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Les sept sacrifiés du mensonge

Du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak

mercredi 25 novembre 2009

PROLOGUE

Geopolintel présente son étude réalisée sur la désinformation et le mensonge d’Etat pour justifier les guerres et intoxiquer les gouvernements étrangers ainsi que la presse et l’opinion publique internationale. Cette saga s’articulera sur 7 chapitres et 7 destins à la fois tragiques et lourds de conséquences sur les relations internationales. L’instrument de cette guerre psychologique s’appelle le Rendon Group, relayé par l’organisme Office of Strategic Influence de Rumsfeld et de William Schneider JR.

En 2002, tandis que l’état-major américain se préparait à envahir l’Irak, l’administration Bush et le Pentagone s’attelèrent à mettre au point une stratégie de communication pour justifier leur raid sur Bagdad aux yeux de l’opinion internationale ainsi qu’à ceux de leur sénat. Pour ce faire, ils avaient requis les services du Rendon Group afin de répandre diverses allégations à propos de l’Irak et les répéter sans relâche dans la presse. The Rendon Group est un cabinet de conseil international dirigé par John W. Rendon junior, un ancien aide de camp de Jimmy Carter. Ce cabinet avait déjà travaillé avec l’administration US et avec le Pentagone durant la première guerre du golfe. A cette époque, ils avaient loué les services de la fille de l’ambassadeur koweïtien, afin d’organiser la duperie de la tuerie des bébés des couveuses de l’hôpital de Koweït City. Cette tuerie fictive avait été attribuée à des soldats de Saddam Hussein, lesquels appartenaient à la quatrième armée du monde, d’après les dires du vice-président en place à cette date, Dick Cheney.

Le quotidien français, Le Monde, avait annoncé dans son édition du 19 février 2002 que c’est ce groupe qui avait été désigné par le Pentagone pour appuyer le nouveau service appelé Office of Strategic influence (OSI) : « Le bureau du Pentagone, petit mais largement financé et qui fut créé peu après les attaques terroristes du 11 Septembre, constituait une réponse aux préoccupations exprimées par l’administration sur la perte du soutien de l’opinion publique à l’étranger pour sa guerre contre le terrorisme, particulièrement dans les pays musulmans ».

Compte tenu de la multiplicité des canaux de diffusion utilisés, et par la seule force de la répétition, les assertions de cette administration étaient parvenues au statut d’évidences communément acceptées. C’est ainsi qu’on les retrouvait au fil des articles d’actualité ou sur les plateaux de débats télévisés sans qu’aucun journaliste ne prenne plus la peine d’en vérifier l’authenticité. L’administration américaine de G. Bush, à travers ces cabinets spécialisés en communication, organisait une fois de plus un mensonge pour justifier la chute du régime irakien et légitimer l’occupation de ce pays.

Les destinées sacrifiées de cette désinformation sont réunies dans l’ensemble des récits que nous mettrons en ligne au fil des semaines sous cette rubrique.

La rédaction Geopolintel
Tous droits de reproduction réservés



- Chap. I - Daniel Pearl, le journaliste qui dénonçait la désinformation dans la guerre livrée au terrorisme
- Chap. II - John O’Neill, un destin funeste
- Chap. III - Delmart Vreeland, l’homme qui en savait trop à propos du 11 Septembre
- Chap. IV - Zacarias Moussaoui, un étrange terroriste bien encombrant
- Chap. V - Nick Berg, l’américain qui « reconstruisait » les médias irakiens
- Chap. VI - Valérie Plame, agent « révélé » de la CIA
- Chap. VII - Moussab Al Zarqaoui, une créature du Rendon Group ?
- Épilogue

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