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Ukraine, Gaza... Déconfiture hexagonale

vendredi 5 septembre 2014

Derrière le rideau, les tireurs de ficelles, sur la scène de pseudos élites décérébrées mais totalement imbues d’elles-mêmes s’agitent en un sinistre théâtre d’ombres. Hollande et Valls viennent ainsi, comme le fit naguère le général de Gaulle avec Georges Pompidou, de faire entrer au gouvernement un représentant de l’hyperclasse financière en la personne d’Emmanuel Macron, ancien Secrétaire général de la Présidence mais surtout ex associé gérant de la compagnie financière Edmond de Rothschild. Quant à la nouvelle conseillère du président, Laurence Boone, nommée dès le 10 juin il est vrai et en toute discrétion, elle était jusqu’à présent chef économiste de Bank of America Merrill Lynch… tout un programme pour un homme qui déclarait à ses électeurs être « l’ennemi c’est la Finance » [1] ! Le fin renard est donc officiellement installé dans le libre poulailler. De Gaulle s’était lui aussi rendu compte très et trop tard non de sa bévue, mais de son imprudence. Il congédie le 10 juillet 1968 l’ancien directeur général de la Banque Rothschild, Georges Pompidou, dont il a fait son Premier ministre depuis avril 1962. De Gaulle devenu inutile, la révolution libérale-libertaire théorisée pat l’École freudo-marxiste de Francfort ayant balayé la France d’antan, l’homme d’État déchu est renvoyé aux « poubelles de l’histoire »… par ceux-là même dont il a chauffé la place. Pompidou lui succède à la présidence le 15 juin 1969, l’ère de tous les affairismes et le règne sans partage ni freins des mercantis commencent.

Rappelons que les parrains spirituels et politiques d’Israël [2] appartiennent justement à la caste endogamique des défaiseurs d’empire sans lesquels peu de guerres du XXe siècle eussent eu lieu. Et que l’enfant puîné de la Maison Rothschild, l’entité sioniste israélienne, est un prodigieux foyer de guerre et de déstabilisation dans le monde actuel. Non seulement en raison des expéditions vindicatives, des rezzous vengeurs qu’il conduit régulièrement à son immédiate périphérie – Israël est un pays sans Constitution ni frontières établies ou reconnues - comme à Gaza, mais bien au-delà. Israël n’est-elle pas indirectement en cause, voire directement responsable de l’actuel chaos au Levant, en Irak et en Syrie ? Ou encore au Sud Soudan ?

Bref un été météorologiquement pourri mais riche en dévoilements, en rebondissements, en crimes inexpiables et en défaites occidentalistes.

Gaza

Le 26 août la signature d’un cessez-le-feu au Caire mettait fin à cinquante jours d’impitoyables bombardements sur la Bande de Gaza. Bilan cruel pour les Gazaouis : deux-mille-cent-quatre morts et d’innombrables blessés, d’extraordinaires destructions perpétrées à l’évidence par des virtuoses de la guerre psychologique… Car ce sont essentiellement des objectifs civils, écoles des Nations-Unies, maisons particulières, mosquées qui furent prioritairement visées dans le but explicite de pousser la population à l’exil et de dresser la population contre les groupes de résistance, avec en tête le Hamas, parti politique régulièrement vainqueur des élections de 2006 avec la bénédiction de Tel-Aviv, Londres, Washington et Bruxelles. Il serait bon de ne pas l’oublier  [3] !

Cinquante jours pendant lesquels la « cinquième armée du monde » a noyé sous un déluge de feu les 380 km2 de la Bande de Gaza où s’entassent un millions huit cent mille « bêtes à deux pattes »… une expression courante en Israël pour désigner goyim et enfants d’Ismaël en général et plus particulièrement les Palestiniens. Une guerre inutile et perdue pour Tel-Aviv. Perdue parce qu’il fallut l’arrêter faute de munitions pour le fameux bouclier anti roquettes dit Dôme de fer. En dépit de son efficacité supposée et malgré les coûteux réapprovisionnements en projectiles d’interception par le gouvernement américain, le système a rapidement montré ses limites… car jusqu’au bout, jusqu’au dernier jour de l’agression, des roquettes furent impunément tirées vers le territoire israélien. Il eut été intéressant de voir la mine déconfite de M. Netanyahou lorsqu’il lui fallut jeter l’éponge avant que d’aucun ne s’avise de dire tout haut que le roi est nu. Et que, s’il prenait au Hezbollah de lancer une attaque massive dans le cadre d’un conflit bi-front, les défenses hébreues seraient bien vite submergées. Tel-Aviv malgré ses drones qui rendent fou – au sens littéral – les emprisonnés de Gaza, ses kyrielles de chars, son artillerie lourde, en dépit de ses F16 et des ses Predator, de ses frappes sans risque ni péril, a perdu la guerre des missiles… et elle le sait.

Cinquante jours de meurtres et de destructions sauvages pour se rendre à l’évidence : non seulement cette guerre stupide n’était pas gagnable mais en outre elle a été techniquement perdue. La guerre des tunnels – hérités de nos anciennes sapes, aussi vieilles que les murailles enserrant les cités convoitées - dont l’un des plus beau exemple moderne aura été la bataille d’Arras du 9 avril au 16 mai 1917. Bataille qui fut précédée par le creusement par les soldats du Commonwealth, sur une vingtaine de kilomètres, de tunnels d’assaut aménagés à partir des boves, un vaste réseau de grottes, de carrières et de galeries souterraines. Un dispositif qui permit de prendre l’ennemi à revers… comme vient de le faire le Hamas durant l’offensive israélienne.

Ces cinquante jours de mort tombée du ciel sont également l’échec cuisant d’une navrante politique de communication… car les villégiaturistes interrompus dans leur sieste au soleil sur les plages de Tel-Aviv ne font plus pleurer personne. Les gémissements, les mains tordues et les jérémiades ont perdu leur pouvoir de sidération des foules occidentales, les ruines à perte de vue de Gaza sont autrement parlantes. Rien ni personne ne peut effacer le choc des images, des corps d’enfants pantelants, sans vie dans les bras de pères éplorés, ni surtout le spectacle de ces colons juifs venus admirer le feu d’artifice du haut de la colline de Sderot. Il faut toute l’indicible indécence d’une radio publique comme France Culture pour, une semaine après la signature du cessez-le-feu [2sept], diffuser un reportage sur la rentrée scolaire des enfants israéliens perturbés dans leurs vacances par le vacarme des sirènes : à notre connaissance aucun petit israélien n’a eu à souffrir dans sa chair au cours de cette guerre du fort au faible à l’identique des 230 enfants [parmi les 795 civils palestiniens tués - chiffres des NU], ou à l’instar des 6 233 blessés ou mutilés dont 1 949 enfants et 1 660 femmes dont l’existence a été marquée au fer rouge de la violence ethnique.

Échec d’une offensive dont le bilan humain du côté israélite serait sans proportion avec les chiffres avoués. Si l’on en croit le journal tunisien Al Chorouk, le bilan des pertes de l’Armée de défense d’Israël, Tsahal, serait très supérieur aux chiffres officiels [66 morts plus 6 civils]… L’information aurait pour source un mémo de l’expert en questions militaires du journal Haaretz Amos Harel. Selon ces données « depuis le 7 juillet, date à laquelle l’offensive Roc invincible [« inébranlable » traduit en français par « bordure de protection »] a été déclenchée, 497 soldats israéliens auraient été tués et 113 officiers. Le nombre des blessés s’élèverait à 879 soldats et à 362 officiers dont beaucoup dans un état préoccupant ».
En outre l’armée israélienne aurait perdu « 270 mercenaires tandis que 629 autres étaient blessés ». Sans doute s’agit-il de binationaux dont les ministères de l’intérieur des États membres de l’UE ne se préoccupent que comme d’une guigne tant qu’il s’agit d’aller « casser du Palestinien », et non d’aller faire du djihad à contretemps en Syrie et en Irak. Enfin « 166 militaires israéliens auraient commis une tentative de suicide [sur environ 40 000 mobilisés], et 311 se seraient automutilés pour ne pas rejoindre le front… 332 soldats et 418 réservistes seraient ainsi allés jusqu’à se blesser voir à s’amputer de l’un de leurs membres pour ne pas partir au combat ». Au final donc, une belle défaite morale et politique pour le peuple élu !

Ukraine

« Nous sommes en état de guerre » déclarait sur France Culture, ce lundi 1er septembre 2014, la voix hargneuse d’Alain Lamassoure, député européen, membre du Parti Populaire Européen, prétendument de centre‑droit et favorable à - excusez du peu ! - une « économie sociale de marché ». Un homme magistralement emblématique du profond abrutissement de notre classe politique à l’avant veille du sommet de l’Otan réunit à partir du 3 septembre au pays de Galles.

Oui M. Lamassoure, et cet « état de guerre » comme vous dites si bien, pourrait se transformer – très rapidement ? – en guerre tout court parce que la situation actuelle rappelle furieusement la crise des Sudètes de septembre 1938 ayant pour enjeu des populations germanophones de Bohême et de Moravie. À la différence près que le Président Poutine, au contraire du chancelier Hitler, n’entendait pas jusqu’ici annexer le Donbass. Au départ, ce dont M. Lamassoure et ses semblables devraient se souvenir, est qu’à l’Est et au Sud de l’Ukraine il ne s’agissait que d’une revendication de « régionalisation » et de sauvegarde de la langue russe malmenée par la clique de Kief. Traités derechef de et en terroristes, les dissidents se sont effectivement, hélas, radicalisés et ont tourné « indépendantistes ». À tel point que l’on voit mal comment la situation serait à présent réversible ?!

Maintenant M. Lamassoure & Cie devrait cesser de se pâmer avec des trémolos de frayeur indignée en prononçant le mot « annexion » à propos de la Crimée. La Crimée s’est autodéterminée et a souhaité son rattachement – son retour – à la Russie à l’issue d’une consultation non truquée au suffrage universel. Or il n’y a que les démocrates façon Lamassoure et consorts pour s’en indigner, et cela, avec une bonne dose d’hypocrite mauvaise foi. Nous administrant la preuve au passage que pour ces gens de peu, la notion de peuple souverain n’est que parole verbale ! M. Lamassoure et ses collègues du Parti Populaire Européen, sont d’ailleurs de fieffés négateurs de la réalité si l’on en croit la page de garde de leur site… sur celle-ci s’affiche fièrement la promotion ubi et orbi de « l’égalité des genres » – théorie inexistante au dire de notre ministre de l’Éducation, Mme Belkacem – l’égalité des sexes ne leur suffisant visiblement pas. Fermons la parenthèse.

En septembre 1938, Hitler souhaite sans dissimulation annexer la région des Sudètes à l’Allemagne. En vérité il entend recoller les morceaux du Reich allemand disloqué en 1919 par le Traité de Versailles. Ce que les accords de Munich du 29 septembre 1938 lui consentiront. Le chancelier allemand est à l’époque diabolisé à outrance par la presse internationaliste – « si l’argent est le nerf de la guerre, la presse en est l’âme » - comme peut l’être aujourd’hui le président Poutine, mais la comparaison s’arrête là. Au demeurant dans les deux cas de puissantes forces sont l’œuvre qui veulent et cherchent l’affrontement… Or très visiblement il existe à l’heure actuelle un semblable et virulent parti de la guerre au sein de l’Otan (mais pas forcément au Pentagone), qui s’exprime ouvertement pas la bouche de certains hommes publics et d’agitateurs façon M. Lévy, en France et en Europe. Ce parti de la guerre se trouve maintenant à la tête de l’Union européen en la personne d’un autre adhérent du Parti Populaire Européen… et par conséquent le cher collègue des Lamassoure, Barroso et Rompuy, à savoir M. Donald Tusk [4].

Curieux prénom de bande dessinée pour ce Premier ministre polonais promu depuis le 30 août nouveau président du Conseil européen en prenant la suite de l’ectoplasmique Hermann Van Rompuy. Au reste ne nous racontons pas d’histoire, tous ces chefs magasiniers en blouse grise sont de redoutables fourmis légionnaires chassant en colonnes organisées. Seuls ils ne sont rien, mais la complexe machinerie bureaucratique euromondialiste démultiplie à l’infini leur pourvoir de nuisance. Grâce au ciel à la Maison-Blanche, le président Obama – nous n’examinerons pas ses motivations ou l’altruisme ne doit occuper qu’une faible place - s’est employé le 28 août à calmer le jeu en précisant qu’une confrontation directe avec la Russie était absolument hors de question. Ouf ! Un exercice d’humilité aussi salutaire qu’inhabituel de la part de l’un de ces arrogants maîtres du monde… qui n’est cependant pas sans rappeler la volte-face du samedi 31 août 2013 lorsqu’in extremis la Maison-Blanche a renoncé a ses frappes programmées sur la Syrie. À la grande désolation de MM. Fabius et Hollande, gros jean comme devant. Quasiment un an après, presque jour pour jour, les militaires américains ont dû se sentir délivrés à nouveau d’un grand poids… par contre l’on a dû grincer des dents au Département d’État, fief des minorités proactives et alors qu’à Kiev l’oligarque chocolatier et président ukrainien Porochenko accusait la Russie de lancer « une grande guerre  ».

Mais qui fait la guerre et à qui ? Qu’est-ce qu’un gouvernement qui livre une guerre sans pitié à son propre peuple ? Guerre qui n’a rien de civile, car il s’agit de guerre tout court sous couvert de maintien de l’ordre et de lutte contre terroriste. Il est vrai que pour Porochenko la pilule est amère. Il avait annoncé la reprise totale des enclaves sécessionnistes du Nord, en particulier la seconde ville d’Ukraine Donetsk, pour le 24 août date anniversaire de l’indépendance. Cependant les flonflons de la fête (nationale) et les fanfares de la parade militaire assortie de l’annonce - intempestive pour un pays en complète faillite - d’un réarmement à hauteur de 2,2 mds d’€, ne parvinrent pas à escamoter un défilé de prisonniers ukrainiens dans les rue de Donetsk sous les quolibets de la foule.

Depuis rien ne va plus, la tendance s’est renversée, avec ou sans l’aide des moscovites [5] … un bâtiment garde-côtes de la marine ukrainienne vient d’être coulé dans le port de Marioupol sur la Mer d’Azov, l’aéroport de Lougansk a été repris le 1er septembre par la dissidence – événement qualifié de « retrait des soldats » par Euronews - et les troupes de Kiev, hâves, mal nourries, mal équipées, dont les blessés passent fréquemment la frontière pour aller se faire soigner chez l’ennemi, sont encerclées dans au moins trois poches. La débâcle n’est pas loin. D’après l’AFP, sur le terrain, les forces gouvernementales « semblent avoir abandonné sans vraiment combattre une vaste zone du sud-est de la région séparatiste entre le fief rebelle de Donetsk, la frontière russe à l’est et le port stratégique de Marioupol au sud ».

Or au moment où le Président Obama jette l’éponge, les Européens s’excitent et Dame Merkel envisagerait, après le Kurdistan, de livrer des armes à Kiev ! Pathétique, le ministre ukrainien de la Défense, Valéri Guéleteï se lamente : « Une grande guerre est arrivée dans notre maison, une guerre comme l’Europe n’en n’avait plus connue depuis la Deuxième Guerre mondiale. Dans une telle guerre les pertes vont se calculer non par centaines, mais par milliers voire des dizaines de milliers de morts » [euronews.com1sept14]. À l’évidence les 2600 morts que dénombrent les observateurs de l’OSCE depuis mi-avril, et les centaines de milliers de réfugiés et de déplacés [700 000], ne suffisent pas à Kiev qui n’en est pas encore à envisager la seule issue restante « le statut étatique » pour les régions dissidentes, comme le demande maintenant et avec à propos le président Poutine. Statut étatique sur le modèle de la Transnistrie, de l’Abkhazie ou de l’Ossétie du Sud ? Mais là où les uns comprendront « indépendance et autodétermination », les autres entendront « fourbe conquête et annexion  ». Au choix, bon choix !

Léon Camus 1er septembre 2014

Le coût des sanctions

L’Union s’attaque désormais à l’ensemble de l’économie russe : finance, armement et énergie. Les économies européennes et russe étant fortement liées [Comité des représentants permanents de l’Ue - Coreper] les conséquences immédiates des pertes à hauteur de23 milliards d’euros pour l’économie russe, mais près de 40 milliards pour l’économie des pays de la zone euro, ce qui semble particulièrement peu judicieux en période de récession.

En 2013, 47% des obligations émises par les institutions publiques russes l’ont été sur les marchés européens, soit 7,5 milliards d’euros. Le volume des exportations/importations d’armes entre la Russie et l’UE est de 3,2 milliards d’euros par an, dont 300 millions euros d’importation par la Russie d’armement européen. Autre exemple l’Ue exporte pour 4 milliards de biens à double usage, c’est-à-dire des biens ayant notamment un usage militaire, notamment des ordinateurs, des appareillages électroniques. L’Europe exporte pour 150 millions de technologies sensibles, notamment pour le forage de pétrole. La guerre agricole peut prêter à rire mais elle fait mal… « Lait, fromage, oignons d’Ukraine, pêches de Grèce, prunes de Serbie, pommes et choux de Pologne, viande d’Espagne, poulets nord-américains, tous ces produits contiennent des substances nocives, sont infectés par de dangereuses bactéries ou ne respectent pas les normes réglementaires » [Rosselkhoznadzor - Agence de sécurité sanitaire].

La Russie, le mercredi 6 août annonçait par ailleurs ses propres mesures de rétorsion dans le domaine du transit aérien suite aux sanctions imposées à Dobrolet, filiale économique d’Aéroflot. En deux jours, les plus grandes compagnies aériennes américaines et européennes viennent de perdre environ 4,5 milliards de dollars. Si Aéroflot perd environ 300 millions de dollars dans l’année, celles de la Lufthansa devraient s’élever à plus d’un milliard par trimestre. Les technocrates en chambre n’ont évidemment pas pris en compte la taille de l’espace géographique russe Russie, 1/7e de la planète et sa dimension réelle au regard des échanges internationaux. Il ne s’agit pas d’interdire en totalité l’espace aérien, mais de ne pas renouveler certaines autorisations temporaires, ainsi pour les charters de passagers ou de marchandises. Il s’agit également de l’interdiction du transit des compagnies ukrainiennes dans l’espace aérien russe.

Les conséquences de ces mesures sont déjà douloureuses pour les compagnies américaines et européennes. Les pertes totales cumulées liées à la chute de leurs actions en bourse a déjà coûté environ 4,5 milliards de dollars à ces compagnies : les actions de Finnair ont chuté de 2,2%, soit 30 millions de perte pour la compagnie en deux jours ; celles d’Air France de 4,7% et la compagnie perd plus de 220 millions d’euros ; celles de la Lufthansa chutent de 2,9%, soit 570 millions d’euros de perte ; International Airlines Group perd 6,5% soit 745 millions de dollars de perte ; Delta perd 2,82%, soit 1,1 milliard de dollars de perte ; American Airlines perd 2,5%, soit une perte de 675 millions de dollars ; les actions de United Airlines ont, elles, perdu 3,43%, soit une perte de 562 millions de dollars. Chiffres qui ne représentent que deux jours de sanctions russes. Jusqu’où faudra-t-il détruire l’économie mondiale pour satisfaire aux délires de l’hyperclasse judéo-protestante anglo-américaine ? « Une situation ubuesque dans laquelle les entreprises européennes et donc l’économie européenne, vont devoir payer pour le renforcement de l’hégémonie économique et politique américaine, au détriment de ses propres intérêts » !

Les actions de Finnair* ont chuté de 2,2%, soit 30 millions de perte ; Air France 4,7% et 220 millions d’€ ; Lufthansa 2,9%, 570 millions d’€ ; International Airlines Group 6,5%, 745 millions de $ ; Delta 2,82%, 1,1 mds de $ ; American Airlines perd 2,5%, soit une perte de 675 millions de $ ; United Airlines 3,43%, 562 millions de $. Impressionnante litanie pour les deux premiers jours de sanctions.

Selon les chiffres de la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe [CCIFR6août14] 1 200 sociétés françaises sont implantées en Russie, et plus de 6 000 autres exportent vers le territoire russe. Les sanctions votées par l’Union européenne restreignent notablement l’accès des investisseurs étrangers aux banques d’État russes. Ce qui pourrait à terme avoir pour conséquences, en désamorçant la pompe des échanges franco-russes, si les sanctions venaient à être renforcées, d’accroître de quelque 150 000 le nombre de chômeurs hexagonaux.

LC

* Voir : Karine Bechet-Golovko « L’effet d’annonce des sanctions économiques contre la Russie ou quand la communication est une arme » 5août14. La Finlande songerait à demander des compensations à Bruxelles en contrepartie du manque-à-gagner. La Finlande, qui s’efforce de sortir de la récession anticipe en effet la baisse des échanges commerciaux avec la Fédération. La Banque de Finlande postule qu’une baisse de la croissance de 3 points en Russie a une incidence de 0,5 point sur la croissance finlandaise.

La question était donc stratégique. Cette opération, lancée il y a plus d’un mois, est maintenant arrivée à son terme et c’est un échec sanglant, comme le reconnait implicitement Poroshenko , qui demande l’ouverture d’une enquête pour en comprendre les raisons. Le bilan donne la mesure du désastre. 5500 hommes appartenant à différentes brigades d’élite de l’armée ukrainienne sont jetés dans le feu. Environ 600 se sont sauvés en Russie, quelques centaines sont sortis de l’encerclement, et environ 1 millier, selon Kiev, en combattant. Résultat, environ 3000 - 3500 y sont restés. La quasi-totalité du matériel militaire est resté sur place après la défaite.

http://russiepolitics.blogspot.ru/2...

Ukraine Lost A Battle - West Escalates With More Russia Sanctions
Throughout August the Ukrainian president and cabinet, likely following U.S. « advisers », pushed their army into a big attack on the insurgency held south east areas of the country. But the attack of bad equipped, half trained units ran into problems. Some of them reached their attack targets only to find themselves cut off from any resupply. Without ammunition, gas and food they were locked into place and easy targets for the insurgents artillery.
he military battle defeat was the reason why Russia was accused of an invasion even when the OECD observers says

Notes

[1« Mon véritable adversaire [...] c’est le monde de la finance », François Hollande, le 22 janvier 2012 au Bourget. Aujourd’hui le président du “peuple de gauche” cote à moins de 17% d’opinions favorables. Et encore faudrait-il voir quelle questions ont été posées aux sondés et sur quel échantillonnage dit représentatif ?!

[2Lettre ouverte publiée le 2 novembre 1917 d’Arthur James Balfour ministre britannique des Affaires étrangères adressée au Lord Lionel Walter Rothschild [1868/1937]. « Cher Lord Rothschild, J’ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l’adresse des aspirations sionistes, déclaration soumise au cabinet et approuvée par lui : “Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays”. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste  ».

[3« La victoire du Hamas : une aubaine pour Washington » Le Courrier [lecourrier.ch27janv06].

[4On sait la défiance viscérale que la Pologne nourrit à l’égard des salves orthodoxes… au-delà des séquelles laissée par la soviétisation sur un pays abandonné de l’Occident dans l’immédiat après guerre. Pays pour lequel Londres et Paris ont déclaré une guerre qui allait devenir mondiale mais pour mieux le livrer ensuite, une fois l’Europe dévastée, à ces commissaires politiques qui surent exercer avec toute la cruauté nécessaire, leur loi du talion. De ce fait, à partir de la chute du mur de Berlin, la Pologne qui a rejoint l’Union en 2004, a montré en toutes occasions un atlantisme sans faille… lequel n’a d’équivalent que sa haine à l’encontre du président Poutine. Ainsi lorsque le 30 août, les 28 chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, ont élu D. Tusk, candidat approuvé de Mme Merkel, c’est un peu le parti de la guerre qui s’est trouvé coopté à Bruxelles. Il fera un intéressant tandem avec l’italienne Mme Mogherini, qui aussitôt après avoir pris la succession de Mme Ashton comme diplomate en chef de Bruxelles, s’est empressée d’annoncer par le truchement du Corriera della Sera, qu’à partir de tout de suite « la Russie n’est plus un partenaire stratégique de l’Union européenne ». À bon entendeur salut ! Selon elle, Moscou n’a « jamais respecté les engagements pris à Genève, en Normandie et à Berlin »… tout en tempérant son propos, soit en postulant que la crise ukrainienne « n’a pas de solution militaire et doit être résolue par des voies et moyens diplomatiques » !

[5Ces dernières semaines, des communiqués grossièrement mensongers ont fait état à plusieurs reprises de colonnes de blindés russes pénétrant en profondeur en territoire ukrainien. La première fois la colonne de chars avaient été partiellement détruite, mais sans autre preuve que les assertions des gens (agents) de Kiev. Une autre fois, un correspondant de l’AFP, en se donnant beaucoup de mal, témoignait d’avoir vu la trace d’une chenille… mais toujours pas plus de colonne blindée que de beurre en broche ! Le thème s’épuisant malgré l’extrême complaisance journalistique à l’Ouest du Rhin, il a fallu inventer autre chose plus facilement gobable et plus difficile à démentir : l’invasion de troupes russes. Dix à quinze mille répètent à l’envie nos médias… chiffres au mieux à diviser par dix selon l’IEP de Strasbourg. Il est vrai qu’à force de crier au loup et d’accuser la Fédération de Russie celle-ci pourrait, devrait finir par s’agacer et se conformer à l’image que la grande presse servile s’efforce de donner de ses dirigeants assoiffés de pouvoir et prêts à toutes les manipulations pour asservir des peuples innocents.

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