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La création illusoire de la notion de droite et de gauche

mardi 27 octobre 2026

La notion de droite et de gauche en politique n’a pas été inventée par une seule personne. Elle est née en France, pendant la Révolution française, en 1789, à partir de la place qu’occupaient les députés dans l’Assemblée.

Comment tout a commencé ?
Il y a 223 ans, le 9 juillet 1789 naissait l’Assemblée Constituante. À l’époque, les députés ne partageaient pas tous la même vision de l’avenir de la France. Certains voulaient conserver davantage de pouvoir au roi, tandis que d’autres souhaitaient donner plus de pouvoir à la nation et aux représentants du peuple.

– À droite du président de l’Assemblée, s’installaient plutôt les députés favorables au maintien de l’autorité royale et à la défense de l’ordre établi.

– À gauche du président, s’installaient plutôt ceux qui souhaitaient des changements plus importants et une limitation du pouvoir royal.

C’est cette disposition physique dans la salle qui a progressivement donné naissance aux expressions politiques « la droite » et « la gauche ».

Qui a donc inventé ces termes ?

Il n’y a pas d’inventeur vraiment connu. Cette distinction est apparue au sein de l’Assemblée révolutionnaire, lors des débats d’août 1789 sur le droit de veto du roi.

Au départ, la droite et la gauche ne désignaient pas exactement les idées politiques que nous leur associons aujourd’hui. Leur signification a évolué au fil des siècles, avec l’apparition de nouveaux mouvements politiques et de nouveaux débats sociaux.

Pour comprendre la distinction droite et gauche, il faut comprendre pourquoi les Français se sont opposés sur la question du pouvoir du roi.

– Avant 1789 : le roi avait presque tous les pouvoirs

La France était une monarchie. Le roi, Louis XVI, détenait un pouvoir considérable en dirigeant le royaume, en nommant les ministres et en jouant un rôle majeur dans la justice et les décisions politiques.
Ce système était justifié notamment par la tradition et par l’idée que le roi tenait son autorité de Dieu.

En 1789, une idée nouvelle prend de l’importance : le pouvoir doit venir de la nation, et non uniquement du roi. Les députés du tiers état veulent participer aux décisions et établir une Constitution qui limite le pouvoir royal.

Il faut nuancer cette vision puisque les Français ne souhaitaient pas supprimer la monarchie. Certains voulaient conserver un roi, mais avec des pouvoirs limités, d’autres voulaient aller beaucoup plus loin en ce qui concerne les riches banquiers.

Cette division persiste actuellement. En 1789, la question était principalement qui doit détenir le pouvoir, le roi ou la nation ? Aujourd’hui, les débats politiques portent sur beaucoup d’autres sujets comme les impôts, les salaires, les services publics, les libertés individuelles, l’immigration, la sécurité ou encore le rôle de l’État.

Les oppositions ont évolué avec la gauche qui met davantage l’accent sur la réduction des inégalités sociales et la solidarité collective. La droite met généralement davantage l’accent sur la continuité des traditions, l’autorité, l’ordre ou la responsabilité individuelle.

Ces tendances générales ne correspondent pas à la réalité puisque le pouvoir politique n’a jamais cessé d’être de gauche depuis mai 1968.

La Révolution française a laissé une question fondamentale à savoir s’il faut préserver l’ordre et les institutions existantes, ou faut-il transformer la société pour corriger ce que l’on considère comme injuste ?

Quelque soit le parti politique, la notion d’ordre et de justice sociale sont inexistantes et c’est en cela qu’il faut expliquer la dérive politique qui ne fait que gérer des discours à des fins de communication pour déterminer ceux qui prendront le pouvoir.

La démocratie de la nouvelle république est un conte de Noël.

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