Geopolintel

Le procès du 11 septembre n’aura pas lieu

mercredi 7 octobre 2009

Huit ans après l’attentat le plus meurtrier jamais commis, les énigmes à son sujet demeurent. Le procès de l’événement fondateur de notre début de siècle devait, non pas encore pointer du doigt la prétendue incompétence des services secrets des Etats-Unis, mais expliquer qui en étaient les financiers.

Les 461 personnes, entreprises ou organisations mises en cause dans les attentats du 11 septembre 2001 étaient convoquées devant un tribunal new-yorkais à partir du mois d’avril 2005. Les avocats des plaignants leur réclamaient 18 000 milliards de dollars !
Quid du procès aujourd’hui plus de quatre ans après ? (1)

Pour se remémorer la genèse de la légendaire et nébuleuse organisation islamique « Al Qaïda », il faut remonter à la guerre en Afghanistan. A cette époque, le mentor d’Obama, Zbigniew Brzezinski, finançait et armait les moudjahidin d’Oussama ben Laden pour provoquer l’URSS d’alors et la pousser à envahir l’Afghanistan afin d’enliser l’armée soviétique dans un bourbier semblable à celui que les GI avaient connu au Viet-Nam.

Ce conflit fera éclater l’empire communiste ainsi que Zbig, comme on l’appelle dans les milieux privilégiés, l’avait anticipé.

Le financement de cette guerre était, en partie, géré, via la BCCI, par la logistique USA/Arabie Saoudite/Pakistan. (2)

Ce bal des faux ennemis ne doit pas cacher que c’est le clan ben Laden qui sauva Bush junior de la faillite lors de ses velléités de forage pétrolier avec sa société Harken, (3) que Washington a toujours soutenu les opposants au régime saoudien afin de contrôler les voix dissidentes à sa politique étrangère sur ce sol stratégique, que Oussama Ben Laden, alias Tim Osman dans l’organigramme de la CIA, voulait uniquement renverser la monarchie saoudienne.

Qui sont les prévenus dans le financement des attentats du 11 Septembre ?

Deux noms se distinguent particulièrement : ceux des milliardaires Khalid Bin Mahfouz (décédé en septembre 2009) et Sheikh Mohammed Hussein Ali Al Amoudi. (4)

Comme Oussama ben Laden, ils sont de nationalité saoudienne mais d’origines différentes. Mahfouz et Oussama Ben Laden sont yéménites et Alamoudi est éthiopien.

Récemment, de manière tout à fait inattendue, le Président Obama a mis fin au procès du siècle. Son administration a inexplicablement mis un terme aux efforts des familles de victimes du 11 Septembre afin d’attaquer en justice des membres de la famille royale saoudienne pour liens financiers avec al Qaïda. S’agissait-il de protéger Bush ? De tirer un trait définitif sur l’inavouable ? (5)

Le procès aurait permis de faire la lumière sur des faits incontestables. Ainsi pourquoi un des financements des attentats du 11 Septembre avait-il été réalisé par l’intermédiaire de Mahmoud Ahmad, le chef des services secrets pakistanais. Ce dernier avait, en effet, fait virer une somme de 100 000$ à Mohamed Atta, le présumé pilote du vol 11 qui toucha la première tour du World Trade Center. (6) Peu de temps après, Mahmoud Ahmad sera démis de ses fonctions et jamais convoqué ni inquiété par les juges américains.

Le 11 Septembre commence à faire débat en France. Après la prise de parole intrépide de Jean Marie Bigard en septembre 2008, laquelle lui valut une interdiction d’antenne radio et diverses menaces, celle affirmée de Mathieu Kassovitz vient de réitèrer les doutes légitimes de certaines familles des victimes de cette journée. Ces dernières ont refusé l’indemnisation que l’Etat américain leur offrait contre l’abandon de toute poursuite judiciaire à l’encontre du gouvernement Bush. Ces familles ne veulent que des réponses à leurs interrogations, des réponses que la commission d’enquête officielle sur les attentats ne leur a pas données.

Le débat, qui a déjà lieu aux Etas-Unis et ailleurs dans le monde, aura-t’il enfin, sérieusement et équitablement, lieu en France, pays de la liberté d’expression ? Rien n’est moins sûr.

L’émission de Guillaume Durand « L’objet du Scandale » du 30 septembre dernier, traitait du sujet des attentats du 11 Septembre, ceci entre les photos d’Estelle Lefébur et les dérapages des moeurs du réalisateur Roman Polanski.

L’objet du scandale de cette émission fut qu’il n’y eut pas de débat faute de débatteurs. Seuls les invités qui défendent la thèse officielle du complot étaient présents sur le plateau avec pour seul intervenant défendant le droit au doute et au questionnement de la version officielle un Y.Gelluck, candide et prudent. Un débat sans contradicteurs donc, ce fut la formule adoptée sans aucun scrupule ni complexe par une grande chaîne de télévision. Quel meilleur moyen que d’avoir toujours raison et le dernier mot assassin ? La ficelle risque cependant de paraître un peu grosse aux téléspectateurs les plus avertis.

A aucun moment de l’émission, le paramètre pourtant très documenté de la pré-connaissance des attentats par le gouvernement américain n’a été évoqué.

Deux personnages sont au centre de cette pré-connaissance. Moussaoui, apprenti pilote kamikaze, qui fut condamné pour ne pas avoir révélé le complot contre le WTC et le Pentagone, et Delmart Vreeland, lieutenant de la marine américaine, qui a espionné pour le compte de l’ONI, le Service de Renseignement Naval, qui a, dès août 2001, envoyé une lettre aux autorités du Canada dans laquelle il a donné des indications précises concernant les attentats qui allaient se dérouler en septembre.

Le 16 août 2001, Moussaoui est arrêté dans le Minnesota après que des responsables d’une école de pilotage, la Pan Am International Flight Academy, avertissent le FBI qu’un individu cherche à s’entraîner pour piloter un Boeing 747. Un agent du FBI, Harry Samit témoignera plus tard avoir essuyé un refus de ses supérieurs lorsqu’il veut approfondir ses investigations sur Moussaoui. Il affirmera leur avoir demandé quotidiennement un mandat de perquisition pour fouiller l’ordinateur du prisonnier. Il essayera en vain de les convaincre du bien fondé de sa demande. « Tout cela nous amène à penser qu’il prépare un acte terroriste aux Etats-Unis » affirme-t-il à ses supérieurs et quelques jours après, il évoque les risques de détournement d’avion. « S’il détourne un avion d’Heathrow à New York, il aura assez de carburant pour aller jusqu’à Washington. »

Peu de temps après, les services secrets français avertissent leurs homologues du FBI que Moussaoui est en relation avec des islamistes tchétchènes et qu’il pourrait avoir des liens avec al Qaïda. Le FBI ne réagit toujours pas, les tchétchènes n’étant pas sur la liste des ennemis des Etats-Unis ! Lors du procès de Moussaoui, son calepin révélera qu’il contenait un numéro de téléphone de la société Blackwater-USA, qui gère des opérations paramilitaires pour le compte du gouvernement des États-Unis en Afghanistan et en Irak. On apprendra plus tard que cette société de sécurité privée a comme directeur l’ex-chef de la lutte antiterroriste de la CIA, Cofer Black.

Delmart Vreeland quant à lui, s’était rendu aux autorités canadiennes en décembre 2000 car il savait sa vie en danger et voulait prévenir son pays de l’imminence des attentats. Il a affirmé que les États-Unis et plusieurs autres gouvernements avaient eu la connaissance anticipée des événements programmés pour le 11 septembre 2001. Comment cet homme a t-il pu énumérer en détails les cibles du 11 Septembre depuis sa cellule canadienne, plus d’un mois avant que les attaques ne surviennent ?

En janvier 2001, la France avait elle aussi averti les Etats-Unis de l’imminence d’un attentat sur leur sol. Le rapport émanait de la DGSE. Outre la DGSE, bon nombre de services secrets étrangers ont averti le gouvernement Bush. Le président américain a reçu en mains propres un rapport de la CIA confirmant la menace d’attentats. Pourquoi n’a-t-il pas tenu compte, ainsi que ses services, de ces nombreux avertissements ?

Pour conclure, il faut souligner que l’attentat de Karachi fut imputé initialement à al Qaïda en 2002. C’est désormais la piste d’un attentat commandité par des militaires pakistanais afin de punir la France du non-paiement de commissions dans un marché d’armement qui va être suivie, ont expliqué les magistrats chargés de cette affaire aux familles des victimes.

« La piste islamiste ne tient plus la route. Une autre piste s’ouvre, elle paraît crédible. La justice française va la travailler »a déclaré à Reuters une source judiciaire qui a souhaité garder l’anonymat en rapportant ces déclarations. Le 11 Septembre attribué à al Qaïda se révèlera-t’il lui aussi sous un autre jour ?

La rédaction Geopolintel

1- http://www.september11terrorlitigat...

2- voir le film « La guerre selon Charlie Wilson »

http://www.youtube.com/watch?v=VtTp...

3-http://books.google.com/books?id=PZ...

4-http://en.wikipedia.org/wiki/Mohamm...

http://en.wikipedia.org/wiki/Khalid...

5-http://www.reopen911.info/News/2009...

6- http://www.agoravox.fr/actualites/i...

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