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Crise européenne : le vrai visage de la tyrannie européiste

Léon Camus

mercredi 23 novembre 2011

La comédie du référendum grec comme révélateur la dictature européiste

Immédiatement après avoir été annoncé, le référendum grec a été prestement retiré. Passez muscade ! Plusieurs leçons peuvent être tirées de l’épisode. Entre autres il aura permis de constater de visu et in vivo ce que représente exactement la « démocratie » pour la gens eurocratique.

L’Europe légale de Bruxelles s’est en effet montrée à visage découvert c’est-à-dire violemment outragée par l’annonce d’une consultation au suffrage universel du peuple grec afin qu’il choisisse par lui-même à quelle sauce il allait être mangé. Outragée parce que ce choix est en réalité – et c’est là l’enseignement quotidien de la crise - l’apanage exclusif d’une clique de banksters, de bureaucrates, de politiciens, tous acteurs et chauds partisans de la démocrature, tous vivant largement aux crochets des contribuables de l’Europe réelle. Il suffit de voir qui sont en réalité les hommes qui accèdent ces jours-ci aux postes de commande en Grèce, en Italie et à Francfort – siège de la BCE - pour comprendre que les sauveurs de l’Union ne viendront pas au secours des populations en mal d’emploi mais au service du système financier qui les a mandatés exclusivement pour le servir.

Nous savions depuis les annulations en 2005 - après les « Non » franco-hollandais - des référendum pourtant prévus en Pologne et au Royaume-Uni portant sur le Projet de Traité constitutionnel européen, projet repassé aux forceps après avoir été rebaptisé en 2007 « Traité de Lisbonne », en court-circuitant la volonté des Français et en faisant chanter les Irlandais appelés à revoter. La seule crainte des démocrates européistes, c’est donc la volonté populaire dès lors qu’elle échappe à la manipulation ordinaire quand celle-ci s’avère inopérante.

Mais qui sont les nouveaux maîtres de l’Europe en crise ?

Deux larrons et un compère… Mario Draghi nouveau directeur de la Banque centrale européenne ; Mario Monti, nouveau président du Conseil italien ; Loukas Papadimos, troisième couteau, vient lui d’être désigné comme premier ministre grec. Voyons les choses en détail. Les trois hommes ont en commun d’être issus du sérail européiste, autrement dit d’être passés à là Commission de Bruxelles et d’avoir tous les trois appartenus à la « pieuvre » financière Goldman Sachs [1], l’une des grandes machines prédatrices au cœur du Système. L’une des banques d’affaires qui furent à l’origine des « crédits hypothécaires à risques », les subprimes. Goldman Sachs fut surtout le conseiller pervers des gouvernements socialistes grecs successifs (en alternance il est vrai avec les conservateurs roses vifs de la Nouvelle Démocratie) à l’origine de la crise actuelle… Goldman Sachs s’est également distingué comme grand agenceur de fonds spéculatifs [2] - hedge funds - et l’inventeur en 2005, grâce à l’ingénieux français Fabrice Tourre aujourd’hui directeur exécutif de sa filiale londonienne, de l’escroquerie légale « Abacus » consistant à recommander l’achat de produits financiers objets d’une spéculation simultanée à la baisse… modèle qui appliqué avec le succès que l’on sait aux comptes publics grecs maquillés au préalable par les mêmes experts ! Notons qu’après avoir fait main basse sur les institutions fédérales américaines [3] cette engeance s’abat maintenant sur l’Europe où l’opinion médiatiquement abusée (violée) est médiatiquement conditionnée pour voir en elle son sauveur.

Revue de détail

À tout saigneur, tout honneur. Mario Monti est à soixante-huit ans le successeur du Cavaliere démissionnaire de ses fonctions à la présidence du Conseil italien… Cela sur les instances pressantes de Bruxelles et du G20 après avoir été adoubé par le FMI en la personne de sa directrice générale, Mme Lagarde, toutes instances qui l’ont imposé en faisant fi de toute procédure normale. Super Mario [4] , « l’un des plus puissants bureaucrates européens » comme le surnomme et le présente The Economist, fut dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004, ce qui en fait naturellement l’homme de la situation pour les marchés - ou plutôt pour ceux qui y font la pluie et le beau temps ! Lesquels voient en lui la personnalité la plus à même de piloter un gouvernement d’unité nationale pour une mise en œuvre d’urgence des mesures d’austérité nécessaires au redressement des comptes du pays… Membre de la Trilatérale et du Bilderberg [5], Monti est depuis 2005 conseiller international chez Goldman Sachs et vient d’être nommé « sénateur à vie » - gratification d’entrée en fonctions ! - par le président Giorgio Napolitano…

Qualifié par une presse dithyrambique de « grand économiste », Mario Monti s’est avant tout signalé dans ses attributions de Commissaire chargé du Marché intérieur puis de la Concurrence, par un zèle inégalé pour faire entrer l’Union de plein pied dans l’ère postindustrielle, en clair pour casser la dynamique de fusion des groupes industriels européens, lesquels devaient et doivent faire face à des entités industrielles multi ou transnationales de plus en plus concurrentiellement puissantes. Mais en outre il leur faut aussi, à l’évidence, affronter les idéologues libéralistes de « la concurrence pure et non faussée », le principe fondateur, le pilier épistémologique de l’Union européenne.

En mars 2000, Bruxelles – Mario Monti - bloque ainsi la fusion de Pechiney avec le canadien Alcan et le suisse Algroup, l’entreprise à naître était appelée à devenir le deuxième producteur mondial d’aluminium derrière l’américain Alcoa… Mais c’était sans compter avec Super Mariole : seuls Alcan et Algroup sont autorisés à se pacser, l’action Pechiney dégringole et le groupe français hier florissant est finalement absorbé par Alcan après une OPA hostile lancée en juillet 2003. Idem le rapprochement entre les compagnies British Airways et KLM fut empêché. Annoncé officiellement en juin en 2000 il devait donner naissance à la première compagnie européenne par la taille et à la troisième mondiale… Bravo M. le grand économiste qui vous êtes « taillé une réputation de compétence et d’indépendance comme commissaire européen » [Le Monde 14 XI 2011] pendant les dix années au cours desquels vous avez eu toute latitude pour liquider quelques fleurons de notre parc industriel, or çà « l’Italie choisit l’homme de la rigueur pour tourner la page Berlusconi » [Ibid.] [6].

L’on pourrait multiplier les exemples des profonds dégâts causés par le fétichisme libéral à l’a construction d’une authentique Europe des peuples [7], un an après la destruction de Pechiney, en octobre 2001, Monti met son veto à la fusion des groupes d’appareillages électriques Schneider et Legrand, une décision annulée par la Cour européenne de Justice mais trop tard, entre-temps l’entreprise Legrand a été bradée et la casse des ressources humaines consommée. Toujours est-il que l’annulation en novembre 2002 par la CEJ d’une série de vétos émis par Mario Monti va constituer une correction au sens propre – terme usité par les marchés pour les dévissages brutaux de certaines valeurs – méritée et sans précédent des excès de pouvoir dudit Monti : dans l’affaire de la fusion Schneider-Legrand, la Cour énumère nombre d’erreurs manifestes, des omissions et de grossières contradictions dans l’analyse économique produite par la Commission à l’appui de son refus. Dans l’affaire de la fusion Tetra Laval-Sidel [entreprise suédoise de conditionnement créé en 1993 par Tetra Pack] la Cour de justice formule l’annulation du véto certes en termes diplomatiques mais sans ambigüité aucune quant aux insuffisances de Super Mario, futur sauveur désigné de l’Italie : « l’analyse économique des conséquences à court terme de la fusion sur la concurrence [était] affectée d’une insuffisance d’éléments probants et comportait certaines erreurs d’évaluation ».

Des affaires à répétition mettant à jour à la fois l’incompétence technique du Commissaire Mario Monti et de son équipe, et le dogmatisme sectaire, imbécile et partial qui dictait des décisions désastreuses pour l’avenir industriel de l’Europe [8]. Car la mondialisation ne peut se concevoir en effet sans des outils industriels taillés à la dimension des défis géo-économiques que nos industries doivent à présent relever dans le cadre d’une mondialisation galopante. Et ici, nous devons raisonner en fonction de l’intérêt collectif des Européens et non de façon stupidement chauvine... Alors c’est au moment où tous se mettent – un peu tard – à tirer la sonnette d’alarme sur la désindustrialisation de l’Europe, que Mario Monti son fossoyeur se trouve coopté par les têtes de file de la gouvernance mondiale ! Dans ces conditions, Monti, surnommé le Cardinal - sans doute pas par hasard parce qu’il s’est d’abord accompli dans le rôle de grand prêtre de la concurrence libre et parfaite – à défaut d’être le grand économiste encensé par une presse servile – peut-il être vraiment l’homme providentiel apte à remettre l’économie italienne sur pied ? C’est bien là que le bât blesse !

N’épiloguons pas. Le cas Mario Monti est emblématique des hommes qui à l’occasion de la crise sont en train de conduire une OPA inamicale sur une Europe dont à terme ils se partageront les dépouilles, tout comme ils ont déjà largement entamé le dépeçage de nos grands groupes industriels en les désarmant par des règles nées d’une idéologie libérale mortifère… La façon dont s’est déroulée l’éviction de M. Berlusconi montre suffisamment qui est aux commandes : les « marchés » et leur fidéicommis, le tandem Merkel-Sarkozy. Mme Merkel parce qu’elle voit au bout de la crise une Europe allemande [9]
et M. Sarkozy, plus prosaïquement parce que la France détient 40% d’une dette italienne se montant à 1843 mds d’€ ! Si l’Italie tombe ce sera avec les banques françaises que l’État aura bien du mal à renflouer. Les marchés le savent qui anticipent actuellement la dégradation de la « note » française… et ce qu’annonce ingénument le pompier incendiaire Hollande, ahuri présidentiable qui croit judicieux d’ajouter de la panique à la panique !

Reste qu’aussi peu plaisant que soit le personnage de Silvio Berlusconi, ne perdons pas de vue qu’il n’a pas quitté ses fonctions à la suite d’une procédure « démocratique » ou d’un vote quelconque. Non, il est parti forcé sous la pression du dit couple franco-allemand, et parce que les marchés l’exigeaient ! Ces mêmes marchés qui empruntent à 1% à la BCE et qui prêtent ce même argent à l’Italie à 6,29%. Marchés dont les employés sont précisément ces eurocrates – apparatchiks de la technostructure bruxelloise –qui prennent maintenant la relève. Or volens nolens, les peuples abasourdis, tétanisés par la peur des sombres lendemains de la société post-industrielle – la bien nommée puisque, avons-nous dit, les ravages de la désindustrialisation se font chaque jour sentir davantage – applaudissent à l’arrivée de liquidateurs fardés et grimés en sauveurs des marchés qui entrainent inexorablement par leur voracité l’Italie sur la pente de la servitude – celle de la dette perpétuelle – à l’instar de la Grèce, et après elle de l’Hexagonie livrée à la discrétion – au bon vouloir ! – des puissances d’argent !

Pour compléter ce tableau du sinistre, ajoutons que Mario Draghi, nouveau directeur de la Banque centrale européenne est lui également issu du sérail, ayant été de 2002 à 2006 vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs. Quant à Loukas Papadimos, nouveau premier ministre grec, son parcours est analogue à celui des deux autres : vice-président de la BCE de 2002 à 2010, c’est lui qui en tant que gouverneur de la Banque de Grèce de 1994 à 2002, fit entrer son pays dans l’Euroland grâce à la falsification extensive des comptes publics grecs par les bons soins des gens de Goldman Sachs dont il fut évidemment le complice car comment aurait-il pu ne pas « savoir » ? Un dévouement justement récompensé par sa vice-présidence de Francfort… or ce sont, là également, Bruxelles et le G20 qui viennent de le hisser au fauteuil de Premier ministre. C’est sans commentaire !

Fédéralisme monétaire et dissolution finale des États-Nations : « Brisons le tabou de la souveraineté du peuple unique » !

Si tant est que les pays membres de l’UE se résolvent bientôt, sous le vent mauvais de la crise, à abandonner leur souveraineté budgétaire pour une gestion fédérale de leur finance, cela ne se concevra pas sans un saut de l’ange dans le fédéralisme politique. Dany le Rouge, alias Cohn-Bendit, le dit explicitement au travers de son parler amphigourique : « communautariser les structures de décision et les fonds nécessaires pour surmonter les crises » autrement dit opérer de massifs et définitifs transferts de pouvoirs vers Bruxelles en ne se souciant qu’ultérieurement de l’éventuelle légitimité démocratique desdits changements d’attribution. Un ultime voyage sans retour possible vers la dissolution finale des États-Nations puisque la voie référendaire est désormais formellement forclose. Sachons qu’en effet, du point de vue des théoriciens de l’Union fédérale, la souveraineté des États n’existant déjà plus, le peuple souverain ne conserve plus – résiduellement – que le droit d’acquiescer !

« Quelle est la souveraineté d’un Etat seul dans le contexte mondialisé de crise, de monnaie européenne et de lois européennes ? » Questionne Florence Chaltiel professeur de droit public à l’IEP de Grenoble [10]. « Alors, brisons le tabou de la souveraineté du peuple unique. Le cadre d’exercice des compétences n’est plus national, et depuis longtemps. La loi européenne est votée par le Parlement européen et le Conseil de l’Union, eux-mêmes représentant les peuples européens et les États. Elle s’impose aux lois nationales et est respectée par les juges nationaux ». Comme cela est bel et bien dit : la Loi nationale n’existe plus puisque les Traités se surimposent à elle en la subsumant ! À partir de là « le peuple grec, même s’il rejette [s’il avait rejeté] le plan d’aide européenne, ne sera pas [n’aurait pas été] légitime à le faire... ni légitime ni légal. Pas légitime parce qu’il rejetterait la générosité de ses amis européens. Pas légal parce qu’il oublierait que la règle européenne s’impose à la règle nationale ».

Exit le referendum, exit la démocrassie et vive la démocrature !

Notes

[1Édifiant : http://www.journaldunet.com/economi...
En 2010, la banque d’affaires Goldman Sachs a réalisé 45,97 mds de $ de chiffre d’affaires et 8,35 mds d’€ de bénéfices. La banque d’affaires détenait alors 911 milliards de dollars d’actifs et sa valorisation se montait à 82,2 mds de $.

[2Mi-septembre 2011 Goldman Sachs doit se résoudre à fermer son fonds alternatif « Global Alpha Fund », l’un des joyaux de sa couronne qui revendiquait encore 1,7 md de $ d’actifs en juin dernier (1 md en sept.) et dont le modus operandi consistait à parier, à partir de modélisations mathématiques, sur les évolutions des taux d’intérêt et des devises mondiales... le coup de grâce aurait été donné à Global Alpha par la Banque nationale suisse, le 6 septembre dernier, lorsque celle-ci décida d’ancrer le cours du Franc suisse à celui de l’Euro afin d’arrêter l’appréciation galopante de sa devise…. action qui aurait pris en défaut les algorithmes de Goldman Sachs en entraînant des pertes non prévisibles par des machines sans cervelle !

[3Le Secrétaire au Trésor du Démocrate Clinton de 1995 à 1999, Robert Rubin, ancien dirigeant de Goldman Sachs a été l’un des principaux artisans du démantèlement aux É-U de la réglementation financière, politique connue sous le nom de Rubinomics. Henry « Hank » Paulson, ancien président de Goldman Sachs occupa le même poste sous GW Bush à partir de 2006. C’est lui qui fit endosser par les Américains les dettes pharamineuses des établissements financiers en pleine déconfiture. Le 18 septembre 2008, deux jours après l’effondrement des bourse, Paulson propose un plan de sauvetage de 700 mds de $ du secteur bancaire, soit une intervention publique massive autant qu’inouïe dans un Marché réputé libre et auto-régulé. Le plus prodigieux démenti qui soit apporté à la religion libérale dominant la planète. La gestion des fonds de secours sera confié à Neel Kashkari, employé de Goldman Sachs qui a suivi Paulson au Trésor… Un plan qui excluait la banque faillie Lehman Brothers, concurrente de Goldman Sachs, lequel sut user des fonds généreusement distribués pour évoluer en un consortium bancaire – a holding bank !

[4Super Mario, plombier et chevalier des temps modernes – délivreur de la Princesse Peach enlevée par le méchant Bowser - est un jeu feuilleton vidéo créé par Nitendo en 1985. Il est universellement connu et pratiqué.

[5http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Monti
Monti est un « homme de réseaux » tout comme l’était son prédécesseur Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne et président du Conseil en Italie et conseiller de Goldman Sachs entre 1990 et1993 alors qu’il avait justement à connaître des dossiers de privatisation en Italie… Il servait ainsi la banque d’affaires qui elle-même conseillait les acheteurs et repreneurs.

[6« Or çà, les lois sont comme toiles d’araignes ; or çà, les simples moucherons et petits papillons y sont pris ; or çà, les gros taons malfaisants les rompent, or çà, et passent à travers ».
François Rabelais, Livre V.

[7Que veulent les puissances d’argent ? Construire une « Europe » virtuelle qui ne soit qu’un espace de libre échange au sein d’un Marché planétaire unifié et non une Europe souveraine, terre de liberté et de prospérité. Ce pourquoi l’Europe n’a jamais eu par exemple de politique commune de l’énergie contrainte qu’elle était, au nom de la libre concurrence – pure et non faussée – de négocier séparément, pays par pays, ses contrats gaziers avec la Russie, puisqu’il lui était interdit par M. Monti de syndiquer ses achats et de négocier collectivement. Avec l’interlocuteur unique qu’est Gazprom. De cela les thuriféraires de la construction européiste ne parlent jamais.

[8Certes aux cours des sa décennie de Commission européenne, Mario Monti « Le Prussien d’Italie » [le Monde 14 XI 2011] s’est aussi « forgé une crédibilité et une solide réputation en s’opposant à des géants américains comme Microsoft ou General Electrics dont il a bloqué le projet de fusion avec Honeywell, ou Microsoft, condamné à une amende de 500 millions d’euros au nom de la lutte contre les monopoles, ou en dénonçant les pratiques de certains États membres, comme les aides publiques apportées par la France à EDF ou Alstom ». Notons que cet homme intègre ne s’est jamais attaqué aux pratiques frauduleuses et déloyales des établissements financiers de Londres et de New-York, et particulièrement ni à Goldman Sachs ni à la banque Rothschild.

[9En 1918, Gustave Le Bon, visionnaire, écrivait dans un recueil de pensées brèves « Hier et demain » que l’Allemagne aurait pu s’épargner une guerre et devenir la maîtresse de l’Europe par le seul dynamisme de son économie. « Les futures tentatives d’hégémonie industrielle de l’Allemagne seront aussi redoutables que son rêve d’hégémonie militaire » p. 81. « Guidée seulement par la raison, l’Allemagne aurait vu que, sans combats et par la simple extension d’une puissance industrielle due à sa richesse houillère et à son éducation technique, elle imposerait son hégémonie à l’Europe » p.20. « Grâce aux progrès de son industrie l’Allemagne eût vite conquis en temps de paix l’hégémonie rêvée » p.135.

[10« Brisons le tabou de la souveraineté du peuple unique » de Florence Chaltiel. Le Monde.fr 3 nov. 2011

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