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Les retraités veulent leur deuxième dose de Macron

lundi 11 avril 2022

Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.

Pas besoin d’aller plus loin, la campagne s’est jouée sur un seul point important :
Le pouvoir d’achat des retraités.
Tout un symbole de mai 68 qui nous revient en pleine figure, ceux qui on viré De Gaulle, installe Macron qui reporte l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.

Ces électeurs pèsent à eux seuls 2150 milliards sur les engagements de paiement de l’Etat.
« On vit de plus en plus vieux (...) et vous avez un sursaut démographique (...) il y a un besoin de financement de notre système de retraite » Macron au micro de France Inter. Macron a promis, s’il est réélu, « d’indexer les retraites sur l’inflation dès cet été ».

« une mesure d’urgence et de justice » Bruno Le Maire
les retraités « qui ont le sentiment d’être pris à la gorge par l’inflation ».

« La personne qui a 66, 67 ans, qui touche sa pension de retraite, quand elle va au supermarché, qu’elle paye son paquet de pâtes, ça a augmenté, quand elle prend sa voiture, elle fait son plein, le prix a augmenté malgré la ristourne de 18 centimes. Tout coûte plus cher et ses revenus sont les mêmes parce qu’elle est retraitée, c’est angoissant » Bruno Le Maire.

En pompier pyromane, le scénario est bien huilé, Macron provoque une inflation par une diplomatie qui prolonge la guerre, avec des sanctions contre la Russie, pour provoquer artificiellement des pénuries, et menacer le pouvoir d’achat des retraités.

Bilan des votes !
1 Mélenchon vote des jeunes actifs et inactifs
2 Le Pen vote des actifs
3 Macron vote des retraités.

Quoi de mieux que de gouverner par la peur et la carotte le troupeau d’ânes.

Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron veut indexer les retraites sur l’inflation « dès cet été » et les réformer à l’automne

l’essentiel Emmanuel Macron a promis, s’il est réélu, « d’indexer les retraites sur l’inflation dès cet été » au lieu d’attendre le 1er janvier, et souhaité commencer la réforme des retraites « dès l’automne », dans des interviews sur TF1 et au Figaro.

Interrogé sur TF1, mercredi 6 avril au soir, le président-candidat Emmanuel Macron a expliqué vouloir revaloriser les retraites sur l’inflation dès l’été, « compte tenu des prix » qui ont bondi en raison de la guerre en Ukraine. Il a aussi promis de « maintenir un bouclier pour le prix du gaz et l’électricité » et de « maintenir la ristourne à la pompe » si les prix continuent de monter.

Autre mesure immédiate, accorder dès cet été « pour les indépendants, des allégements de charges », et la possibilité pour les entreprises de verser une prime sans charges ni impôt, au plafond triplé.

Dans un entretien au Figaro, il a aussi précisé vouloir lancer « les grands chantiers, école, santé, retraite, autonomie, justice, dès la première année ».

Et « pour les retraites, il y aura une phase de concertation avec les partenaires sociaux. Mais le mandat est clair (...) ce doit être dès l’automne prochain », a-t-il maintenu.

« J’ai encore une énergie intacte, ce qui me permet de faire des choses de manière plus claire et tranchée qu’il y a cinq ans », a assuré Emmanuel Macron.

« Des résultats insuffisants » dans le domaine de l’immigration

Il a d’autre part estimé que « dans le domaine de l’immigration, les résultats sont insuffisants », mais « notre pays n’est pas submergé, comme certains le prétendent, et le ’zéro immigration’ n’est ni réaliste ni souhaitable », a-t-il ajouté. Il veut aussi « faciliter le retour vers leur pays d’origine des étrangers sans titre » de séjour. « Nous avons renforcé la protection des frontières et durci fortement les conditions d’entrée sur notre territoire dans un contexte où les flux ont considérablement augmenté », s’est-il défendu.

« Une inquiétude est née là-dessus : je n’ai pas réussi à la calmer, et elle a beaucoup nourri les extrêmes », a reconnu Emmanuel Macron, à propos de sa promesse de 2017 de faire baisser le vote pour les extrêmes. Il a aussi estimé que « les fondamentaux actuels de l’extrême droite » - terme qu’il utilise systématiquement pour parler de Marine Le Pen - « sont toujours les mêmes : les attaques et le rejet de la République, une base d’antisémitisme - sinon revendiquée au moins cultivée -, une xénophobie très claire et une volonté d’ultraconservatisme. »

Le candidat exclut une dissolution de l’Assemblée nationale, qui n’avancerait les élections législatives « que de quinze jours à peine » et pourrait donner « à nos compatriotes le sentiment que l’on jouerait avec le calendrier électoral ».

Pour Emmanuel Macron, « les deux anciens grands partis républicains sont devenus des partis d’élus locaux ». « Si je devais donner une forme de matrice ou de translation de ce que nous faisons depuis 2017, c’est le regroupement de la social-démocratie, de l’écologie de progrès qui refuse la décroissance, du centre politique, des radicaux, de la droite orléaniste et d’une partie de la droite libérale et bonapartiste ».

Interrogé sur l’ex-président LR Nicolas Sarkozy, qui n’a pas apporté son soutien à la candidate LR Valérie Pécresse, Emmanuel Macron a répondu que « sur la question du travail et du mérite, pour ne prendre qu’un exemple, je me retrouve dans ce qu’a défendu le président Sarkozy ».

Dépêche du Midi

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