Geopolintel

Le pavillon écologique des pirates financiers

dans la lunette d’un météorologue allemand

vendredi 25 décembre 2009

Un catéchisme clair pour dissiper les erreurs écologistes

Un camarade de lycée me fit jadis connaître l’opinion insolite du professeur à Princeton et à Harvard, le défunt John Galbraith, conseiller économique de F.D. Roosevelt et de J.F. Kennedy, que l’aventure écologique était un puissant dérivatif qui préserverait toujours dans son état occulte la nature du seul danger menaçant pour la planète entière, le système financier démesuré des Etats-Unis d’Amérique du Nord.

Cette opinion le frappait au début des années septante et voici que ce qui paraissait un paradoxe vient de s’imposer comme une plate vérité aux savants géophysiciens, tel l’illustre Ichi-Akasofu qui fonda et dirigea l’Institut de Géophysique d’Alaska et connaît au mieux l’Arctique. Mais cette vérité, qui parle à voix basse, comme au fond d’un puits, est aussi entendue de l’oreille fine de nos allemands ; et la couleur verte si aimée de cette nation serait plutôt devenue la couleur du bon sens que celle dont les démagogues veulent habiller sur mesure l’adolescence des peuples plus imaginative que raisonnable !

J’en lis la preuve dans le catéchisme que vient de publier sur le net, un expert en météorologie et en climatologie, le docteur Wolfgang Thüne. Ce terme de catéchisme doit s’entendre dans son sens authentique, d’exposition de données claires à l’aide de questions simples, telles que Luther, inventeur du Catéchisme chrétien, l’avait entendu pour couper court aux fausses subtilités des théologiens affairistes, quand il s’agissait de réveiller un peuple abusé et fiscalement saigné, démoralisé et n’ayant d’avenir que dans le partage du paupérisme.

Je traduis donc ce catéchisme raisonnable à nos lecteurs, en rappelant combien il est temps que les barrières de langue et d’idéologies tombent entre voisins et qu’au lieu de se jeter, comme dans une querelle de ménage, les propos identitaires à la figure, nos directeurs de conscience seraient plus avisés de s’occuper de préserver une unité plus que jamais nécessaire pour asseoir la raison, condition d’une fortune stable.
« Digne et savant prélat, vos soins et vos lumières », leur dis-je alors, comme le fabuliste La Fontaine, « me feront renoncer à mes erreurs premières » [1]

Une propagande par l’image : l’ours sur la banquise !

Cette seule image résume toute l’affaire ; on vous annonce la fonte inéluctable des glaciers himalayens ou la transformation de la rive méditerranéenne en Sahara si les gaz à effet de serre ne sont point exorcisés par les nouveaux Chrétiens qui ont reçu plein pouvoir de cette croix verte dressée sur le Golgotha de la finance internationale où M. George Sorros, le spéculateur bien connu lance ses fulgurations révolutionnaires, car rien n’est plus utile qu’une épée à double tranchant : rouge comme l’écusson du célèbre financier de Francfort, qui lui a donné son surnom de Rothschild, et rouge comme le drapeau agité devant les taureaux lâchés sur les boulevards de l’émeute !
Un fonds vert (green fund) d’investissement est disponible, non par des investissements nationaux, mais des tirages. Georges Sorros déclare au sommet des Nations-Unies de Copenhague : « C’est une occasion gagnant-gagnant pour les pays développés et ceux en développement de travailler ensemble ». Retenons cette chance financière d’endettement général. « Acheteur ouvre les yeux » !

De quels arguments se farde la ruse des nouveaux pirates ? Quels sont les cris d’enfer de nos nouveaux diables financiers écologistes ? Le catéchisme allemand du docteur Wolfgang Thüne dénonce plusieurs mensonges :

  • L’ours polaire s’éteint : « Il y avait, en 1950, 5000 ours polaires dans l’Arctique ; ils sont aujourd’hui 25000. Les phoques se sont, en de nombreux pays, transformés en un véritable fléau, aussi grand que les colonies de fourmis.
  • L’homme modifie le climat : « L’influence de l’homme sur le climat est à peu près nulle. C’est le soleil que fait le climat et non pas l’homme. Les changements de climat existent depuis des millions d’années. Les périodes de réchauffement ont été bonnes pour les homme ; les périodes de froid ont amené la faim, la misère, la migration des peuples, en particulier la ruine de l’Empire romain.
  • Le CO² nous tue : « Le CO² est une bénédiction pour l’homme, les animaux, les plantes. Sans CO² la vie sur notre belle terre est impossible. La part de CO² créée par l’homme ne constitue de plus qu’une fraction de toutes les émissions de ce gaz. Nos météorologues souvent ne peuvent pas même prédire le temps pour 24 heures, et nos bonnes âmes et les hystériques du climat font déjà des pronostics pour les prochains siècles ! »
  • L’énergie éolienne (force du vent) protège l’environnement et crée du travail : « Ces monstruosités éoliennes abîment notre belle nature, causent des dégâts aux animaux et aux hommes. Pour une place d’énergie renouvelable (soleil et vent), 2,2 places sont perdues. Dans les autres industries, un kilowatt de courant traditionnel coûte 2 à 3 Cent, un courant éolien entre 9 et 10 Cent. »
  • Climat en serre-chaude : « Les serres chaudes ont des températures qui demeurent constamment égales, créées artificiellement. Allez une fois dans le désert, car s’il y a une chaleur torride le jour, les nuits sont sensiblement froides. Le prétendu climat de serre ou effet de serre est une pure fiction d’horreur pour la manipulation du monde par des groupes d’intérêts financiers puissants. »

A ceci s’ajoutent les autres mensonges sur la grippe aviaire, le virus H1N1 et autres alarmes alors que rien n’est dit des morts par malaria ou malnutrition enfantine, car l’intérêt du gouvernement mondial de la finance dont la réussite est le seul progrès invisible, mais effectif du sommet de Copenhague.
Et les vers de La Fontaine semblent reprendre vie : « A former les esprits, comme à former les corps, La Nature en tout temps fait les mêmes efforts, Son être est immuable, et cette force aisée Dont elle produit tout, ne s’est point épuisée. » [2]

Que l’on s’occupe moins d’idéologie, nous avertit le Prussien protestant, et davantage d’Histoire de la terre, de paléontologie, ou même de physique. C’est le même discours scientifique qui est tenu par le géophysicien japonais déjà cité, M. Akasofu, qui demande aux déductions des futurologues écologistes de considérer l’histoire du climat et les phases de réchauffement et de refroidissement périodiques antérieures de la terre.
« Aucun homme ne peut », fait observer avec raison Wolfgang Thüne «  entraver la température et aucun homme ne peut apporter de l’énergie pour mettre en mouvement, en marche, un cycle général produisant la température. Calculons le poids de l’atmosphère : sur 1 cm2 exercez une pression de 1kg d’atmosphère. Et la terre a une superficie de 510 000 000 km2. Et combien de cm2 a un km2 ? De combien d’énergie a-t-on besoin pour accélérer de forts courants de vent à une vitesse de 300 km/h ou une pluie battante de 100 km/h sur une superficie de 10km2 ? »

Il est intéressant de souligner que c’est à une question d’un site musulman allemand que répond le spécialiste car il y a derrière ces spéculations anthropocentristes ou humanistes dévoyées l’idée démente que l’homme peut être « maître et possesseur de la nature », alors qu’il en est le locataire, le gardien, bref, comme il le dit, que nous n’avons point de prise sur le phénomène naturel irréversible. La soi disant « futurologie » serait à cet égard une illusion, tout autant que, le rappelle Wolfgang Thüne, les pronostics « intenables » du Club de Rome sur les limites de la croissance en 1972 que les absurdes prédictions suivantes : « Personne ne se souvient que dans une étude scientifique de 1978, l’administration fédérale prévoyait qu’en 1995 la dernière forêt s’éteindrait en Allemagne. L’hystérie crée de l’angoisse et l’angoisse aveugle ». [3]

Dans ce même entretien, le scientifique allemand renvoie à la directive de son compatriote prussien Kant, d’oser penser par soi-même, et ceci est une urgence devant le tintamarre médiatique et la farce qui a été représentée au pays d’Andersen, l’auteur du conte sur la nudité du roi ! Nous la voyons encore plus grotesque et impudique après ce rappel à l’ordre de la raison et à la foi dans la puissance de la Nature. A vert, vert et demi !

Une nouvelle idolâtrie ou une imposture ?

Le docteur Thüne donne l’arrière plan de ce que nous ne percevons qu’au premier rang des personnages des ballets de Kyoto et de Copenhague. Il demande à l’interlocuteur du site musulman : « Que fait-on dans une société de bien-être, laïque, qui est pratiquement tombée dans le Nihilisme et qui ne croit encore qu’au dieu « Mammon » ? L’argent régit le monde ! Le commerce avec les droits d’émission de CO² peut sans doute mettre en mouvement des courants monétaires, néanmoins les courants aériens demeurent eux intacts. « Les dieux de la température » se tirent de toute corruption active ou passive ! On doit inventer de nouvelles « cages de servitude » comme d’obéissances. Ainsi l’ « Enfer » est-il devenu » la Serre chaude. Il fallait seulement qu’on dise aux hommes de s’asseoir sur un thermostat et qu’ils peuvent régler eux-mêmes la « température de l’Enfer ». Comme régulateur a paru à des gens tout à fait rusés l’« oxyde de carbone » (CO²) qui est libéré à chaque combustion, mais aussi dans la combustion d’aliments dans le corps humain. »

Son interlocuteur d’objecter que l’affaire n’est pas si simple, et que l’on distingue parfaitement entre les émissions de CO² existant dans le cycle naturel et ces porteurs d’énergies fossiles se dégageant des profondeurs et ayant été extraites au moins dans un délai moyen. Ou alors « estimez-vous que cette différence est surestimée ? ».

Dr. Thüne : « C’est au contraire tout à fait simple ! Un physicien qui veut découvrir les secrets de la nature, doit avant tout avoir le don de l’observation, pour formuler à partir de ce qu’il a observé et surexaminé expérimentalement des lois générales de la nature. Il doit pouvoir penser analytiquement. Prenons le concept de « réchauffement terrestre » » et la supposition des « experts du climat » que la terre se réchauffe par l’augmentation de « gaz à effets de serre » à la suite d’un « contre-rayonnement » plus élevé. C’est physiquement absurde, illogique et, en principe, très facile à contredire. Tout comme aucune pomme, en raison de la force de gravitation de la terre, ne peut ressauter vers la branche, détachée d’une branche d’où elle est tombée, de même aucun corps, qui émet, conformément à sa température, toujours plus de rayonnement, et cela indépendamment des corps environnants, ne peut s’échauffer avec l’énergie émise par lui. Tout comme chaque corps sur terre doit se chauffer avec dépense d’énergie, ainsi en va-t-il de la terre elle-même.

Si l’on considère que la terre fournit constamment de l’énergie, ordinairement en rayonnement infrarouge, la vie n’est donc possible sur elle que s’il existe une source extérieure d’énergie qui réchauffe constamment la terre. Cette source d’énergie est le soleil. A tout lever de soleil, le sable froid du désert se réchauffe, premièrement pour équilibrer la perte nocturne de chaleur, et secondement pour mettre en place un matelas de chaleur pour la nuit à venir. Ces oscillations extrêmes de température sont une preuve solide que la terre n’est pas une serre chaude, que l’image est une escroquerie. Je ne puis qu’approuver le professeur docteur Hubert Markl, président de la Société Max Planck qui, à l’occasion de l’expo 2000 à Hanovre a reconnu ouvertement : « Mensonge et tromperie sont des composantes intégrales de la recherche ! ». Il n’y a pas d’exagération à ce que je dise , et cela n’a absolument rien à voir avec de la conjuration, que « le système entier de la serre chaude » est un système mensonger. Celui qui comprend le savoir comme une puissance sait comment l’on peut produire avec l’ignorance de l’impuissance. »

Pierre Dortiguier
20 décembre 2009

Notes

[1Poème à Monseigneur l’évêque de Soissons, Le XVIIe siècle, par P. Clarac et A. Simon, Eugène Belin, 1956, p.307

[2La Fontaine, Poème sur le Siècle de Louis le Grand

[3Entretien sur internet avec « Muslim Markt », Le Marché musulman, 27 mai 2007

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