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Exclusif : voici comment Jérôme Salomon a été viré de l’Institut Pasteur en 2012 pour grave mensonge

dimanche 11 juillet 2021

Une grave révélation qui va beaucoup faire parler dans les jours à venir. En effet, en pleine pandémie, alors que le gouvernement traverse une crise politique sans précédent, une révélation explosive risque de mettre Emmanuel Macron dans l’embarras d’autant plus qu’elle concerne l’un de ses plus proches partenaires dans la lutte contre le Coronavirus.

La personne en question n’est autre que Jérôme Salomon, actuel directeur général de la Santé. En effet, derrière ce personnage calme et réservé, se cache un homme qui, il y a tout juste 9 ans, a été viré de l’Institut Pasteur pour avoir commis une faute extrêmement grave.

C’est du moins la révélation exclusive faite par Le Parisien et entièrement lue par notre média, Lecourrier-du-soir.com. En effet, d’après ce média, Jérôme Salomon a été viré de l’Institut Pasteur en 2012 à la suite d’une lettre anonyme dactylographiée. Dans cette lettre, la victime supposée se dit victime de harcèlement sexuel, de corruption et de menace de mort de la part d’un dirigeant de l’institut dont le nom n’a jamais été cité.

“L’auteur de la lettre dénonce des faits de pédophilie, de zoophilie et de sadomasochisme, et menace de se suicider. ‘Je veux que ce cauchemar cesse ! ! ! Je crois que je vais vraiment finir par craquer et sauter bientôt d’une terrasse du BIME (NDLR : la biologie intégrative des maladies émergentes). Cela fera peut-être ouvrir les yeux des pasteuriens’, rapporte Le Parisien qui a consulté la lettre.

Etant donné la gravité de cette affaire, l’institut Pasteur informe immédiatement Alice Dautry, directrice générale de l’Institut alors qu’elle était en déplacement en Corée. L’institut effectue un signalement auprès du parquet de Paris. “Une enquête préliminaire est ouverte et les investigations confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP)”, précise Le Parisien.

Quelques jours plus tard, l’institut est convaincu que les accusations à l’encontre du dirigeant mis en cause dans la lettre sont infondées. Avec l’autorisation de la police, ajoute LaParisien, le dirigeant en question est informé de l’affaire. Après avoir pris connaissance de la lettre que les enquêteurs lui ont montrée, le mis en cause dit reconnaître la personne derrière cette missive abjecte. Et il n’est pas le seul. Un autre fonctionnaire de l’institut dit aussi connaître l’auteur de la lettre.

Pour les deux hommes qui connaissent intimement l’actuel directeur général de la Santé, il n’y aucun doute que c’est Jérôme Salomon qui a écrit la lettre pour mettre en cause le dirigeant. “Pour eux, la graphie des lettres, le lignage et la mise en page du courrier dactylographié ainsi que l’utilisation de certaines formules de politesse et d’accusation désignent Jérôme Salomon”, note LeParisien.

L’affaire est donc extrêmement grave d’autant plus que l’institut Pasteur a la certitude totale que Jérôme Salomon a été à l’origine de la lettre, sans même en avoir la preuve matérielle. Que faire dans ce cas ? Et bien, il faut immédiatement mettre Salomon hors d’état de nuire. Il faut le licencier.

Mais, comment se débarrasser de lui sans aucun motif valable ? A cette question, l’institut Pasteur dit avoir la réponse. Il fallait utiliser son cumul de mandat pour l’abattre. En effet, il convient de préciser qu’au moment des faits, Jérôme Salomon était à la fois responsable de la division internationale auprès de l’institut Pasteur et professeur au Conservatoire Nationale des Arts et Métiers (CNAM). Ce ne fut pourtant pas un motif sérieux pour se débarrasser de lui, mais étant donné la gravité de la lettre qui lui est attribuée, il fallait bien trouver un moyen de le jeter par la fenêtre. Et c’est ce qui s’est passé.

Evoquant son licenciement, LeParisien écrit : “convoqué le 11 octobre 2012 par la direction générale du prestigieux institut, le responsable de la division internationale est immédiatement placé en situation de dispense d’activité rémunérée, le temps que sa situation administrative se règle. Une petite heure de réflexion est laissée en tout et pour tout au professeur pour décider de son sort. Jérôme Salomon opte finalement pour le licenciement et se voit contraint de faire séance tenante ses affaires et restituer badge, clés de bureau, chéquier et cartes de paiement…Puis il est reconduit manu militari par un agent de la sécurité de la fondation privée”.

L’affaire ne s’arrêtera pas là car Salomon ne veut pas s’avouer vaincu. Il activera ses réseaux. Ainsi, informés, les proches de Jérôme Salomon tentent de voler à son secours. En effet, d’après la source, William Web, qui fut directeur général de la Santé, a personnellement contacté Alice Dautry lui demandant de mettre fin à ce procès qui est fait à Salomon.

D’ailleurs, dans une lettre adressée à Dautry par Web, on pouvait lire : ” Je vous conjure dans l’intérêt de l’institut, de Jérôme et du vôtre d’arrêter immédiatement ce processus malfaisant”. A cette lettre, Dautry rétorque : “permettez-moi d’attirer votre attention sur le fait que vous n’avez, à ce stade, entendu qu’une seule version de l’histoire qui en comporte d’autres”.

Pourtant, en dépit de la gravité des faits, Salomon s’en tirera car en novembre 2012, l’enquête préliminaire a été classée sans suite. Deux ans plus tard, il sera même promu car il intégrera le cabinet de Marisol Tourraine et “sera nommé dans une Unité mixte de recherche CNAM-institut Pasteur, un laboratoire au fin fond des bâtiments”.

Le Courrier du Soir

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