Le pétrole
Le président américain a déclaré qu’il était tout à fait normal que ceux qui tirent profit du pétrole transitant par cette voie maritime contribuent à la libérer.
L’armée israélienne a affirmé disposer encore de « milliers » de cibles à frapper à travers l’Iran alors que la guerre au Moyen-Orient entrait dans sa troisième semaine.
« Nous avons un plan précis. Nous avons encore des milliers de cibles en Iran, et nous en identifions de nouvelles chaque jour », a déclaré le porte-parole militaire, le général de brigade Effie Defrin. Lundi, Israël a annoncé avoir lancé des opérations terrestres limitées contre des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.
Dans le même temps, Donald Trump a averti l’OTAN que l’alliance risquait un « très mauvais avenir » si ses alliés refusaient d’aider les États-Unis à rouvrir le détroit d’Ormuz. Les appels à l’aide lancés par le président américain concernant cette voie maritime stratégique sont restés sans réponse jusqu’à présent.
Les dirigeants d’Exxon, de Chevron et de Conocophillips ont fait savoir à la Maison Blanche que les perturbations dans le détroit d’Ormuz continueraient de semer le chaos sur les marchés mondiaux de l’énergie, rapporte le Wall Street Journal.
Plus de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves d’urgence de l’Agence internationale de l’énergie devraient être mis sur le marché afin de contrer la forte hausse des prix du brut depuis le début de la guerre en Iran.
Une réunion de la dernière chance pour l’OTAN
Le 5 mars 2026, le Conseil de l’Atlantique Nord s’est réuni au niveau des ambassadeurs pour faire le point sur la situation sécuritaire, compte tenu des attaques incessantes et aveugles menées par l’Iran à travers le Moyen-Orient et au-delà. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a présidé la réunion. Les Alliés de l’OTAN ont fermement condamné les attaques perpétrées hier par l’Iran contre la Turquie et ont exprimé leur entière solidarité avec Ankara.
Le secrétaire général de l’OTAN a félicité le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) et l’ensemble du personnel allié impliqué pour leurs efforts conjoints, qui ont permis d’identifier, de suivre et d’intercepter avec succès le missile balistique iranien. Il s’agit là d’une démonstration concrète de la capacité de l’Alliance à défendre nos populations contre toutes les menaces, y compris celles que représentent les missiles balistiques.
La posture de dissuasion et de défense de l’OTAN reste forte dans tous les domaines opérationnels. Nos forces armées restent vigilantes, et le SACEUR a ajusté et continuera d’ajuster la posture des forces de l’OTAN chaque fois que cela sera nécessaire pour assurer la sécurité de tous les Alliés.
L’OTAN continue de suivre la situation de près. Le secrétaire général de l’OTAN est en contact régulier avec les dirigeants des pays alliés et avec les dirigeants des partenaires de l’OTAN dans toute la région.
Pourquoi Trump a-t-il assoupli les sanctions contre le pétrole russe ?
La décision de l’administration Trump d’assouplir les sanctions à l’encontre des pays achetant du pétrole russe a été saluée par le Kremlin et a suscité une vive inquiétude parmi les militants pro-ukrainiens.
Cette dérogation américaine, valable un mois, permettra aux pays d’acheter du pétrole russe qui, en vertu des sanctions actuelles, restait bloqué en mer, impossible à vendre.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que cette mesure « sur mesure et à court terme » permettrait de réduire l’impact économique de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Mais Bill Browder, militant en faveur des sanctions et critique de premier plan du régime de Poutine, a déclaré à la BBC que cette décision était « une décision terrible qui enrichira Vladimir Poutine et prolongera la guerre en Ukraine ».
Cette nouvelle politique marque un revirement radical de la politique américaine.
Auparavant, Washington sévissait contre les pays achetant du pétrole russe, imposant en août un droit de douane colossal de 50 % sur les importations en provenance d’Inde, suite à des allégations selon lesquelles ce pays achetait du pétrole russe et contribuait ainsi à financer la guerre en Ukraine.













