaginaire) lors de la manifestation du FLN algérien le 17 octobre 1961 à Paris. Au reste quand les légendes noires s’incrustent dans l’imaginaire collectif il devient difficile de les en déraciner… de là tant d’heures sombres dans notre histoire. Et puis le récit de l’impérissable culpabilité de la Nation française est si utile à légitimer une colonisation à rebours… Aujourd’hui Alger refuse d’accueillir les sans-papiers expulsés. Raison pour laquelle, si demain M. Z parvenait à se hisser au sommet de l’État, il s’exposerait à de graves déconvenues le jour où il voudra réexpédier à l’envoyeur les criminels et délinquants algériens qui encombrent nos prisons… car combien d’accords et de traités devrait-il révoquer pour y parvenir ? M. Z parle d’abondance et nous berce de vains espoirs, mais faire est une toute autre affaire !

Dans son exercice d’un cynisme inégalé (qui fit pleurer l’inepte Robert Ménard), Macron a évoqué le mitraillage à bout portant - « impardonnable pour la République » - de Français d’Algérie (trois départements pleinement rattachée à la métropole) de la rue d’Isly. Une boucherie perpétrée par le 4e régiment de tirailleurs algériens (comprenant de nombreux repentis de l’ALN) placé sous les ordres du général Capodanno, commandant le secteur d’Alger, lui-même sous l’autorité du général Katz4… « Nous sommes en période insurrectionnelle, toute manifestation est maintenant un mouvement insurrectionnel ordonné dans un but insurrectionnel » telles étaient les instructions tombées d’en haut. Les supplétifs algériens de la déplorable politique du général De Gaulle, ouvrirent derechef le feu, sans sommation, sur une foule désarmée et pendant de longues minutes malgré les hurlements et les cris de « Halte au feu ». On recensera officiellement cinquante morts (parmi lesquels deux fillettes d’une dizaine d’années) et deux cents blessés. Le massacre d’Oran est intervenu sous couvert (au moins implicite) de De Gaulle qui avait fait transmettre des directives strictes à l’armée. Le soir même du 26 mars, s’exprimant à la télévision, celui-ci n’eut d’ailleurs pas un seul mot pour les malheureuses victimes. En fait De Gaulle s’est débarrassé de l’Algérie d’une manière presque aussi expéditive que Mendès France qui avait largué l’Indochine en quarante-huit heures chrono à Genève, le 20 juillet 1954… Pour la plus grande joie des Américains qui n’ont eu de cesse après de 1945 de démanteler les empires coloniaux européens et particulièrement ce qui demeurait de l’ex-empire français. Une politique qui coûta payer cher à l’Amérique, laquelle devait s’embarquer un peu plus tard dans une guerre cruelle, aussi dévastatrice moralement, humainement et matériellement, qu’inutile.

Macron « homme de droite »

La révolution cosmopolitiste en cours n’est évidemment ni de gauche ni de droite. Elle est tout à la fois et M. Macron n’est que l’un de ses sous-prophètes, accessoirement délégué commercial de General Electric et de Pfizer comme tous ses homologues sortis du même cuveau puant de l’idéologie mondialiste. Comme déjà dit maintes fois, la subversion marxiste-Léniniste s’est prolongée sans relâche jusqu’à présent. Ceux qui se sont polarisé sur la lutte des classes n’ont pas compris que cela n’était pas le but suprême de la religion athée par essence qu’est le matérialisme historique. Son but final (à la suite de l’immense cohorte des utopistes qui rêvèrent d’accomplir le bonheur du genre humain au sein d’une société caporalisée et collectiviste) n’est rien d’autre que l’Égalité avec en préalable obligé la disparition de la propriété privée. Point à la ligne.

Dans cette perspective l’émancipation de la classe ouvrière n’a jamais été pour Lénine - avant-gardiste de l’actuelle tyrannie messianique qui tente de s’imposer - à l’automne 1917, au mieux un moyen, au pire un prétexte justifiant la mise au travail forcé du prolétariat ou sa déportation vers les bagnes des déserts subarctiques. Mais le monde ouvrier ayant déclaré forfait et s’étant embourgeoisé (et la Chine populaire ayant pourvu à son Grand remplacement), le nouvel Eden que l’on faisait miroiter sous le nez de masses ébahies - demain on rase gratis, le travail n’existe plus avec la panacée du salaire universel, le temps des cerises sans limites, « Pensez printemps » nous avait dit le sieur Macron - devait impérativement faire peau neuve. La lutte des classes s’est alors muée en guerre des sexes, des races… Bref elle a radicalement changé de visage, tandis que le but final restait inchangé : instaurer la termitière humaine globale sous la férule d’une poignée d’élus, oligarques ou caste sacerdotale, peuples prêtres prédestinés depuis toujours à guider l’humanité vers l’auge salvatrice du consumérisme ab libitum… Avec il est vrai, en contrepartie, au départ l’avortement libre et gratuit, un droit sacré, et à l’arrivée l’euthanasie de confort !

Les troupes combattantes du nouvel ordre moral durable et équitable ne sont plus désormais les travailleurs et les salariés, mais tous les tarés, les asociaux, les marginaux, les laissés pour compte du système et ceux qui sont animés d’un ressentiment pathologique à l’égard de la foule anonyme des gens jusqu’ici considérés comme “normaux”. Les minorités sont à ce titre les fers de lance du combat macronien et de tous les delirium tremens inclusifs et transversaux… Marcuse l’avait théorisé Macron, Trudeau & Cie le font. Notre bellâtre nous avait prévenu : « on se fout des programmes, ce qui importe c’est la vision » [RTL1erdéc16] c’est-à-dire un plan de restructuration sociétal de fonds en combles : l’inversion générale que propose la cabale, ce messianisme indépassable et sur lequel nous butons à chaque pas, idéologie directrice du monde moderne telle révélée, exposée et explorée par l’érudit Gershom Scholem (1897/1982).

Croyez bien que tout ce qui nous arrive n’est pas gratuit, bien naïfs ceux qui croient encore qu’il s’agit d’une simple volonté de puissance ou d’un esprit de lucre de la part d’individus plus ou moins détraqués. Il s’agit d’un projet eschatologique, ce pourquoi l’enjeu des élections d’avril dépasse de très loin le sort de la France qui sombre dans une consternante perte du sacré. Il est question du destin de la civilisation et au-delà, peut-être, de l’humanité elle-même. Gare à ceux qui prêchent la lumière en ensemençant les ténèbres… Le porte-parole de M. Macron nous déclarait le 30 janvier (in Le Parisien) « L’absence de débat est le fait des candidats déclarés. Ils installent une campagne de morts-vivants : tout est noir, pessimiste, nostalgique… Emmanuel Macron a lui « fait entrer notre pays dans le temps des conquêtes  ». Et quelles conquêtes, la ruine économique, la perte de la souveraineté énergétique, la peur et la mort programmée sous l’égide de Big Pharma en attendant Big Brother…

31 janvier 2022

Notes :

1 Rappelons que cette dernière a décoré en grande pompe Albert Bourla, patron de la firme Pfizer, société condamnée par la justice fédérale américaine en 2009 à 2,3 milliards de dollars de pénalités sur un total 4,7 milliards (et à 34 mds de condamnations par différents états). En outre Van der Leyen vient tout juste de refuser l’accès légal à sa correspondance avec Bourla alors qu’elle négociait en avril 2021 au nom de l’Union, l’achat de 1,8 milliard de doses supplémentaires (sur un marché de 4,2 mds d’unités) du vaccin au prix de 19,50 € au lieu de 15,50 précédemment, ceci pour un montant de 35 milliards d’euros.

2 Un beau spécimen de cet altruisme exemplaire fut incontestablement Jacob Hirsch Schiff (18471920), lié par son père à l’empire Rothschild, il finance le Japon dans sa guerre contre la Russie (1904-1905) puis en 1917, Léon Trotski qui sera l’un des pires bourreaux du peuple russe. Voir son impressionnante biographie : wikipedia.org/wiki/Jacob_Schiff

3 Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Hachemi Djaâboub, a ainsi qualifié la France d’« ennemi éternel et traditionnel » au cours d’une séance de questions orales au Sénat algérien le jeudi 8 avril 2021.

4 Le barrage à l’entrée de la rue d’Isly était tenu par 45 tirailleurs du 4e RT du colonel Goubard7, lui-même se trouvant à son poste de commandement à plus de cent kilomètres d’Alger. La consigne venue du quartier général fut transmise par le commandement de la Xe région militaire aux soldats du barrage de la rue d’Isly en ces termes : « Si les manifestants insistent, ouvrez le feu » ; un ordre non écrit et suivant d’autres sources, un ordre imaginaire.

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