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Cartographie de la France macronienne Acte XIII

jeudi 21 février 2019

«  Corruptissima re publica plurimae leges  »… Jamais les lois ne furent aussi nombreuses que lorsque l’État fut le plus corrompu  ! Tacite «  Annales  » 3/27.

« Something is rotten in the state of Denmark » - Hamlet I/4 William Shakespeare.

À nouveau l’affaire Benalla rebondit montrant une fois de plus la stupéfiante intrication existant au sommet de l’État entre affaires publiques et privées [1].

Au-delà, elle met également en lumière le jeu trouble, passablement équivoque, de ceux qui étalent sur la place publique et font leurs choux gras de cet exécrable mélange des genres. En l’occurrence le site Mediapart d’Edwy Plenel… lequel a fait ses classes journalistiques dans la meilleure école qui soit, à savoir dans les rangs de la Ligue communiste révolutionnaire. Une bande audio publiée le 31 janvier par Mediapart en dit ainsi particulièrement long sur la nature des relations si particulières qu’entretenait avec son patron l’ex garde du corps (et en sus affairiste) du couple présidentiel.

Dans cet enregistrement datant du 26 juillet, Benalla se vante auprès de son comparse Vincent Grase d’avoir maintenu des «  liens importants  » avec le titulaire de l’Élysée. Grase est son co-inculpé pour des faits de « violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public » commis place de la Contrescarpe lors des manifestations du 1er  mai 2018. Au cours de cet échange, en violation flagrante du “contrôle judiciaire” qui leur interdisait de communiquer, Benalla fanfaronne, affirmant notamment à propos de son passage devant la Commission d’enquête du Sénat  : « Truc de dingue, le patron hier soir m’envoie un message, il me dit  : Tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi  »… Vincent Crase  : «  Donc le patron nous soutient”  ?  ». Benalla  : «  Ah bah, il fait plus que nous soutenir… Il est comme un fou ». Que M. Macron puisse avoir grain, l’on s’en serait évidemment douté. Mais enfin, ces gens-là semble le bien connaître, et d’assez près  !

Curieux langage cependant. Plutôt inédit de la part d’hommes ayant en charge les destinées de la nation et parlent comme des affranchis du mitan. Il est vrai qu’en ces temps de déshérence, rien de surprenant à ce que les bas-fonds soient remontés par capillarité jusqu’à la sphère du pouvoir… Car enfin, celui-ci n’est-il pas d’abord, désormais, avant tout destiné à offrir une image présentable d’une gouvernance s’exerçant derrière le rideau – Agrippine surveillant en secret la conduite du sénat romain - et de fait, ontologiquement mafieuse en plus d’être [2] ? Les démocraties modernes ne sont-elles pas la façade d’omnipotentes forces transnationales, celles, entre autres, de l’argent sale (l’économie souterraine) par lequel vivent et prospèrent la plupart des empires financiers, faiseurs et défaiseurs des rois intérimaires ?

Par un surprenant – et peu bruyant - effet de cascade, la responsable du groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), le commissaire divisionnaire Marie-Élodie Poitout, était démise de ses fonctions dès le lendemain de cet étalage de révélations, fuites dans lesquelles se trouverait impliqué son concubin, Chokri Wakrim. Nous pataugeons donc, apparemment, dans les eaux saumâtres de la plus déliquescente des sociétés plurielles… pour ne pas, sans doute, être en reste avec les glauques vidéo-feuilletons américains si prisés de nos jours  !

Crise diplomatique franco-italienne

La crise diplomatique qui intervient au même moment entre Rome et Paris – un fait non anodin  : l’ambassadeur français a été rappelé pour consultation  ! – ajoute une teinte crépusculaire sur un tableau de la vie publique qui en était déjà outrageusement surchargé. Un mauvais présage de plus  : jusqu’à quand la situation sera-t-elle tenable pour cette équipe et des classes dirigeantes qui de toute évidence ont vendu leur âme au diable de Bruxelles et à tous les Soros de la terre  ?

À l’origine, des déclarations jugées outrancières de la part de membres du gouvernement italien et la récente rencontre sur le territoire français du ministre du Travail et vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio avec des Gilets Jaunes. Mais qui avait, le premier ouvert le feu  ?  Mais M. Macron bien entendu , qui a le don de ne pas prendre ses interlocuteurs à rebrousse-poil Le 21 juin 2018, en déplacement à Quimper, il lançait, avec son habituelle élégance, visant explicitement Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et aussi vice-président du Conseil : «  Vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de les voir réapparaître   ». Salvini lui rétorquait : «  Nous sommes peut-être des populistes lépreux, mais moi, les leçons, je les prends de qui ouvre ses ports. Accueillez les [centaines de] milliers de migrants et après on en reparlera   ». 

De traficotages et traficotages

De traficotages en traficotages, de mensonges en mensonges – autant de cailloux branlants pour traverser vaille que vaille un gué plus large et aux eaux plus turbides que prévu - le terrain politique et social devient terriblement glissant si bien que l’on ne voit pas très bien comment sire Macron pourrait encore espérer sauver ses abatis. Aussi se met-on à débattre avec insistance – les uns pour, les autres contre – de la tenue d’un référendum le 26 mai (un piètre atout et peu convainquant) conjointement avec les élections au Parlement européen. Parce qu’enfin «  le Grand débat  » doit/devrait bien déboucher sur quelque chose, non  ? Au demeurant, une telle valse hésitation pourrait indiquer que le pouvoir, ne sachant plus à quel saint se vouer après le 13e samedi de colère, aux cris de «  Macron démission  », commence peu ou prou à lâcher prise [3].

Par un paradoxe qui n’en est pas un, pensons à toutes opérations de “regime change” (renversement du pouvoir en place) entreprises ces deux dernières décades par les Euratlantistes  : Irak, Libye, Syrie, Ukraine, et à l’heure présente Vénézuela… au motif d’installer des démocraties en lieu et place de régimes forts réputés odieux à leurs citoyens  ! Or quand la France populaire manifeste, c’est elle qui est désignée comme anti-démocratique. Remarquons que les seuls régimes réellement anti-démocratiques passibles de révolutions colorées et d’interventions militaires lourdes, sont les pays – quelque soit leur mode de gouvernement - non strictement inféodés à Washington. De ce point de vue, il a de bonnes et de mauvaises “dictatures”. Et l’État discrètement et aimablement policier qui sévit aujourd’hui en France, qui harasse le faible et oint le super riche, n’est pas contestable dans et par la rue [4]. Qu’on se le dise  ?

La gauche faillie joue la récupération

D’autant que les vautours et autres hyènes tachetées commence à entourer le grand corps malade d’un État tombé à la renverse… des tentatives se multiplient en effet - plus ou moins visibles ou plus ou moins grossières - de récupération de l’insaisissable (non structuré, sans chef achetable, dévoyable ou corruptible) mouvement de fronde populaire. La plus sinistre, après celle grossière de la France Insoumise de M.  [5] , étant celle de la Confédération générale du travail (CGT) dont les militants se sont affublés de foulards rouges et de gilets jaunes pour défiler derrières les banderoles de leur Syndicat moribond… ancienne courroie de transmission d’un Parti communiste français dont aujourd’hui l’encéphalogramme s’aplatit pathétiquement (comme celui de la France Insoumise qui rejetant toute perspective d’union des Gauche, se condamne à terme à faire alliance avec le Rassemblement national sur le modèle italien  ?).

Un Parti communiste qui se prend néanmoins à espérer un retour des grandes heures du stalinisme et du bon temps de la lutte des classes… classe contre classe  ! Sans vouloir comprendre que ce temps là est définitivement révolu. Et que le mouvement des GJ n’ a rien à voir avec des classes – opprimées ou non  : ce n’est pas une classe sociale au sens marxiste qu’ils rejettent mais un système – en ce que cette insurrection civique manifeste, bien au-delà des difficultés fiscales et existentielles propres à chacun, au sein d’une société en pleine décomposition, le sursaut collectif d’une France profonde qui se refuse à se laisser assassinée. Ce en quoi ce mouvement n’est lui, pas prêt de périr… tant que le Grand remplacement ne sera pas totalement achevé !

Précisons encore, que les ouvriers - en voie de disparition dans les sociétés postindustrielles - ne sont plus une classe stricto sens (au sens du XIXe siècle), sont maintenant remplacés par des robots (idem pour les employés des administrations publiques qui laissent leur place à des algorithmes désincarnés), ou bien parce qu’ils occupent, en raison de leur expertise technique, le haut de l’échelle de la production. Donc un parti communiste en guenilles, décrépit, en “fin de partie”, prêt à basculer dans les poubelles de l’Histoire, mais qui connaît encore quelques soubresauts spasmodiques à la façon du canard à la tête tranchée… Signe des temps  : «  L’Humanité  », le journal fondé en 1904 par le socialiste pacifiste Jaurès, est au bord du dépôt de bilan malgré la perfusion financière étatique dont il est l’objet depuis des décennies [6].

La verbosité de la peur et du bonimenteur

Maintenant le “Grand débat” avec le pays réel  : entre thérapie de groupe et soûlographie verbale pour spectateurs alcooliques anonymes, avec un Emmanuel Macron en Monsieur Loyal logorrhéique animant en bras de chemise, ce méchant Barnum Magic Circus au cours de session aussi creuses qu’interminables… allant jusqu’à six ou sept heures d’affilées comme au bon vieux temps du Lider Maximo cubain, noyant élus ou de collégiens sous des flots de formules convenues (au préalable), le verbalisme de la peur et du bonimenteur, à la manière des concours d’antan entre camelots des Grands boulevards.

Qui ne voit pourtant à quel point les questions sont simples et les réponses archi-connues  ? Toutefois le problème ne peut que rester mal posé et les réponses apportées, bancales  ? Pour cause un formidable non-dit, un nuage opaque de matière noire qui enveloppe et baigne un débat plombé par les interdits et les limites qu’il s’est à lui-même imposé.

À commencer par ces fameuse «  avancées sociétales   » décrétées sans retour possible  : avortement, peine capitale, métissage et transfrontiérisme, mariage inverti, autant d’impératifs tous plus catégoriques (sans dérogation possible) les uns que les autres (les droits des uns sont des devoirs pour les autres). On voit que ce qui est à l’œuvre à travers la crémaillère de ces contraintes imposées et intrangressibles [7], c’est bien la destruction de la loi naturelle et l’instauration d’un ordre antinomique (cf. supra et note 2). Soit l’inversion et la négation des règles fondatrices de la civilisation moderne.

Comprenons que nos dirigeants (les Macron et Merkel), moralement corrompus parce qu’intellectuellement dévoyés, ne changeront pas de «  cap  » parce qu’ils n’ont ni le goût, ni l’envie et surtout pas la volonté. Ce pourquoi la mascarade du Grand débat et du référendum qui serait éventuellement appelé à le clore ne sont qu’une vaste fumisterie, un paravent derrière lequel la machine à broyer les peuples avance inexorablement.

Ne disons pas non plus avec une indulgence déplacée que les têtes politiques sont/seraient prisonniers d’une logique nihiliste de l’inversion, de la décomposition sociétale nécessaire à la recomposition mondialiste en cours (solve et coagula). Non ils n’en sont ni les otages ni les victimes, mais bel et bien les vecteurs parfaitement conscients. Là est leur ligne politique et plutôt périr que de s’en écarter d’un cheveu. En clair  : «  ils ne sont pas corrompus, ils sont la corruption elle même  ». Ce que ressentent et pressentent les foules insurgées, sur les ronds-points des GJ et dans tous les foyers de la colère, du haut en bas de l’échelle sociale.

Ce pourquoi la navrante rhétorique marxiste (celle qui nous parle du seul couple opprimés/oppresseurs, et il s’agirait ici d’oppression – et de pression – fiscale  : comprenons qu’en réalité il s’agit d’une crise civilisationnelle qui touche toutes les couches sociales de façon indiscriminée) a atteint un point d’obsolescence singulièrement navrant… mais se survit dans le concept à la mode chez les sociologues, celui de «  déclassement  » [8]. Non ce n’est pas la seule peur du déclassement qui mobilise, c’est l’effroi qui saisit l’esprit face à l’abîme auquel nous sommes confrontés. Ce dont il est vraiment question est la vie et/ou la mort des derniers Français et Européens en tant que peuples doués de mémoire et d’histoire (aussi bien génétique), à présent en passe d’être à jamais ensevelis dans l’immense brassage mondialiste… où la Chine populaire, parfait hybride des deux messianismes, collectiviste et hyperlibéraliste, occupera une place aussi dominante que conquérante.

Briser la logique de déconstruction

C’est cette logique de déstructuration totale qu’il convient de briser afin de restaurer un ordre humain reflet de l’ordre cosmique et de la morale transcendante. De sorte qu’il s’agit de restaurer les bases de cet ordre moral essentiel que l’anti pensée perverse nous a appris à haïr, comme elle s’est efforcée de nous inculquer la haine de nous-mêmes et de tous les principes qui ont contribuer à élever l’humain au-dessus du règne animal. Pour ce faire, nous devons remettre chaque chose à sa place… les vertus au centre de la vie collective et les vices – dans des limites raisonnables - confinés à la sphère privée d’où ils n’auraient pas dû sortir. Parce que le “pathologique”, ou à moindre intensité la déviance, ne peuvent ni prétendre ni s’imposer comme normes sociales et encore moins comme règles contraignantes.

Maintenant l’épisode de la brouille diplomatique avec l’Italie, tout comme la grève générale de la Belgique le 13 février, laquelle prend un certain relief dans l’actuel contexte de malaise européen, montre s’il en était besoin que les questions des GJ dépassent et de loin le cadre hexagonal puisqu’il remet en cause la construction d’une gouvernance mondiale et montre les limites d’un mondialisme dévastateur, éradicateur des peuple et des nations et que le seul appât du gain ne peut expliquer ou cyniquement justifier. Pas plus que les chimères messianistes d’un Nouvel Ordre Mondial ouvrant les portes de la Jérusalem terrestre et au retour vers un chimérique Eden primordial.

Ainsi Thierry Meyssan voit-il fort juste lorsqu’il écrit  : «  Soit les dirigeants occidentaux abandonnent le système financier qu’ils ont construit et reviennent au capitalisme productif de la Guerre froide (ce dont ils sont parfaitement incapables pour les raisons évoquées plus haut), soit il leur faut inventer une organisation différente à laquelle personne n’a songé jusqu’ici, soit l’Occident qui a dirigé le monde depuis cinq siècles s’enfoncera dans des troubles internes à long terme ».

«  Les Syriens furent le premier peuple non-globalisé capable de survivre et de résister à la destruction de l’infra-monde de Rumsfeld-Cebrowski. Les Français sont le premier peuple globalisé à se révolter contre la destruction de l’Occident, même s’ils n’ont pas conscience qu’ils luttent contre l’unique ennemi de l’ensemble de l’humanité  ».

«  Il est absurde de croire qu’à l’heure de la globalisation financière, un gouvernement quel qu’il soit puisse résoudre les problèmes de son pays sans remettre en cause les relations internationales et retrouver simultanément ses capacités d’action. Or, précisément, la politique étrangère est tenue hors du champ démocratique depuis la dissolution de l’Union soviétique. Il convient pourtant, d’urgence, de se retirer de presque tous les traités et engagements de ces trente dernières années. Seuls les États qui retrouveront leur souveraineté pourront espérer se rétablir  » [9].

Léon Camus 9 février 2019-02-02

Notes

[1M. Benalla aurait notamment reçus de commissions – parallèlement à ses fonctions élyséennes - pour la conclusion d’un contrat de sécurité passé avec un oligarque russe… « soupçonné de liens avec la mafia »(ouest-france.fr31janv19). Une affaire à multiples facettes et rebondissements qui débute avec les violences commises par le chargé de mission présidentiel en marge des cortèges du 1er Mai 2018, se poursuit en décembre avec la découverte de la détention indue d’au moins trois passeports diplomatiques utilisés entre autres lors d’un voyage d’affaire au Tchad quelques jours avant une visite officielle de M. Macron, puis (enfin ?) avec la découverte de la persistance de liens troubles entre le chef de l’État et son ancien factoton.

[2Autrement dit « messianique » au terme d’une métaphysique du mal allant à rebours des traditions occidentales de l’antiquité à nos jours. Pensons à l’absence de solution de continuité entre la voyoucratie des banlieues et le terrorisme djihadiste : un bon exemple de la connexité existant entre le crime et le nihilisme révolutionnaire, le second se nourrissant du premier. À ce titre le mafieux siégeant au sommet de l’État est un illuministe en acte au service des forces des ténèbres (entropiques) et mû par elles.

[3« En vérité, ce pouvoir est symboliquement à terre. Il a franchi un à un tous les seuils du discrédit, et puis ceux du scandale. Il ne lui reste plus que la force armée pour contenir la contestation. Et, pour tenir le reste, celle des répétiteurs médiatiques qui s’acharneront jusqu’au bout à soutenir qu’élu régulièrement, haut la main ajouteront même les plus bêtes ou les plus oublieux des conditions réelles de son élection, il est entièrement « légitime ». Nous apprenons donc de leurs bouches autorisées qu’un dirigeant, pour peu qu’il ait satisfait à une comédie électorale entièrement truquée, peut parfaitement mutiler ses opposants, envisager de leur faire tirer dessus au fusil d’assaut (une image que, pour tout leur récent bon vouloir, les médias n’ont pas encore trouvé le temps de montrer), s’engager dans des voies juridiques protototalitaires, sans que sa “légitimité” soit le moins du monde remise en question ». (FrédéricLordon/blog.mondediplo.net28janv19)

[4Bien entendu loin de nous l’idée de comparer la désertification de la France périphérique avec l’actuel chaos vénézuélien. Néanmoins l’Irak de Saddam Hussein et la Libye de Mouammar Kadhafi étaient des paradis comparés à ce qu’ils sont devenus à l’issue des ingérences à vocation humanitaires du camp occidentaliste.

[5Le 31 décembre, M. Mélenchon lançait à Eric Drouet, l’un des porte-paroles des GJ, un violent appel du pied : « Monsieur Drouet… Puisse cette année être la vôtre, et celle du peuple redevenu souverain. Sur le seuil de ce début d’année prometteur, pour saluer tous les Gilets jaunes et l’histoire dont ils sont les dignes héritiers je vous dis merci, monsieur Drouet ». Drôle de déclaration d’amour adressée à un homme qui, le 13 juin précédent, exigeait d’Emmanuel Macron de « diminuer le coût de plusieurs milliards consacrés à l’immigration chaque année »… Soit une position aux antipodes de l’internationalisme prolétarien dont se prévaut la France Insoumise… Mouvement à l’évidence de moins en moins cortiqué et cohérent.

[6L’humanité reçoit (tout comme La Croix et Libération ou encore Présent) des subventions publiques au titre de l’« aide aux quotidiens nationaux d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires » (décret no 86-616 du 12 mars 1986). En 2013, L’Humanité recevait de l’État 6 898 645 € plaçant le journal au 10e rang au regard des subventions reçues, et au 1er rang de l’aide par exemplaire (0,631 €).

[7Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est cru autorisé, en janvier 2015, de sereinement affirmer qu’« il ne peut y avoir de choix démocratique face aux traités européens » (LeFigaro). Même chose pour les valeurs, “leurs valeurs” (les antivaleurs !) que sont la peine capitale, l’avortement, l’immigration ab libitum et la mixité ethnique

[8Karl Marx & Friedrich Engels « Manifeste du Parti communiste » 1847. Un extrait qui mériterait un commentaire exégétique approfondi : Marx, idéologue du messianisme révolutionnaire ne peut en effet plaider que pour sa mystique de guerre civile : « Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu’elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices ; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l’envers la roue de l’histoire. Si elles sont révolutionnaires, c’est en considération de leur passage imminent au prolétariat : elles défendent alors leurs intérêts futurs et non leurs intérêts actuels ; elles abandonnent leur propre point de vue pour se placer à celui du prolétariat »

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